des plaisirs en echo



Benny
Lévy

 

 

 

 

 

Entretien réalisé dans le cadre de l’atelier vidéo du Banquet 96, animé par Stéphane Gatti et Michel Séonnet.

Interview de

 

 

 

 

— Puisque ici, dans le cadre du Banquet du livre, notre activité consiste à essayer de faire des images, nous nous sommes posé entre autres une question : comment rendre compte de ce qui se passe ici ? Et est-ce que c’est possible par l’image ? Est-ce qu’on est condamné par l’image à rester à l’extérieur – le visible – de ce qui se passe, et à n’en pas atteindre l’intériorité ? À supposer que cela soit possible, est-ce qu’en allant filmer une yéchiva, une maison d’étude juive, il y aurait une possibilité de laisser apparaître quelque chose ?
— Le problème s’est posé à moi, à propos justement d’entretiens comme aujourd’hui. L’interdit de la représentation, au plan de la doctrine, n’implique pas (la preuve : sinon je serais incohérent en étant là) que je n’ai pas accepté d’être filmé à telle où telle occasion. Il n’y a pas de principe en la matière. Et pourquoi ? Eh bien, parce que ça peut être utile à tel moment qu’une image l’emporte sur une autre. Par exemple, quand on est à l’époque où Le Monde fait des caricatures dignes des années trente, sur les " hommes en noir " comme ils disent, ça peut être utile que – clac ! – une autre image vienne se substituer à celle-là. Donc c’est bon. Voilà pourquoi je n’ai pas de principe à ce sujet. Mais si tu me demandes maintenant si, sur le fond, j’aurais une possibilité de faire œuvre révélante par ce jeu d’images, je te réponds : bien sûr que non.

Retour au Sommaire

Page Suivante