" Si, par chance, vous devez manger une perdrix ou un perdreau
souvenez-vous de son vol. Visez lune des ailes. Rien nest
plus beau quun vol de perdreau. Il doit en rester le goût :
vous allez manger du vol. Si vos amis ont pris les ailes, prenez le bréchet,
qui est comme lancre des ailes. Laissez les cuisses aux marcheurs
: elles ont un goût de fatigue et de peur : les perdreaux ne piètent
que sils nosent pas voler. Ne piétez pas : prenez laile.
N.B. On pourrait me dire : et les poulets ? Cest vrai, les poulets,
qui ne volent guère, ont parfois de bonnes ailes. Cest la mémoire
qui fait ça : le patrimoine. "
Pierre Dumayet
|

par Sabine Minard
et Colette Olive
illustration Michel Redon |