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Cette rencontre entre Ana Nuño
(Quimera), Maurice Nadeau (La Quinzaine littéraire)
et Riccardo Bellofiore (LIndice) sera centrée sur
lenjeu de la critique aujourdhui dans trois pays
européens : la France, lEspagne et lItalie.
Dans lactuel contexte éditorial,
à ce moment charnière de lhistoire du livre,
quels sont les devoirs essentiels de la critique ? Sont-ils différents
par-delà les frontières,
et les pressions ou tentations auxquelles
les rédactions doivent résister sont-elles
de même nature ? En outre la liberté critique est-elle
la voie obligée pour atteindre
à la vérité dun texte ? |
Directeur
depuis 1994 du mensuel LIndice partenaire,
cette année, du Banquet du Livre et associé, en
la personne de Riccardo Bellofiore, à la rédaction
de Corbières matin , Alberto Papuzzi présente
cette revue turinoise devenue la principale publication italienne
dans le champ critique.
Le premier
numéro de LIndice dei Libri del Mese(1) est
sorti en octobre 1984 à Turin. La revue avait été
conçue par des universitaires regroupés derrière
laméricaniste turinois Gian Giacomo Migone, qui
dirigera LIndice pendant six ans.
Le noyau fondateur,
dorigine universitaire, obtint ladhésion dintellectuels
progressistes peu satisfaits de la manière dont la grande
presse traitait les sujets culturels et principalement les nouveautés
de lédition.
LIndice
eut dabord son siège auprès de la rédaction
turinoise du quotidien il Manifesto, fondé par
des communistes dissidents au début des années
soixante-dix.
En premier
lieu, furent établis des principes de comportement : LIndice
ne publierait pas déreintements ; le devoir de la
revue serait de signaler des livres dignes dune critique
positive, ce quon peut appeler une « critique des
beautés » ; elle ne rendrait pas compte des uvres
des membres de son comité de rédaction ; elle devrait
contribuer à une amélioration de la production
éditoriale : dans ce but furent créées des
rubriques comme « La fabbrica del libro »,
« La traduzione », « Da tradurre
» (à traduire). La structure rédactionnelle
interne était (et demeure) réduite à cinq
personnes. Le cur de la revue est un comité de rédaction,
actuellement présidé par le germaniste Cesare Cases,
qui comprend une cinquantaine dintellectuels : universitaires,
écrivains, journalistes et critiques. LIndice
se caractérise par une mise en page de type anglosaxon,
proche de celle de la New York Review, et par des couvertures
quillustrent des portraits dauteurs dus au peintre
Tullio Pericoli.
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