brèves


librairie (suite)

À la question qu’est-ce-qu’un livre, on peut toujours donner une réponse minimale : un objet, fait de plus ou moins de papier formaté, sur lequel sont imprimés plus ou moins de signes ou d’images ou les deux à la fois. L’ensemble ayant plus ou moins de sens, mais il est arrivé qu’il n’y en ait pas. Afin que nul ne s’alarme, précisons qu’à l’abbaye, quelle que soit la quantité de papier et de signes, il y a toujours bon poids de sens.
Donc les éditeurs de livres pour enfants se sont emparés de la définition minimale pour en faire un manifeste. Ça fait de très beaux livres, objets donc, mais pas seulement : il y a des poèmes en miroir, des images en transparence, des montages sur le modèle de Cent mille milliards de poèmes de Queneau. Bref de quoi justifier l’impressionnante fréquentation du rayon enfants à la librairie. Pour des raisons qui parfois étonnent. Ainsi un client a-t-il acheté un livre frise pour en faire une frise, son plafond étant trop haut et ses rouleaux de tapisserie trop courts. Il a dit qu’il écrirait sans doute une légende à la frise. Nouvelle et magnifique expression du pacte de générosité entre l’auteur et le lecteur, cher à Sartre.

> Ph.R.


Tous à la manif !

Chaque matin, on pourrait croire à une manifestation qui se trame. En un instant, ils surgissent d’on ne sait où, chaussés de brodequins, armés de gourdes. Le club des marcheurs du Banquet enfle de jour en jour : ils étaient hier plus de quatre-vingt à partir vers le Termenès dans les pas de Patrick Valette.

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