Numéro 27



à l'affiche :
"Tous unis pour la dispute !"
Raffaele Nigro ou l'autre Sud
Une voix qui se souvient
Michel Macréau, L'oeil qui parle
La caméra aux champs :
Encore un film sur les fous ?
Primo Levi : et mon tout est un homme de William Karel
Rebondir :
La librairie (suite)
Un si beau combat

Cagnat
 

L'aude des lettres :
La passion de la raison
Crimes et vertus en Corbières :
Les assassins, c'est les autres
Cadavres exquis :
L'énigme des morts sans corps
Un été des étals :
Le perdreau
Garrigue :
L'olivier
Inédits :
"Einhvers ..." ou La Consécration de Drangrey
La route des vins :
De Carcassonne à Narbonne III
Pratique :
Renseignements pratiques


   Les trois crimes de Saint-Hilaire

Un notaire attiré hors de chez lui, assommé près d’un oratoire et jeté, sans vie, dans la rivière. Un jeune immigré aragonais poignardé et abandonné dans une gerbe en flammes au milieu du champ que tant de fois il a moissonné. L’innocence bafouée peut faire trembler de colère la voix des chanteurs de complainte. À Saint-Hilaire, à quarante ans de distance, il y eut " deux crimes horribles ", comme disaient les feuilles volantes distribuées autrefois au pied de l’échafaud où " Justice était faite ".
Deux crimes seulement, si l’on oublie que trois ouvriers agricoles, parce qu’ils n’étaient pas du pays, parce qu’ils étaient pauvres et silencieux, ont croupi des semaines au fond d’une prison, accusés du meurtre du notaire. Deux crimes seulement, si l’on oublie, dans la deuxième affaire, qu’au nom du peuple, on a guillotiné un homme qui n’a cessé de clamer son innocence. Nous sommes tous des assassins ! s’est écrié André Cayatte quand il a voulu rendre compte au cinéma de " l’horrible crime " de la peine de mort que lui a révélé cette affaire. Le troisième crime de Saint-Hilaire.
En couverture : Lithographie coloriée du xixe siècle, extraite de la série " Victor ou l’enfant de la forêt ", illustrant une attaque de bandits de grand chemin.

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