par Dominique Blanc |
En 1938, Joë Bousquet rejoint avec Jean Lebrau, le poète
des Corbières, le " Groupe Audois dÉtudes Folkloriques
" fondé un an auparavant, sous un autre nom, par Fernand Cros-Mayrevieille
quépauleront le photographe Michel Jordy, les enseignants Urbain
Gibert, René Nelli et Pierre Sire, le linguiste pharmacien Louis
Alibert et deux prêtres assez singuliers, Paul Montagné et
André Boyer Mas. Tous entendent par " folklore " non
pas un catalogue de superstitions pittoresques et primitives, mais une "
science des cultures populaires " qui recenserait les savoir-faire,
les récits et les croyances encore en usage dans ce monde proche,
et pourtant si lointain, qui semble voué à disparaître
sous leurs yeux. Joë Bousquet se montre particulièrement sensible
à la collecte de contes traditionnels et de récits légendaires
qui ont nourri sa propre enfance. Les figures mythiques qui les hantent
le renvoient à sa mythologie personnelle et à la " poésie
des faits " quil cherche alors à cerner.
La revue Folklore se fait rapidement lécho de ces
préoccupations. Elle ne cessera, au cours de son demi-siècle
dexistence, de reprendre des textes oubliés et de publier des
textes inédits, souvent issus des |