rencontre



18 h

Marie-Claire Galpérine,
le Banquet, Platon et
quelques amis

Lorsqu’au cœur de l’été 1994 naquit cette idée d’organiser, l’année suivante, des rencontres autour du livre, pour tenter d’éprouver ce que nous avions à penser ensemble – avec ceux des nôtres qui refusaient encore de refaire un pas de côté, à l’envers, pour se ranger dans la grande file grise –, deux évidences s’établirent. Ce serait à Lagrasse, où quelques vendanges de révoltes nous avaient réunis, où la belle aventure des éditions Verdier avait pris corps. Et ce serait d’abord autour de la philosophie, et du Banquet de Platon, qui nous permettrait de dresser la table des questions. D’ailleurs, cela s’appellerait le Banquet du Livre.
Car quelque temps auparavant, en travaillant à la bibliothèque de la Sorbonne, Benny Lévy était « tombé foudroyé par la limpidité et la pertinence » d’un texte de Marie-Claire Galpérine sur Damascius. Il y avait dans ce travail quelque chose qui ne pouvait que résonner avec les références au platonisme des conspirateurs estivaux.
C’est ainsi que Marie-Claire Galpérine arriva à Lagrasse.
En 1995, sa lecture du Banquet – qui devint évidemment un livre au cours de l’hiver qui suivit – bouleversa les marques et les repères qui tentaient de s’inventer dans cette nouvelle aventure. Depuis, chaque année, sa présence et ses travaux ont suffi à entretenir la tension. Y compris dans la deuxième phase des rencontres philosophiques, marquée par l’arrivée de Jean-Claude Milner dont les préoccupations platonicides rajoutèrent de la dynamique à leur confrontation.

Bref, Marie-Claire est devenue indispensable à notre paysage.
Voilà pourquoi, lorsque nous avons appris récemment son absence, pour raisons de santé, nous savions que quelque chose manquerait. Marie-Claire Galpérine devait nous proposer cette année « Une lecture nietzschéenne de Dostoïevski », accompagnée par les comédiens Laurent Manzoni et Philippe Morier-Genoud. La lecture demeure, précédée, à 18 heures précises, par une courte intervention de Benny Lévy qui évoquera l’histoire et les enjeux de notre rencontre avec cette philosophie unique et précieuse.

— J.-M. M.

Petit cloître, 18 heures, entrée libre.

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