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Les hommes contre
Sur la ville plane lombre méphistophélique de Fantomas.
Dans les rues moites et noires, M. le Maudit préfigure le triomphe
du Mal.
Sur les toits, Arsène Lupin se moque.
Au dessus, juste au-dessus de la ligne rasoir qui sépare damnation
et rédemption, se tiennent les mots drus de la littérature
noire. Une affaire de position, de posture, donc de morale.
Ces paroles, quelles prennent le point de vue de la victime, du policier
ou de lassassin, sont dabord celles dhommes contre, qui
crient plus quils ne chuchotent leur malheur au monde.
Dimprobables histoires de gens ordinaires meurtris toujours, broyés
souvent, adossés à des tas toujours plus haut dordures,
réduits à de dérisoires signes, quelques paires de
chaussures, vestiges muets de leurs assassinats. Les sujets des romans noirs
de Daeninckx, de Vautrin et de Roger Martin sont donc lourds de sens dans
lapparente frivolité du genre.
Dans la vaste parade des avatars du crime et de la vertu qui parcourt le
Banquet du Livre, voici venu le temps des fabricants.
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en couverture : 813, ou la double vie dArsène
Lupin de Maurice Leblanc |
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