Numéro 34



à l'affiche :
Crime... entretien avec Alain Raybaud
Qualité des temps, qualité des hommes
La fortune de la vertu
La caméra aux champs :
Le journal du séducteur
Rebondir :
Cagnat
Brèves
Dino Buzzati de Didier Martiny
L'aude des lettres :
Il ne faut pas exagérer Charles Trénet
 

Crimes et vertus en Corbières
L'Histoire Sainte et l'opéra du pauvre
Cadavres exquis :
L'énigme des morts sans corps
Un été des étals :
Les noisettes
Garrigue :
Ces plantes venues d'ailleurs et un animal qui fait souche
Inédits :
Partir
La route des vins :
Les Corbières gourmandes
Pratique :
Renseignements pratiques


 

Le régime de la preuve

La philosophie n’est pas seule convoquée à rendre compte du couple crimes et vertus. L’histoire l’est également, qu’elle soit histoire immédiate ou se donne pour objet un passé plus lointain ; qu’elle prenne en compte l’Italie bouleversée par la guerre au XVIe siècle, et les grands textes politiques et historiques qui en découlèrent, ou que, plus près de nous, elle s’intéresse au noyau de vérité d’affaires judiciaires irréductibles les unes aux autres.
Rendre compte de l’action des hommes, n’est-ce pas, avant tout, dire les choses telles qu’elles sont ou ont été, avec la plus grande exactitude possible, avec le souci d’approcher au plus près la vérité des temps et des hommes ? Cette démarche, soumise volontairement au régime de la preuve, bien loin d’être une pure naïveté positiviste ou empiriste, pourrait bien être le préalable nécessaire à toute pensée.
en couverture : Paolo Uccello,
La bataille de San Romano, détail.

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