Récital d’orgue par
Jean-Pierre
Lecaudey

Pour clore le cycle sur les orgues,
qui a présenté toute la semaine
le nouvel instrument restauré de l’église Saint-Michel, Jean-Pierre Lecaudey
donnera ce soir un grand concert de musique française.

C’est auprès de Xavier Darasse, au conservatoire national de région de Toulouse que Jean-Pierre Lecaudey s’est révélé à lui-même. Deux années de suite, en 1982 et 1983, lui sont décernés à l’unanimité du jury une médaille d’or, puis un premier prix de perfectionnement. En juin 1983, il remporte le premier prix du Concours international de Toulouse pour ses interprétations de musique symphonique française.
Nommé organiste titulaire des grandes orgues de Saint-Rémy-de-Provence en 1985, Jean-Pierre Lecaudey devient soliste de Radio-France, chef d’orchestre, et entreprend une carrière internationale qui le mènera à jouer dans tous les grands festivals, sur les principaux instruments du monde.
Ce soir, dans l’église Saint-Michel de Lagrasse, sur le magnifique orgue Puget restauré l’an passé, il interprètera un programme de musique française.
Charles-Marie Widor (1844-1937), extraits de la ve Symphonie, Allegro vivace (I), Adagio (IV), Toccata (V).
Léon Boellmann (1862-1897), extraits de la Suite Gothique, Prière à Notre-Dame, Toccata.
César Franck (1822-1890), Deuxième choral en si mineur.
Louis Vierne (1870-1937), Impromptu, Final de la 1re Symphonie, op. 14.

21 h, église Saint-Michel de Lagrasse, entrée 50 F.

Les orgues de la semaine

Jean-Hugues Guillot est né à Colmar, dans une Alsace où les orgues font partie de la vie quotidienne : chaque église a le sien, et dans le moindre village, l’instrument suscite autour de lui une synergie, une vie musicale où plusieurs organistes se partagent la tribune, et où des chorales viennent prêter main forte aux instrumentistes. Jean-Hugues a commencé par apprendre le piano, mais très vite est tombé sous le charme des orgues, et ne s’en est jamais tout à fait remis… Au conservatoire de Colmar, il s’initie aux registres et aux jeux de pédales. Puis quitte l’Est pour le Sud, et après quelques années du côté de Béziers, il s’installe à Lagrasse, en 1979. Pour subsister, il est prof au conservatoire de Lézignan, et dans le même temps il renoue avec ses études : il s’inscrit à la fac de musicologie, puis au conservatoire de Toulouse dans la classe de l’organiste Xavier Darasse et passe le CAPES, tout en s’occupant activement, avec l’aide de son prof, du classement de l’orgue de Lagrasse, puis, avec l’aide de l’équipe municipale, de la restauration de l’instrument… Et Jean-Hugues Guillot a bien l’intention de ne pas en rester là : au-delà des visites de l’orgue qu’il a mises sur pied tous les soirs pendant le Banquet du livre, des concerts qu’il a organisés (comme celui de dimanche soir), il voudrait installer une académie d’été, impulser un cycle d’initiation à l’orgue, inviter d’autres musiciens pour continuer à explorer les possibilités des orgues de Lagrasse, et en faire le centre d’une activité musicale qui pourrait aller de l’orgue d’accompagnement dans des formations de musique baroque, à l’orgue électrique des musiciens de jazz…

> N. Z.

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