Portrait par Sibra.
C’est constamment précis et juste, d’un mouvement qui, sans y toucher (si, mais on le sent à peine), peut vous laisser au bord de l’étrange ou du vertigineux. À vous de voir, en somme. On se borne à vous indiquer le chemin, et l’on s’efface tout de suite, discrètement, voire avec un sourire. Vous avez le droit de juger cela charmant ou un peu court. On ne vous demande rien en échange. Passez donc.
Les poèmes de Lebrau supposent chez le
lecteur la même disponibilité d’écoute. Rien de sonore ni d’éblouissant, rien qui se prête aux laïus professoraux sur le sens, la nature, la fin ou le recommencement de la poésie. Comme dans la prose de ses chroniques, Lebrau raconte en vers ce qui se passe là où il vit. Les mots sont aussi simples, aussi compliqués et secrets que les gens, les plantes, les cailloux, les bêtes ;

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