Numéro 46



à l'affiche :
Une lecture en vérité
Poetica :
Hiver
De la tour

Vie fidèle à la vie
En traduisant Brecht

A soi-même
Anne Alvaro, vers la transparence
Nathalie Kousnetzoff
La caméra aux champs :
Günter Grass La Plume et le Burin
Reprise
d'Hervé Le Roux
Le Carrosse d'or
Inédits :
Le poète architecte
 

Rebondir :
Un témoin autrement dit : " l'oeil du tonnelier voit juste "
Délos la Visible
En voilà un histoire
Héliot
Les livres de la vérité
L'auberge espagnole :
Petite théorie du destin
Un été des étals :
L'oignon
Garrigue :
Les Corbières au coeur
Pratique :
Renseignements pratiques


  Voici donc venue la dernière strophe ; les quelques derniers vers, qui vont à la fois clore et dédier ce Banquet à nos pages à venir. Il y a dix journées pleines, il débuta par une lecture du Quichotte. Vingt-quatre heures peu raisonnables, de textes à voix nue. Une cinquantaine de comédiens, d’écrivains et de passants considérables qui portèrent – ensemble – cette conspiration de lecture. C’est évidemment d’abord ce qui restera de ce quatrième Banquet. Avec l’évidence de ce que nous avons, encore, à inventer.
Bien sûr, le public est venu plus nombreux encore que les années passées. Bien sûr, la presse nous a accompagnés, saluant l’originalité de notre programme. Et tout cela nous oblige à penser nos lendemains. Nous les choisirons. Rien ne nous oblige à la répétition mécanique. Notre projet n’a rien à voir avec la machine culturelle et ses bégaiements mortifères. Et le Banquet du Livre ne sera jamais un rendez-vous estival pour festivaliers à qui on ne la fait pas. À nous de choisir d’autres temps, d’autres modes, pour convoquer la pensée et les arts à remettre sur le métier toujours le même ouvrage : penser le soulèvement des âmes. C’est un envoi. Nous serons là l’an prochain.

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