librairie (suite)
Il est commun de dire dun auteur qui marche quil a trouvé
ses lecteurs version lettrée ou son public version
médiatique. Ces deux versions ne sont pas plus éclairantes
lune que lautre et lexpression recouvre de manière
pratique une alchimie vague où lon soupçonne une part
de télévision, une part de presse choisie, un courant qui
parcourt les dîners et les tables des cafés.
On peut décrire plus précisément un phénomène
moins connu, parce que plus rare : le livre qui trouve son libraire. À
la librairie du Banquet, La Tour sarrasine, de Michel Séonnet a trouvé
Vincent Mouchez, qui soccupe du rayon des éditions Verdier.
La rencontre a eu lieu au début du banquet. Le libraire lit ce quil
vend. Il ouvre La Tour sarrasine, aime. Dès ce moment, à
chaque client qui passe, il en parle. Il pose dabord un doigt sur
le livre en pile, puis le prend, le montre, louvre, en fait un objet
familier qui passe dune main à lautre. Le libraire parle.
Que dit-il ? Selon une de ses collègues il dit à chaque fois
: " Voici le meilleur roman dhistoire contemporaine. "
Cest ainsi que La Tour sarrasine est lun des plus beau
succès de la librairie.
> Ph.R.
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La philosophie dans ses états :
Il faudra sûrement se demander pourquoi la philosophie telle quelle
se propose loin des discussions de cafés dans les ateliers
et les colloques du Banquet du livre attire toujours plus de monde...

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