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Giuseppe Dessì, né à Cagliari en 1909 et mort à Rome en 1977, est avec Salvatore Satta un des écrivains majeurs qu’ait donnés la Sardaigne. Son adolescence inquiète se déroule dans une petite ville accrochée aux pentes du mont Linas, Villacidro. Après des études dans un lycée de Cagliari, il fréquente l’université de Pise, où il obtient sa licence de lettres en 1936. En 1939, encouragé par ses amis de l’École Normale, il publie un recueil de nouvelles et son premier roman, San Silvano. Sa présence sur la scène littéraire italienne sera dès lors constante mais marquée par un grand souci de mesure et de discrétion. L’exercice de sa profession – inspecteur d’académie – le conduit successivement à Ferrare, Sassari, Ravenne, Grosseto... Ses deux villes d’élection sont Ferrare et Rome, où il vivra pendant plus de vingt ans. En 1972, il reçoit le prix Strega (qu’on peut comparer au Goncourt) pour son roman Paese d’ombre (Pays d’ombre), écrit alors que s’aggravait la maladie qui devait l’emporter et dont les premiers symptômes remontaient à 1964. |

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Aux éditions Verdier |
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Chez d’autres éditeurs |
Le Déserteur (Il disertore), roman, trad. Helena de Mariassy et Cristal de Lignac, Julliard, Paris, 1964 Pays d’ombre (Paese d’ombre), roman, trad. Suzanne Charre et Christine Grillon, Actes Sud, Arles, 1991 |

La sposa in città (L’épouse en ville), racconti, Guanda, Modena, 1939 San Silvano, romanzo, Le Monnier, Firenze, 1939 ; Feltrinelli, Milano, 1962 ; Mondadori, Milano, 1980 Michele Boschino, romanzo, Mondadori, Milano, 1942 ; collana « Oscar », 1977) Racconti vecchi e nuovi (Récits anciens et nouveaux), Einaudi, Torino, 1945 Storia del principe Lui (Histoire du prince Lui), romanzo, Mondadori, Milano, 1949 ; ibidem, 1969 I passeri (Les Moineaux), romanzo, Nistri-Lischi, Pisa, 1955 ; Mondadori, Milano, 1965 Isola dell’Angelo (L’Île de l’Ange), romanzo, Sciascia, Caltanissetta-Roma, 1957 ; in Lei era l’acqua, Mondadori, Milano, 1966 La ballerina di carta (La Ballerine en papier), racconti, Cappelli, Bologna, 1957 Introduzione alla vita di Giacomo Scarbo (Introduction à la vie de Giacomo Scarbo), romanzo, Sodalizio del libro, Venezia, 1959 ; Mondadori, Milano, 1973 Il disertore (Le Déserteur), romanzo, Feltrinelli, Milano, 1961 ; Mondadori, Milano, 1974 ; collana « Oscar », 1976 Lei era l’acqua (Elle était l’eau), racconti, Mondadori, Milano, 1966 Paese d’ombre (Pays d’ombre), romanzo, Mondadori, Milano, 1972 ; collana « Oscar »: 1975 La Scelta (Le choix), romanzo, Mondadori, Milano, 1978 Come un tiepido vento (Comme un vent tiède), racconti, Sellerio, Palermo, 1989
(Ne sont pas mentionnés ici les textes pour le théâtre, qui constituent une partie secondaire de l’œuvre de Dessì.) |

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Bibliographie critique en français |
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Anna Dolfi, postface à San Silvano, Verdier, Lagrasse, 1988 |

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Bibliographie critique en langue originale (sélection) |
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Michele Tondo, Giuseppe Dessi, in Storia della letteratura italiana. I contemporanei, III, Marzorati, Milano, 1969 Claudio Toscani, Dessì, La Nuova Italia, Firenze, 1973 Mario Miccinesi, Invito alla lettura di Dessì, Mursia, Milano, 1976 Gerardo Trisolino, Ideologia, scrittura e Sardegna in Dessì, Milella, Lecce, 1984 Il lume dei due occhi. Giuseppe Dessì: biografia e letteratura, a cura di Sabino Caronia, Edizioni Periferia, Cosenza, 1987 |

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Le point de vue de Gianfranco Contini, critique et philologue |
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La Sardaigne est une catégorie nécessaire : l’actualité chronologique et européenne de Dessì consiste à ne pas s’en éloigner, à y replonger tête la première en une lente, mais non moins urgente recherche intérieure du temps perdu. Avec San Silvano, Dessì a renversé le régionalisme dont la tradition remontait au XIXe siècle, l’absorbant dans une entreprise de recherche lyrique, d’autobiographie passive mais « productrice de passé », et, de la sorte, composant cette recherche sur le schéma du classique récit-journal, qui a produit, sans nouveautés scandaleuses du point de vue de la structure, L’Immoraliste ou La Porte étroite... |

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