essences


Les genévriers

 

 

Juniperus sp., famille des cupressacées

L’eau-de-vie de genièvre (le gin), la choucroute ou l’huile de cade, : trois bonnes raisons d’apprécier ces arbustes omniprésents dans les garrigues et les forêts méditerranéennes, particulièrement autour de Lagrasse.

Pionnier mais pour la bonne cause
Essences pionnières, avec les pins et les bouleaux, sur tous les types de terrain, les genévriers ont activement participé à la reconquête forestière qui a suivi la dernière glaciation wurmienne. En effet, il faut savoir qu’il y a 13 000 ans notre région n’était plus qu’un paysage steppique non arboré. Lors du réchauffement, la colonisation par le pin sylvestre et les genévriers a préparé le retour de la forêt caducifoliée (à feuilles caduques). De nos jours, les Corbières revivent le même scénario. La pression des activités humaines a contribué à la dégradation de la forêt méditerranéenne et les genévriers présents dans les garrigues et les pinèdes colonisent les terrains dénudés, les friches et les espaces brûlés pour favoriser le retour des forêts de chênes à plus ou moins longue échéance.

Tableau de famille
De la même famille que les cyprès, les genévriers sont largement répandus dans l’hémisphère nord. Souvent délaissés parce qu’ils n’ont pas le statut d’arbre, ils font tout de même partie des essences arbustives les plus répandues dans le monde. Les genévriers sont classés dans les espèces résineuses. Leurs fruits composés, charnus et simulant une baie (écailles soudées formant une galbule), appelés " cônes ", les rattachent au groupe des conifères. En outre, ils gardent leur parure verte toute l’année, caractère propre à la plupart des conifères.

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