F. K.: Donc, moi je vois ça comme un grand axe qu’on pourrait appeler
“histoire des massacres ”. D’ailleurs, dans un autre de vos romans
Metropolice, il y a un vieil homme qui s’appelle monsieur Victor qui
est un SDF bien organisé pour la survie et qui dit à un moment donné :
“ Je la connais mon histoire des massacres, jeune homme”. Il me semble
que c’est un bel emblème, une des coordonnées de votre travail. Et je
me suis posé la question de savoir si on ne pouvait pas identifier une
autre coordonnée. En principe, on doit en trouver deux. Comme on a
commencé avec l’histoire des massacres, je me suis demandée s’il n’y
avait pas une géographie des démolitions. J’ai appelé ça comme ça pour
me rappeler. Ça m’a subitement beaucoup frappée. Alors, j’ai
envie de lire un ou deux petits passages. Avant de les lire, je
voudrais dire que là aussi vous suscitez, chez le lecteur, ce même type
de plaisir intellectuel que j’évoquais tout à l’heure à propos de
l’identification de l’assassin. C’est l’identification que l’on fait
tout à coup : on n’y voyait rien alors qu’il y avait quelque chose à
voir. Donc, on n’y voit rien et puis éventuellement on se met à voir
quelque chose si on est guidé. On peut dire qu’à certains égards
vous faites de la périphérie des villes, des villes de France, un
portrait pas du tout ordonné, coordonné, mais qui arrive comme ça parce
que, quand on est romancier, il faut bien un espace-temps qui soit
singulier. J’ai l’impression que c’est un peu comme quand on regarde un
paysage avec un géologue qui vous en parle, ou quand on regarde une
ville, un quartier avec un architecte : on voit les choses tout à fait
autrement que lorsqu’on est livré à sa propre inexpérience. Là vous
êtes l’architecte géologue de cette histoire qui est, elle aussi,
effacée, comme l’autre en un sens. Et je vais donner deux exemples.
Cela vous tient visiblement beaucoup à cœur, vous obsède, et donne à
plusieurs reprises lieu à l’apparition d’un mot qui devient un maître
mot: “ effacé ” ou “ effacement ”.
Donc, je donne un ou deux exemples. Le premier, c’est dans le recueil
de nouvelles qui a pour titre Autres lieux. C’est un personnage qui
parle : “ J’étais tout d’abord entré dans l’un des principaux
bâtiments, une usine de chromage, une série d’ateliers bordés de
verrières, au sol craquelé par les racines, des arbres en pleine
croissance s’échappaient par les vitres brisées. La verrière, le jardin
des plantes industriel a disparu [...].” Vous avez comme ça un certain
nombre d’apparitions de ce motif, qui commence dès le début, puisque il
est déjà là dans Meurtres pour mémoire. C’est même le sujet du mémoire
d’un des personnages, le personnage féminin, Claudine Chenet, à qui
l’inspecteur Cadin demande ce qu’elle fait puisqu’elle est historienne.
Et elle dit qu’elle s’occupe des populations qui habitaient la zone, à
savoir ce qui est devenu un lieu occupé une fois que les fortifications
de Paris ont été supprimées en 1920.Tout cela a de nouveau disparu une
seconde fois puisque ça correspond à l’emprise du périphérique. Vous
avez donc à plusieurs reprises ce memento: “ Le périphérique n’avait
pas encore effacé les fortifs. ” Cette insistance sur un lieu, parfois,
mène à une espèce de comble, qui est qu’il y a plusieurs manières de le
faire disparaître. La manière la plus simple quand il s’agit
d’urbanisme, c’est de raser et, de fait, vous dites: “ Ici, les
démolisseurs ont fait leur boulot.” Il y a un comble à cela, et ce
comble m’a plu car il fait ressortir à la fois le réel mais aussi le
burlesque que vous aimez glisser régulièrement dans vos textes.
Je vais donc maintenant lire un paragraphe tiré du roman Les Figurants,
dont nous n’aurons certainement pas le temps de parler. Le personnage
identifie sur une photo un endroit qu’il voudrait absolument voir (je
n’explique pas pourquoi).Un interlocuteur lui dit:
“ Cet endroit se trouve de l’autre côté de la gare en direction de Sallaumines, c’est le canal de Lens à la Deule.
— Vous en êtes absolument certain?
— Vous voulez rire ou quoi? Le pavillon que l’on voit là à droite c’est
celui du père Denoncourt qui tenait un magasin d’antiquités sur la
route de Béthune dans les années soixante… C’est des gens comme eux qui
m’ont appris le boulot! Je vais aller y faire un tour, peut-être que
quelqu’un se souvient encore du tournage… ”, dit le personnage en quête
de vérification.
Et l’autre répond: “ Vous pouvez toujours essayer, mais le résultat est
couru d’avance… Il ne reste rien de ce qu’on voit là. Tout a été rasé:
les maisons, l’installation de la fosse numéro cinq et les vieux
entrepôts”. Et le personnage, Valère Nostermans, de dire: “ Ils n’ont
tout de même pas emporté le canal.
— Si, justement. Son cours a été transformé en voie rapide. ”
Et si on prend le temps d’être observateur, on s’aperçoit que trente
pages avant, le personnage avait pris la voie nouvelle ouverte sur le
canal remblayé. Donc, tel est le comble, il y a de la démolition qui va
jusqu’au remblaiement. Ça m’a paru intéressant de voir qu’il n’y a pas
seulement une dimension horizontale dans vos textes, mais aussi une
dimension verticale, à plusieurs reprises.
Donc j’en arrive à ma question. On a vu que quand un événement
historique a eu lieu, c’est outrager la vérité que de le nier et que
c’est souvent cette dimension que l’on peut appeler “histoire des
massacres ”. Ma question c’est donc: : qu’est-ce qui est
outragé ici ?
D. D.: Par exemple, le canal transformé en voie rapide, c’est une
expérience que j’avais eue en allant dans cette région de Lens. J’étais
avec un ami dessinateur, Mako (qui a fait les dessins pour Les
Figurants chez Verdier), et sur cette voie rapide qui contourne Lens,
j’avais un sentiment d’étrangeté. Je me suis demandé ce qui provoquait
ce sentiment que j’avais en me baladant en voiture sur les voies
rapides (alors qu’elles se ressemblent toutes), et je me suis aperçu
que c’était les ponts. Ils n’étaient pas normaux. Ce n’était pas des
ponts de voie rapide, ce n’était pas des ponts d’autoroute, c’était des
ponts ouvragés façon XIXe. Je lui ai posé la question et il m’a dit : “
Ah oui c’est normal! Avant, à la place de l’autoroute, il y avait le
canal, le canal qui reliait toutes les fosses d’exploitation
charbonnière de la région de Lens : Courrière, Sallaumines, et ainsi de
suite. Quand il y a eu arrêt de l’exploitation du sous-sol, le canal a
été bétonné et est devenu une voie rapide. Au-dessus, vous avez des
ponts qui ne sont pas des ponts d’autoroute, et aussi des maisons
d’éclusiers”. ça crée un lieu très littéraire. Puis, peut-être que
quand j’ai écrit ça, je me suis souvenu de la chanson de Brel “ Avec un
ciel si bas qu’un canal s’est perdu. ”Il y a peut-être là un petit clin
d’œil. Cet effacement systématique de lieux qui sont des lieux de
travail, c’est le résultat du cataclysme de vingt-cinq ans de crise, de
fin du modèle industriel productiviste. Nous voyons la manière dont les
choses ont été réglées. Elles ne l’ont pas été par l’intégration de ce
qui s’est joué mais par l’imposition d’une défaite. Quand je parle de
ces lieux-là, ce sont des lieux défaits, des lieux où pendant cent
cinquante ans – on revient à 1848 –, des choses se sont jouées, des
idées sont nées, des solidarités… Une culture est née, une manière de
voir les choses, d’avoir envie de les changer. Et d’un seul coup, ce
qui occupait l’essentiel de la vie de ceux qui nous ont précédés est
résolu par l’effacement, par des actes à certains moments presque
terroristes, comme faire imploser des régions entières à la dynamite.
J’ai regardé pendant vingt ans des lieux se vider, être détruits, et
des lieux être repris en main. Par exemple, à Trith-Saint-Léger, il y
avait des hauts fourneaux absolument considérables qui ont été mis en
sommeil, impossible de les détruire car ça aurait fait sauter une
partie de la ville contiguë. Donc on les a planqués sous des collines
paysagées. Et d’un seul coup il y quelque chose qui ne ressemble plus à
rien et qui prive les gens de la région de toutes sortes de repères,
d’histoires à raconter, de manières d’être ensemble. C’est le cas aussi
à Villerupt. Villerupt où il y a un grand festival de cinéma italien,
un moment tout à fait incroyable. C’est un peu comme Avignon, mais
c’est dans l’Est de la France et partout il y a des discussions, du
cinéma en version originale. Il y a quelque chose d’extraordinaire qui
se passe là-bas. J’y suis allé plusieurs fois et puis je travaillais
par là-bas aussi sur la disparition de la sidérurgie et sur le fait
qu’en un siècle, un cycle industriel avait commencé et avait pris fin.
Des immigrés étaient venus, comme au Far-West, dans cette région, des
immigrés italiens, et en un cycle d’un siècle, les gens avaient pris
possession de l’usine, de la ville, des commerces, de la mairie. Puis,
dès l’instant où ces immigrés qui avaient été moins que rien eurent
réussi à s’imposer au pays, à être là, tout a fermé, et on ne leur a
laissé que des cendres dans les mains. Dans des régions comme celle-ci,
on voit un cycle complet. C’est assez rare de pouvoir constater le
début et la fin d’un cycle. J’ai donc écrit un livre qui s’appelle
Play-back sur ce cycle. Il raconte l’histoire d’une chanteuse du
show-biz, mais il raconte surtout, derrière les paillettes, l’histoire
de la fin de la sidérurgie. J’ai rencontré des gens qui vous disent ce
qui s’est joué là. J’ai rencontré une femme qui habitait rue Gambetta
ou avenue Gambetta à Villerupt. C’était la rue qui butait sur les
usines où dix mille personnes venaient travailler tous les jours avec
le système des trois huit. Pendant toute sa vie, elle avait entendu les
camions, les gens qui entraient dans l’usine, qui en ressortaient, avec
les cantines qui fonctionnaient, avec les gens qui venaient manger,
boire… Elle me disait : “ Tel jour d’octobre de telle année,
l’usine a fermé, il n’y a plus eu de mouvement, tout a fermé et j’ai
fait une dépression. Une dépression pendant des années. Pourtant elle
ne travaillait pas à l’usine. Mais, disait-elle, on lui avait
volé les bruits de sa vie. D’un seul coup, toutes ces choses avaient
disparu et pour elle, ça signifiait la mort. J’ai écrit le livre sur ce
type de sensation, de rencontre, avec cette contradiction incroyable de
gens qui sont soumis à l’enfer du travail, à l’enfer de l’exploitation
de l’individu la plus violente, et qui pourtant ont trouvé là
l’organisation de leur vie. Et la violence qu’on leur a faite pour
qu’ils s’habituent à ces conditions de vie, pour qu’ils s’habituent à
ça, cette violence, est redoublée quand on la leur enlève. ça se
produit dans beaucoup d’endroits et il y a là quelque chose qui n’est
pas assez dit. À mon sens, il revient au monde de la fiction, du
cinéma, de la télévision, du roman, de la chanson, du poème, de le
faire, mais ça a un mal fou à y prendre place.
F. K.: Oui, et d’ailleurs de temps en temps quand il y a eu démolition,
vous avez des personnages qui rappellent comment c’était avant. C’est
assez intéressant car j’ai l’impression que ce n’est pas quelque chose
de fréquemment fourni. Je donne un exemple. Cest dans une nouvelle qui
est parue dans le recueil En marge et il s’agit de Saint-Denis. “ Avant
l’autoroute, c’était comme ça, de la porte de la Chapelle à la porte de
Paris: allées, contre-allées, plus larges et plus longues que les
Champs-Élysées, des arbres par milliers. Les gens se rassemblaient tous
les soirs et marchaient comme en Espagne. Ils ont tout cassé avec leur
autoroute. C’est une tranchée et c’est pire qu’un mur. Chacun reste de
son côté. Ils parlent de la recouvrir et de refaire des jardins mais je
me demande si ça effacera les mauvaises habitudes ”. Il y a donc
subitement une espèce de vision non pas paradisiaque, mais une vision.
Il y a une avenue, il y a des contre-allées, des arbres, et il y a des
habitudes de promenade le soir dont beaucoup pouvaient n’avoir aucune
idée.
D. D.: Oui, ce n’est pas n’importe quel endroit. On est à Saint-Denis.
C’est la ville royale, la basilique, et pendant des siècles et des
siècles de royauté, les Champs-Élysées partaient de la porte de la
Chapelle et allaient jusqu’à la basilique royale. C’était quelque chose
de plus vaste que les Champs-Élysées actuels, avec des jardins… Il se
jouait là une histoire séculaire. C’était le chemin qu’avait emprunté
le premier évêque de Paris, Denis. Saint Denis, donc, avec sa tête sous
le bras, descend de la colline de Montmartre, passe par la Chapelle et,
en arrivant, meurt en posant sa tête à l’endroit où sera édifiée la
basilique royale. Quand le roi sortait de Paris pour aller à
Saint-Denis, c’était des fêtes immenses, et il y avait ce lieu qui en
témoignait. Puis, au début des années soixante, il s’est formé un
mépris complet de la capitale vis-à-vis de la banlieue. Et elle a
décidé de faire le pire des échangeurs, la pire des autoroutes, cette
espèce de caisson, un égout à voitures, qui est le début de l’autoroute
A1. Là, à cet endroit, c’est un véritable sacrilège qui a été commis,
un effacement de l’histoire. Il y avait un morceau de banlieue qui
avait un morceau d’histoire – il lui est retiré, il lui est volé. Puis,
il y a eu une seconde chose, c’est le ballon de la coupe du monde de
football (on est toujours dans la coupe) qui remplace la tête de
l’évêque saint Denis. Juste à côté de la basilique, boum!, on met la
station orbitale du stade de France et, pour faire avaler la pilule, on
reconstruit des jardins, on reconvertit une part de l’autoroute en
espace vert et ainsi de suite.
Donc, là aussi il y a des cycles. Mais, ce passage-là est quelque chose
que je ressens très fortement et qui habite beaucoup de mes textes : ce
mépris qu’il y a de la banlieue, d’un territoire qui fait peur, qui a
eu des velléités, qui a bougé. Il y a là quelque chose de l’ordre de la
défaite, car quelque chose était possible. Cette humiliation, je la
ressens comme celle qu’ont à subir ceux qui ont été défaits. Je ne dis
pas ça comme ça dans mes romans, mais c’est ce qui motive mon
insistance sur ces thèmes.
F. K.: Donc, l’outrage c’est purement et simplement la disparition?
Vous n’êtes pas sociologue. et, grâce au ciel, vous ne vous prononcez
pas sur les nécessités, les obligations et les enchaînements. Mais vous
constatez seulement la disparition complète du cadre de vie de
générations entières. Ce n’est pas souvent dit et vous faites là –
entre autres – un vrai travail d’écrivain. Il me semble que vous
changez les stéréotypes concernant les banlieues. Même dans les
descriptions, il n’y a pas l’éternelle cité avec son supermarché, etc.,
il y a des choses que ceux qui n’habitent pas ces lieux ne voient pas
forcément, sauf s’ils sont guidés par votre regard : ces ouvrages d’art
énormes, ces pieds de viaduc, ce béton… Et ces choses-là ont un format
nouveau. Ce qui change la vision globale de la chose, ainsi que la
vision que l’on peut avoir de ceux qui vivent là dans des cartons,
entre deux pattes en béton d’un viaduc, ou d’un ouvrage d’art. On passe
à une échelle complètement différente. Évidemment, vous ne diriez pas
que les banlieues sont des non-lieux, mais il est intéressant de voir
que ce sont des lieux qui ont une échelle différente par rapport à
celle d’avant.
D. D.: Oui. Et puis, par exemple sur Saint-Denis, il y a des revues
d’architecture qui repèrent la manière dont je parle d’architecture
dans mes bouquins et qui me demandent des textes. On m’avait demandé un
texte sur ce que j’aimerais voir disparaître en architecture. Et
j’avais dit : l’extension récente de la mairie de Saint-Denis. Il y
avait la basilique et la mairie, qui a une architecture sans intérêt,
et qu’ils ont rallongée avec des bureaux, avec du cube. Sauf qu’en
rallongeant ce bâtiment, ils ont détruit un des plus beaux paysages
urbains que j’aie jamais vu .Il y a là un immeuble – celui de Niemeyer,
le siège de L’Humanité – en courbe, très harmonieux, tout en verre et
avec des fenêtres qui ne sont pas tout à fait parallèles. Et là-dessus
il y avait le reflet de la basilique royale. Elle était dans une sorte
de puzzle, c’était un tableau absolument gigantesque et c’était
extraordinaire. J’y suis venu un grand nombre de fois pour regarder. Il
y avait le ciel qui se mélangeait à ça, c’était fabuleux, c’était un
cinéma incroyable, une œuvre d’art urbaine créée en partie par le
hasard, et ils ont mis ce bâtiment immonde devant. Donc là j’avais
écrit un article pour réclamer la destruction de l’extension de la
mairie de Saint-Denis. Plus tard, j’ai fait un repérage tout le long de
la Seine, Boulogne-Billancourt, l’usine Renault, le dragon qui est en
train de rouiller, tout ce qui est en train de disparaître, et ça a
pris place dans un texte [Cités perdues].Ça démarre avec les jardins
d’Albert Kahn, ce milliardaire qui a fait le projet utopiste de
photographier et de filmer le monde à partir du début du siècle et qui
a arrêté en 1929, ruiné par le krach. Donc j’ai commencé par ces
jardins (il y a même des jardins à la japonaise), et j’ai marché comme
ça jusqu’au bout de Boulogne-Billancourt. Quand vous arrivez au bout en
partant dans ce sens-là, vous terminez par une autre utopie, qui
s’appelle TF1. Vous avez à la fois cette architecture complètement
incroyable de TF1 et vous êtes dans le quartier des cinéastes. Donc,
j’ai terminé par ce bâtiment et j’en ai fait le tour – il est en
rotonde, donc il faut obligatoirement en faire le tour pour repartir.
Or, derrière, on est dans le quartier des cinéastes, puisqu’il y a tout
un tas d’endroits où il y avait les studios de cinéma, et les rues ont
aussi des noms de cinéastes. Eh bien l’arrière du bâtiment de TF1 est
absolument immonde, il s’y entasse des dizaines de gros containers à
ordures. Ce n’est pas du tout entretenu, il y a la façade, pour les
gens qui passent sur le périphérique, mais derrière c’est totalement
délaissé. C’est pire qu’un parking d’euromarché en banlieue. Et
au-dessus du tas de poubelles, vous avez le nom de la rue: “ Rue
de la Grande Illusion ”. On n’est jamais déçu!
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