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Voici donc venue la dernière
strophe ; les quelques derniers vers, qui vont à la fois
clore et dédier ce Banquet à nos pages à
venir. Il y a dix journées pleines, il débuta par
une lecture du Quichotte. Vingt-quatre heures peu raisonnables,
de textes à voix nue. Une cinquantaine de comédiens,
décrivains et de passants considérables qui
portèrent ensemble cette conspiration de
lecture. Cest évidemment dabord ce qui restera
de ce quatrième Banquet. Avec lévidence de
ce que nous avons, encore, à inventer.
Bien sûr, le public est
venu plus nombreux encore que les années passées.
Bien sûr, la presse nous a accompagnés, saluant
loriginalité de notre programme. Et tout cela nous
oblige à penser nos lendemains. Nous les choisirons. Rien
ne nous oblige à la répétition mécanique.
Notre projet na rien à voir avec la machine culturelle
et ses bégaiements mortifères. Et le Banquet du
Livre ne sera jamais un rendez-vous estival pour festivaliers
à qui on ne la fait pas. À nous de choisir dautres
temps, dautres modes, pour convoquer la pensée et
les arts à remettre sur le métier toujours le même
ouvrage : penser le soulèvement des âmes. Cest
un envoi. Nous serons là lan prochain. |