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En librairie le 5 janvier 2012

Lutz Bassmann
Danse avec Nathan Golshem


192 pages
16 €
ISBN : 978-2-86432-665-6

Tous les ans, à la première lune de l’automne, Djennifer Goranitzé se rend au bord de la mer, sur une immense décharge d’ordures où le corps de son mari a été jeté par les militaires. Elle se repose après les épreuves de son voyage qui a duré des semaines. Et ensuite, elle appelle son mari, Nathan Golshem. Elle l’appelle pendant des jours et des nuits, elle frappe la terre avec les pieds, avec des morceaux de ferraille, avec les mains, elle danse.
Elle construit pour eux deux une hutte avec des débris, pour qu’ils soient de nouveau ensemble, pour qu’une fois encore ils se retrouvent et partagent du temps amoureux, des souvenirs inventés et de la mémoire amoureuse.
Elle danse jusqu’au sang, jusqu’à ce que Nathan Golshem revienne du néant et s’allonge sous la hutte. Il n’y a personne sur la côte, seulement quelques chiens et des mouettes.
Très loin le chuchotement des vagues brise le silence. Djennifer Goranitzé et son mari ferment les yeux sous le ciel étoilé et, de nouveau, ils se parlent et ils plaisantent. Avec une bonne humeur qu’aucune lamentation ne vient contrarier, ils évoquent leurs camarades d’infortune, les combats constamment perdus, les martyrs, les déroutes, les crimes dont ils ont été témoins, victimes ou coupables. Ils rient, ils s’aiment, ils ne savent plus très bien à quel niveau de vérité ou de mensonge se situent leurs anecdotes terribles.
Ils échangent tout. Il n’y a plus entre eux ni mémoire, ni absence de mémoire. Seule persiste la danse des corps, des paroles et des morts en face de la nuit. Seule cette obstination de l’amour : la danse de l’éternel retour.

Pierre Bergounioux
Carnet de notes (2001-2010)


1280 pages
39 €
ISBN : 978-2-86432-666-3

« Pour des raisons qui touchent à mes origines, à ma destinée, j’ai ressenti le besoin d’y voir clair dans cette vie. La littérature m’est apparue comme le mode d’investigation et d’expression le moins inapproprié. Elle est porteuse, comme l’histoire, comme la philosophie, comme les sciences humaines, d’une visée explicative, donc libératrice. Elle peut descendre à des détails que les discours rigoureux ne sauraient prendre en compte parce qu’il n’est de science que du général.
Les notes quotidiennes ne diffèrent pas, dans le principe, de ce que j’ai pu écrire ailleurs. Les autres livres se rapportent aux lieux, aux jours du passé, le Carnet à l’heure qu’il est, au présent. »
                                                                                                              P. B.

Ce journal, qui couvre la première décennie du vingt et unième siècle, constitue le troisième volume des Carnets de notes de Pierre Bergounioux.

Camille de Toledo
L’Inquiétude d’être au monde


64 pages
6,30 €
ISBN : 978-2-86432-669-4

L’inquiétude est le nom que nous donnons à ce siècle neuf,
au mouvement de toute chose dans ce siècle.
Paysages ! Villes ! Enfants !
Voyez comme plus rien ne demeure.
Tout bouge et flue.
Paysages ! Villes ! Enfants !
L’inquiétude est entrée dans le corps du père qui attend son fils,
comme elle s’est glissée, un jour, dans le corps des choses.
C’était hier. C’est aujourd’hui.
Ce sera plus encore demain.
L’inquiétude de l’espèce, des espèces,
et de la Terre que l’on croyait si posée,
qui ne cesse de se manifester à nous,
sous un jour de colère, au point qu’on la croirait
froissée ou en révolte.

En librairie le 12 janvier 2012

Armand Gatti
La Traversée des langages


1312 pages
42 €
ISBN : 978-2-86432-614-4

Les dix-neuf pièces de théâtre qui composent La Traversée des langages font suite à l’édition des Œuvres théâtrales en trois volumes et constituent un cycle nouveau, une aventure à part entière. Pièce après pièce, La Traversée des langages célèbre la rencontre entre Jean Cavaillès (mathématicien et résistant) et Emmy Noether (mathématicienne juive allemande, persécutée par le régime nazi) sous la statue de La Synagogue aux yeux bandés de la cathédrale de Strasbourg. Cette rencontre devait donner lieu à l’écriture d’un livre sur la théorie des groupes. L’histoire en décida autrement : Emmy Noether mourut en exil aux États-Unis en 1935, et Cavaillès, arrêté par la Gestapo, fut assassiné au fort d’Arras en 1944. Le livre ne fut jamais écrit.
Comment dès lors relancer l’histoire ? C’est la question que soulèvent les groupes qui se rencontrent sur scène, conjuguant les théories scientifiques, les traditions mystiques, et la mémoire incandescente des grandes insurrections politiques.
S’invente alors un théâtre où les incertitudes du langage de l’univers, révélées par les sciences du xxe siècle, l’irréductible mystère de la nature et de l’homme, s’élèvent contre toutes les formes d’oppression rationaliste du monde spectaculaire et marchand.
Pour Armand Gatti, prise dans la tempête de l’histoire, la résistance est toujours victorieuse tant que dure le combat. Son utopie théâtrale est à la fois champ de bataille et chant d’espoir.


En librairie le 19 janvier 2012

Léonid Guirchovitch
Schubert à Kiev

Roman. Traduction du russe par Luba Jurgenson.
416 pages
25 €
ISBN : 978-2-86432-668-7

Schubert à Kiev aborde un thème qui, dans les lettres russes contemporaines, est toujours frappé de tabou : la collaboration avec l’occupant nazi d’une partie de la population soviétique.
L’action débute au printemps 1942. Les espoirs que les nationalistes ukrainiens avaient placés dans le Reich ont fait long feu. L’éphémère indépendance de leur pays a laissé place à un régime de terreur. Tous les Juifs de la ville ont été massacrés à Babi Yar, à l’exception de ceux qui se cachent ou qui ignorent leur origine. Valentina Maleïeva, pianiste de l’opéra, qui élève seule sa fille Pania, fait l’objet d’un chantage de la part du metteur en scène : ayant découvert l’identité « mortellement dangereuse » du père de la jeune fille, une beauté de dix-huit ans, il tente de contraindre la mère à une liaison à trois.
C’est l’opéra – la musique – qui constitue l’épicentre de l’action romanesque, et apparaît comme le révélateur d’une époque et d’un tournant historique. En effet, les destinées humaines, particulièrement poignantes dans ce texte, ne sont pas l’unique enjeu du livre : il s’agit aussi de mettre en lumière l’écroulement de la culture romantique dont le nazisme représente la dernière étape et Schubert le symptôme par excellence.

En librairie le 2 février 2012

Alain Montcouquiol
Le fumeur de souvenirs


128 pages
14 €
ISBN : 978-2-86432-673-1

J’ai allumé un souvenir,
et lentement je l’ai fumé.
C’est au son de cette ranchera mexicaine qu’Alain Montcouquiol accomplit une autre étape de son voyage entamé en 1997 avec le magnifique Recouvre-le de lumière, témoignage poignant de la vie glorieuse et tragique de son frère Nimeño II, premier grand torero français.
Si l’absent, dont le deuil paraît impossible, hante ses deux premiers livres, on le trouvera encore mais différemment dans ce nouveau temps de la trilogie du souvenir, avec ces récits tendres, drôles ou insolites.
Grands noms de la tauromachie, artistes de cinéma, mais aussi et surtout héros anonymes, cabossés de la vie, rêveurs brisés, perdants admirables, se croisent, autour des arènes mais pas seulement, de Madrid à Lisbonne en passant par Nîmes et le Michoacán.