Numéro 33



à l'affiche :
Los commandos de nuèit
Journée noire à Lagrasse
Rencontres... Didier Daeninckx
Le roi des mots durs
Roger Martin, dressing bull
La caméra aux champs :
Bye-Bye de Karim Didri
Maurice Leblanc
Rebondir :
Cagnat
Pascal Quignard à l'abbaye
Les arcanes du pédalier

Brèves
Le dispositif de parole
L'aude des lettres :
Henri Goudard ... Une voix
 

Crimes et vertus en Corbières
L'art du greffier
Cadavres exquis :
L'énigme des morts sans corps
Un été des étals :
La menthe
Garrigue :
Quelques ennemis des arbres dans les Corbières
Inédits :
Cinquante-trois fois la faute
La route des vins :
De la Méditerranée à Carcassonne par Lagrasse
Pratique :
Renseignements pratiques


 

Les hommes contre

Sur la ville plane l’ombre méphistophélique de Fantomas.
Dans les rues moites et noires, M. le Maudit préfigure le triomphe du Mal.
Sur les toits, Arsène Lupin se moque.
Au dessus, juste au-dessus de la ligne rasoir qui sépare damnation et rédemption, se tiennent les mots drus de la littérature noire. Une affaire de position, de posture, donc de morale.
Ces paroles, qu’elles prennent le point de vue de la victime, du policier ou de l’assassin, sont d’abord celles d’hommes contre, qui crient plus qu’ils ne chuchotent leur malheur au monde.
D’improbables histoires de gens ordinaires meurtris toujours, broyés souvent, adossés à des tas toujours plus haut d’ordures, réduits à de dérisoires signes, quelques paires de chaussures, vestiges muets de leurs assassinats. Les sujets des romans noirs de Daeninckx, de Vautrin et de Roger Martin sont donc lourds de sens dans l’apparente frivolité du genre.
Dans la vaste parade des avatars du crime et de la vertu qui parcourt le Banquet du Livre, voici venu le temps des fabricants.

en couverture : 813, ou la double vie d’Arsène Lupin de Maurice Leblanc

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