entretien


Le Quichotte restauré

Entretien avec Francisco Rico
par Silvia Iriso, avec la collaboration
de Jordi Garcia.
(à paraître dans Quimera, numéro daté de juillet 1998)

À la fin du mois d’avril est sorti des presses ce que l’on a présenté comme la première édition critique du Quichotte (éditions Crítica, collection « Biblioteca Clásica », n° 50) sous les auspices de l’Institut Cervantès. Une équipe de rédacteurs a concouru directement à cet ouvrage, aidée d’un grand nombre de collaborateurs, parmi lesquels on retrouve les principaux cervantistes, tous placés sous la direction du professeur et académicien Francisco Rico. Trois mois après sa présentation officielle, l’ouvrage a déjà connu une deuxième édition alors que continuent à fleurir les conversations, les informations, les entretiens, et jusqu’aux chapitres de romans dans lesquels Francisco Rico est devenu le principal centre d’intérêt.

— Êtes-vous satisfait de ce résultat ?
— Si vous faites allusion à la diffusion de l’ouvrage, oui, mais ce n’est pas là l’essentiel. Le succès de ce Quichotte, sous l’aspect qui, moi, me satisfait le plus, c’est qu’il semble avoir réussi à mettre sur la table, on peut même dire à poser à tout un chacun, la question de la qualité du texte des classiques. Grâce aussi à ce que j’ai pu dire ici ou là, les gens s’interrogent sur les variantes des éditions du Quichotte : « La tempestad de palos que vía » (« la tempête de coups de bâtons qui viait (!) ») ou que llovía (« qui pleuvait ») ? « Los tejados de la venta » (« la toiture de l’auberge ») ou « de la ventana »(« de la fenêtre »). C’est là, me semble-t-il, un effet important qui concerne non seulement le Quichotte, mais en général, la manière dont sont édités, publiés, diffusés et lus les classiques.

Retour au Sommaire

Page Suivante