recettes


le loup

" S’il a été bien grillé, sa peau – qui a gardé toutes ses écailles – s’enlève aussi facilement qu’un couvercle. Apparaît alors une chair d’un blanc délicieux.
Naturellement, visez le dos. Les poissons, bon nageurs, ont un dos parfait. Leur ventre est un sac où ils entassaient leurs affaires. Même vidé, le ventre est un tiroir mou. Si j’étais cuisinier, je servirais du dos de loup. Les ventres resteraient à la cuisine pour y être lavés et repassés, et conservés jusqu’aux prochaines famines. (Les ventres, alors, seront un régal.)

N.B. : Si vous avez, dans votre entourage, quelque branche de fenouil ou de thym, priez-les de rester tranquilles. Par prudence, éloignez-les du loup, pendant qu’il cuit à l’ombre des braises. "

Pierre Dumayet


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