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Les philosophes français
des années soixante semblent par chez nous avoir disparu
des consciences. On ne parle plus de Jean-Paul Sartre que pour
dire quAlbert Camus avait raison ; quant à Michel
Foucault, qui ouvrit tant de champs dans les espaces entre le
politique, la philosophie et les grands canevas sociaux, qui
se soucie encore de ce quil nous apprit ?
Les étrangers, heureusement ! Ainsi en va-t-il de Maite
Larrauri, philosophe espagnole, qui sera, cet après-midi
à 16 heures, linvitée des rencontres de labbaye.

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Maite Larrauri est née à Valence (Espagne) en
1950. Elle fait ses études de philosophie pendant les
années du franquisme, et est expulsée de luniversité
en 73, suite à ses activités militantes.
Après la mort de Franco, elle participe activement au
mouvement féministe.
En 1981, elle assiste aux cours de Deleuze et de Foucault, puis
elle travaille aux archives Foucault en 1986.
En 1990, elle obtient son doctorat ; sa thèse porte sur
la pensée de Michel Foucault.
Agrégée de philosophie, elle enseigne aujourdhui
en lycée et collabore au journal El País.
Elle dirige depuis cinq ans, au sein de la Fundació Bancaixa,
un séminaire de réflexion sur la différence
sexuelle .
Bibliographie
Conocer Foucault y su obra, Dopesa, Barcelone,
1980.
Spinoza y las mujeres, « Eutopías
», Episteme, Valence, 1989.
La espiral foucaultiana. Del pragmatismo de Foucault
al pensamiento de la diferencia sexual, « Eutopías
», Episteme, Valence, 1996.
Contributions à de nombreux ouvrages collectifs (notamment
sur Simone Weil, Kierkegaard, Schopenhauer, Spinoza) ou à
des revues espagnoles, italiennes ou françaises.
Voir en particulier son article sur Foucault, « Vérité
et mensonge des jeux de vérité », Rue
Descartes, n° 11, p. 32-49, 1994. |