essences


L’amandier
Prunus Dulcis ou Prunus Amygdalus, famille des rosacées

 

Dualité chez l’amandier : douce,
l’amande est un régal en dragée ou
en praline ; amère, elle devient toxique pour l’homme, voire mortelle
à certaines doses.

Les couleurs de l’hiver
Alors que la vigne est en sommeil, l’amandier vient égayer au cœur de l’hiver les plaines et les collines des Corbières en annonçant le printemps. Aligné en rangées d’arbres au bord des routes, isolé au milieu des garrigues et des champs, à moins qu’il ne s’agisse carrément d’un verger sur un " côtieux ", quelle magnificence dans le paysage que cette multitude de fleurs blanches ou parfois roses parant admirablement cet arbuste ! De fin janvier à mars, il n’est pas possible de ne pas tomber sous le charme d’un amandier dressant fièrement ses branches garnies de fleurs blanches régulières et parfaites vers un ciel d’azur.
Un arbre aux fleurs pentamères
Il ne s’agit pas d’un groupe de rap, le terme


Il ne s’agit pas d’un groupe de rap, le terme pentamère signifie simplement que la fleur de l’amandier comporte cinq pétales disposés régulièrement (symétrie radiale). Originaire des montagnes d’Asie occidentale et du nord de l’Afrique, il est cultivé depuis 5 000 ou 6 000 ans en Iran. Introduit au v e siècle avant Jésus-Christ dans le Midi de la France, c’est un arbre qui peut atteindre 6 à 12 mètres, cultivé ou subspontané, dans notre région. Outre la perfection de la fleur, le caractère virginal de cet arbre résulte également du fait que les fleurs paraissant bien avant les feuilles, chaque rameau se voile alors complètement de blanc donnant ainsi l’impression que l’amandier s’est paré de sa robe de mariée.

 

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