rencontre



18 h

Une passion inutile

La vérité n’a aucune importance
pour Guy Lardreau, elle est
juste sa passion. Il s’en expliquera
plus longuement, ce soir à 18 heures, en nous proposant le thème :
« Travail et paresse de la vérité ».


Guy Lardreau

« Travail et paresse de la vérité », ce rapprochement peut sembler énigmatique.
La paresse, parce que Guy Lardreau ne croit pas que la philosophie « produise jamais quoi que ce soit ». Elle reçoit des énoncés ou des propositions toujours venues d’ailleurs. Dans cet « ailleurs », il faut entendre de manière très forte les deux discours avec lesquels la philosophie a toujours été liée à savoir, comme Koyré le voulait, la science et la spiritualité.
Le travail, parce que, en revanche, elle soumet ses énoncés à son industrie.
La vérité, telle que la philosophie l’entend, paraît dans la mesure où elle suppose la soustraction au travail productif ; ce que toujours nous avons nommé la vie contemplative.
Guy Lardreau s’appuiera sur deux références : l’une à Rousseau qui dit assez le retrait que supposait la pensée ; l’autre à Bergson qui lui aussi a dit suffisamment que pour avoir une idée, il fallait rêver.
Les catégories pour lesquelles Guy Lardreau a cru pouvoir articuler quelque chose de la vérité propre à la philosophie, sont toutes des catégories négatives, nœud de discours, véracité, « philosophisation ».
Guy Lardreau ne croit qu’à la vertu d’une philosophie négative que chacun, comme il souhaite, pourra dire paresseuse. Ce qui revient à dire ceci : la vérité n’a aucune importance pour lui, elle est simplement sa passion.

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