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rencontre
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La vérité
na aucune importance
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« Travail et paresse de la vérité »,
ce rapprochement peut sembler énigmatique. La paresse, parce que Guy Lardreau ne croit pas que la philosophie « produise jamais quoi que ce soit ». Elle reçoit des énoncés ou des propositions toujours venues dailleurs. Dans cet « ailleurs », il faut entendre de manière très forte les deux discours avec lesquels la philosophie a toujours été liée à savoir, comme Koyré le voulait, la science et la spiritualité. Le travail, parce que, en revanche, elle soumet ses énoncés à son industrie. La vérité, telle que la philosophie lentend, paraît dans la mesure où elle suppose la soustraction au travail productif ; ce que toujours nous avons nommé la vie contemplative. Guy Lardreau sappuiera sur deux références : lune à Rousseau qui dit assez le retrait que supposait la pensée ; lautre à Bergson qui lui aussi a dit suffisamment que pour avoir une idée, il fallait rêver. Les catégories pour lesquelles Guy Lardreau a cru pouvoir articuler quelque chose de la vérité propre à la philosophie, sont toutes des catégories négatives, nud de discours, véracité, « philosophisation ». Guy Lardreau ne croit quà la vertu dune philosophie négative que chacun, comme il souhaite, pourra dire paresseuse. Ce qui revient à dire ceci : la vérité na aucune importance pour lui, elle est simplement sa passion. |
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