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L ap i n t a d e

   " À l’étal du volailler, la pintade se remarque parmi les poulets blancs. Venue d’Afrique, elle est restée bronzée – d’où son air de gibier, qu’elle est restée là-bas.
Gibier, elle l’est, de goût. À cause de sa nourriture ? Peut-être. Elle mange des grains, mais elle mange aussi des insectes. Comme le faisan, parfois.
Sa nuance s’accommode à merveille de la couleur des choux.
La pintade n’est pas comme tout le monde : couver n’est pas son fort. Chez nous – et à condition qu’on le leur demande – les dindes et les poules acceptent de couver les œufs de la pintade.
Le dictionnaire Quillet explique ainsi le manque de goût de la pintade pour le couvage : elle serait " souvent dérangée par le mâle ". (Dommage qu’un bon romancier n’ait pas choisi ce sujet.)
N.B. : Comme la perdrix, la pintade cacabe. (C’est sa façon de parler.) (Réf. : Quillet.) "
Pierre Dumayet

 

par Sabine Minard
et Colette Olive
illustration Michel Redon


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