Numéro 26



à l'affiche :
Une tauromachie tout court
Au commencement était la moustache
Mouvement
Alain Montcouquiol, une conduite intérieure
Flûte et guitare à l'abbaye
Les dessinateurs du Banquet s'exposent
Ecrits sur le sable
Corbières Matin sur Internet
Les yeux
La caméra aux champs :
La Bande des Quatre
Christian le Nîmois
Rebondir :
La librairie est ouverte
Les rencontres de l'abbaye : toreros !
Cagnat
 

L'aude des lettres :
Un soldat d'avant-garde
Crimes et vertus en Corbières :
Le brigand bien-aimé
Cadavres exquis :
L'énigme des morts sans corps
Un été des étals :
Anchois
Garrigue :
Le figuier
Inédits :
Ravachol il avait raison
La route des vins :
De Carcassonne à Narbonne II
Pratique :
Renseignements pratiques


 

 La passion et la lumière

PASSION 1. Mouvement violent, impétueux, de l’être vers ce qu’il désire.
La première définition que le Larousse donne du mot passion n’explique pas le principal : ce qui pousse des jeunes gens de quinze ans à se jeter devant des taureaux sauvages, à tout sacrifier de leur vie pour nourrir cet étrange appel qui les ronge. Pourtant, Larousse a prévenu : passion vient du latin pati, qui signifie souffrir. Et l’on s’avise que deux lignes plus bas, la seconde occurrence parle d’une marche vers la mort.
Le livre qu’Alain Montcouquiol vient de consacrer à son frère Christian – Nimeño II – porte un titre énigmatique : Recouvre-le de lumière. Cette lumière-là n’est pas celle des habits de toreros, ni celle des gradins du soleil. C’est la lumière blanche des souvenirs exigeants. Cette lumière n’aveugle pas. Elle cherche plutôt, encore et toujours, à saluer et à comprendre. Saluer ce qui peut mener un homme, malgré les obstacles, à suivre toute sa route ; comprendre comment naît une telle passion, si absolue et si pure qu’elle en étouffe les images de ce monde minuscule.
En couverture : Christian Montcouquiol – Nimeño II –
en compagnie de son frère Alain.

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