Entretien avec Alain Raybaud
Affaire de Bruay-en-Artois,
manifestation blanche en Belgique,
condamnation sans preuve dOvidio
Bompressi, Giorgio Pietrostefani et
Adriano Sofri : Alain Raybaud soumettra
ces trois affaires judiciaires à lanalyse.
Il ne faut pense-t-il réclamer à la
justice ni lindulgence, ni lamnésie, mais
la preuve. Léthique qui se fonde sur la
recherche de cette dernière devrait être
au cur de tout acte de justice
Au petit cloître, à 16 heures. |
Tu es un ancien leader étudiant
des années 68, tu as été cuisinier et journaliste gastronomique,
tu es auteur de romans policiers (tu viens de publier, dans la série
" Le Poulpe ", La Lune dans le congélo)
et
journaliste à Corbières matin.
Quest-ce qui ta amené à vouloir parler au Banquet
de la valeur de la preuve, en partant de laffaire de Bruay-en-Artois
et, plus proche de nous, de laffaire Dutroux en Belgique ?
Je dirais plaisamment quil sagit dun "
retour du refoulé ". Dans un numéro de Paris-Match,
on passait en revue les grandes énigmes judiciaires non résolues
: parmi elles, celle de Bruay-en-Artois. Et puis, une émission sur
Arte, consacrée à la justice, traite de la même
affaire, présentée comme un exemple des dysfonctionnements
de la justice, de lécart entre les préoccupations des
gens et la justice
Quant à laffaire Dutroux, elle est
sans doute, du fait des rebondissements, de la mobilisation massive quelle
a provoquée, une des affaires judiciaires les plus importantes des
vingt dernières années, dautant quelle a eu un
retentissement européen. |