petits formats


Écrits sur le sable

Atelier de Tifinagh

 

Al Housseïni, jeune Touareg résidant à Mayronnes, a installé sa tente au pied de l’abbaye. Il y attend, tous les jours à partir de 16 heures, les passants et les résidents du Banquet du livre pour les initier à l’écriture du désert. Les Touaregs, depuis des siècles, ont échangé des messages tracés sur la pierre puis le papier. Rébus sur la route nomade, demandes d’entraide, salutations ou poèmes d’amour, les tifinaghs sont des signes graphiques qui scellent l’identité d’un peuple tout en l’ouvrant sur l’universalité de la poésie. C’est ce que l’atelier d’Al Housseïni voudrait transmettre : une autre façon de mettre en scène la parole, sur le sable et sur le papier. Il est inutile d’apporter son tas de sable, il est fourni avec le papier. N’apportez que votre soif de connaître une écriture différente, une autre façon de dire le monde.

Tous les jours à 16 h, sous la tente, à l’abbaye.

Corbières Matin
sur Internet

Un grand quotidien international

 

A les voir arriver, leurs machines sous le bras, gare de Lézignan, on ne se douterait de rien. Francisco Cabrita et Alexandre Ganea, internautes, c’est-à-dire à priori des bricoleurs jeunes et acharnés avec un réseau téléphonique et un ordinateur. Beaucoup plus en fait. Corbières Matin sur Internet, ça ne bouleversera certainement pas la vie du troisième Banquet. Mais si on mesure la grandeur des journaux à leur diffusion, il n’y a plus de petits journaux. Exemple : l’année dernière à Atlanta, USA, à un carrefour de la gigantesque salle de presse, un stand était installé, Press Point, avec l’appui technologique de Rank Xerox. Press Point avait proposé à un certain nombre de journaux – européens, asiatiques et sud américains – de transmettre leur édition quotidienne par le réseau téléphonique afin d’être tirés sur place. Chaque matin, donc, on pouvait trouver au stand l’édition toute fraîche de ces quotidiens. Aucun journal étranger n’est un grand journal à l’échelle américaine. Mais Libération par Press Point, était le seul quotidien du jour en langue française quand tous les autres dataient de l’avant veille ou plus. Libération chaque matin à Atlanta prenait une autre dimension. Corbières Matin sur Internet, c’est un peu la même chose : on peut le trouver maintenant à Douai, à Madrid ou à New York, le lire sur écran ou le sortir sur imprimante avant de s’installer à une terrasse. Tout ça pour dire qu’hébergé sur le site internet de la région Languedoc-Roussillon, le journal que vous avez entre les mains est non seulement le plus petit quotidien français, mais qu’il est aussi un grand quotidien international.

> Ph.R.

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