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En librairie le 5 janvier 2010 |
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160 pages
13 €
ISBN 978-2-86432-601-4 |
La Grande Sauvagerie, c’est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s’est appelé, en d’autres temps et d’autres lieux, The Wild : l’espace inviolé, le blanc sur la carte. L’expression s’est perdue et ne parle plus guère à personne. La Grande Sauvagerie, c’est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de la campagne limousine. Les guides touristiques le signalent à l’attention pour sa lanterne des morts, une simple tour de granit, sans grâce. Les habitants du pays ont oublié depuis longtemps qu’un feu y brûlait jadis, qui guidait les voyageurs dans la nuit. Thérèse Gandalonie a grandi à Saint-Léonard, à l’ombre de la lanterne des morts. Puis elle s’en est allée. Elle a traversé l’océan. Elle a découvert, dans les bibliothèques américaines, le Journal inédit de Jean-François, peintre d’ex-voto établi à Montréal, cousin à la mode de Bretagne du Grand Rameau. Elle a compris en le lisant que les deux Grandes Sauvageries renvoyaient l’une à l’autre. Quand elle s’en retournera, elle saura désormais apercevoir, infusée dans le paysage, une histoire oubliée de tous. Elle la déchiffre pour nous. C’est sa voix que nous entendons, une voix rocailleuse traversée par le vol des lucioles. |

128 pages
14 €
ISBN : 978-2-86432-604-5 |
Pêle-mêle : pourquoi placer sous l’autorité d’un tel concept les quelques études qu’on va lire ? À leur origine une injonction puissante, celle du hasard, de l’aléa, disons du gré, d’une suite de lectures. Leur loi, sans doute, c’est moins le paradoxe que la diversité, la différence. On y suivra, par exemple, le fil d’un chant d’oiseau, ou l’inflexion, chez un poète d’aujourd’hui (Yves Bonnefoy) d’une forme première de rêverie (la courbure) ; ou bien chez un autre (Gérard Macé) le portrait réinventé de trois grands anthropologues ; ailleurs on verra un grand rêveur (Paul Claudel) subir et écrire une pluie chinoise, ou un autre (Henri Bosco) inventer la sauvagerie d’une montagne provençale ; ou bien on épousera, chez un écrivain de maintenant (Christophe Pradeau), la lutte onirique, et enfantine, menée contre les figures d’une existence souterraine ; on suivra, chez un jeune romancier-poète (Michel Jullien), la réinvention tactile, passionnelle, d’un monde de jouets, ou d’objets perdus ; on écoutera chez un autre encore (Stéphane Audeguy) l’éloge d’une vertu peu contemporaine : la douceur ; on rencontrera au passage plantes, fruits, insectes, nuages, oiseaux, poissons, divers petits héros inattendus. De quoi vérifier entre choses, bêtes et mots, la force de la célèbre devise bachelardienne : « Le monde est ma provocation. » |

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En librairie le 14 janvier 2010 |
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Roman
Traduit de l’espagnol par Dominique Blanc 288 pages
9,80 €
ISBN : 978-2-86432-603-8 |
Mario vient de mourir. Près de lui, sa femme veille et entame à son adresse un long monologue au cours duquel elle évoque leur vie commune. Ainsi, à travers le regard négatif de son épouse, petite bourgeoise provinciale conformiste et frustrée, se dessine peu à peu la figure héroïque de cet intellectuel, opposant au régime franquiste, dépourvu d’ambition sociale et soucieux de sa seule intégrité morale. Loin de s’en trouver appauvris, les deux personnages, l’écrivain incompris et la femme abandonnée aux tâches domestiques, acquièrent une dimension que seul l’art accompli du romancier pouvait rendre intemporelle et universelle. |

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En librairie le 4 février 2010 |
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860 pages
19,90 €
ISBN : 978-2-86432-593-2 |
Pourquoi – au moins dans le monde « désenchanté » qui est le nôtre –
l’être humain se sent-il porté à créer ? Que cherche-t-il, que
vise-t-il à atteindre en allant « au fond de l’inconnu pour trouver du
nouveau » ? Cette finalité est-elle d’ailleurs la même à toutes les
époques, ou change-t-elle de visage au cours de l’histoire ? Quelles
différences y a-t-il entre créer et s’exprimer, mais aussi entre créer,
produire, faire et œuvrer ? Quelles distinctions, au plan éthique,
faut-il opérer entre créer et procréer ? Si l’on a toujours le plus
grand mal à « expliquer » l’acte créateur dans tous ses tenants et ses
aboutissants, l’on peut quand même espérer en comprendre le ressort
intime et secret en partant de la considération des enjeux qu’il met en
branle. Aussi la théorie « esth/éthique » dont ce livre trace les
linéaments ne consiste-t-elle pas en une théorie générale de la
création mais en une théorie de l’enjeu éthique auquel s’attache l’acte
de créer dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler la modernité
occidentale. Dans ce contexte, et dans la perspective d’une
intrication de l’éthique et de l’esthétique, l’acte de créer apparaît
alors comme cet événement générateur et généreux, singulier et
singularisant, vital et vivifiant, qui élève en plein cœur de la vie
comme une protestation de survie, à tous les sens du mot « survie ». |

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En librairie le 11 février |
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Roman. Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard 608 pages
29,50 €
ISBN : 978-2-86432-605-2 |
Tout dégoulinait à l’entour : l’étroit quai de bois, la balustrade, le banc, les branches des peupliers, nues et droites comme des épées, aux bourgeons gonflés sur le point d’éclore. Le train siffla de nouveau en prenant de la vitesse, la portière de fer claqua, les fenêtres tendues de stores défilèrent. Roman marcha jusqu’à la balustrade et posa une main gantée de daim gris sur le bois dont la peinture s’écaillait… Le roman de Vladimir Sorokine s’ouvre sur des pages marquées au coin de la grande littérature russe du XIXe siècle. Au fil du récit et de l’action, l’auteur revisite, tour à tour, Pouchkine, Tolstoï, Tourgueniev et bien d’autres. La Russie des profondeurs, intemporelle, apparaît riche, chaleureuse, drôle, émouvante, aimant le bon boire et le bien manger. La maestria de Sorokine est ici éblouissante. Mais imperceptiblement le tableau se déconstruit et emporte brutalement le héros vers un destin contemporain et un dénouement stupéfiant qui laisse le lecteur effaré.
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En librairie le 18 février |
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Proses. Traduit de l’italien par Mario Fusco 224 pages
18 €
ISBN : 978-2-86432-606-9 |
Les proses de Papillon de Dinard frappent par la variété de leur inspiration : on y trouve successivement des évocations de l’enfance et de l’adolescence au soleil ligure, des chroniques florentines, des portraits de femmes ainsi que les pages d’un carnet de voyage comme arrachées à un bottin mondain. Et pourtant, au fil de cette cinquantaine de récits, on entend monter la voix du poète, de plus en plus intime, de plus en plus étrange, de plus en plus énigmatique. On ne met pas longtemps à se convaincre que l’un des plus grands poètes du siècle (prix Nobel en 1975) fut un prosateur hors pair et parfaitement singulier. L’écriture épouse la circonstance comme le poème les « occasions » : parfois elle concentre tout dans une pure potentialité qui intrigue, parfois elle a la netteté du symbole. On ferait volontiers de ces petits poèmes en prose un « spleen d’Italie » s’ils n’étaient aussi traversés par l’humour, par la drôlerie et le gag – on découvrira notamment comment un couple lutte contre une chauve-souris ou comment une comparaison malheureuse rend difficile une soirée en gondole. Enfin il y a ici tant d’animaux, du gros rat à la soubuse, de la limace à l’okapi, qu’il n’est pas faux de lire cette étrange phénoménologie de la mémoire comme un zodiaque que dominerait un étrange effet papillon.
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En librairie le 4 mars 2010 |
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Préface de François Chaslin
14 illustrations couleurs
17 illustration noir et blanc 144 pages
22 €
ISBN : 978-2-86432-607-6 |
Paris : une colline de glaise, un boulevard périphérique, une église, du bruit, une vue de ville, voici le site. L’hôpital Robert-Debré : un hôpital pour enfants, des circulations, des réseaux, des espaces, des matières, le jour et la nuit, la vie et la mort, voici le programme. Ce livre, cette écriture nous font témoins du temps de la rencontre de Pierre Riboulet avec le projet de l’hôpital sur ce site. Ce voyage est intérieur, là où l’on parle en silence. Avec des phrases souvent brèves, le regard que pose l’auteur sur lui-même, architecte, engendre un ouvrage rare, qui explique aussi sans doute la réussite de l’hôpital. La singularité de l’œuvre de Pierre Riboulet (1928-2003) tient assurément à l’attention qu’il portait au site, au souci des usagers, et à la réflexion qu’il menait parallèlement sur son art. |

Théâtre
Traduction de l’allemand par Daniel Hurstel 96 pages
6 €
ISBN : 978-2-86432-608-3 |
Jedermann, l’Homme, voit venir à l’improviste sa dernière heure : comment l’emploiera-t-il pour mettre de l’ordre dans le désordre de sa vie ? Sur cette idée simple, inspirée d’une « moralité » anglaise du Moyen Âge qu’il a entièrement réécrite et enrichie de toute la tradition du drame baroque allemand, Hugo von Hofmannsthal (1874-1929) a conçu ce qui est devenu, avec Électre (1903) et L’Homme difficile (1921), sa pièce la plus jouée. Créée à Berlin en 1911 sous un chapiteau de cirque par le célèbre metteur en scène Max Reinhardt, représentée chaque été à Salzbourg depuis 1920 (date de la fondation du Festival par Hofmannsthal, Richard Strauss et Max Reinhardt) et régulièrement donnée un peu partout aujourd’hui en Autriche et en Allemagne, sur des parvis de cathédrales ou d’églises, tant par des troupes professionnelles que par des amateurs, c’est l’une des pièces où le poète autrichien a mis le plus de lui-même tout en parvenant à une totale maîtrise du temps et de l’espace de la représentation. La nouvelle traduction de Daniel Hurstel, en prose, s’attache à suivre au plus près les nuances de ce chef-d’œuvre. Elle a été conçue spécifiquement pour la scène et a remporté un grand succès lors de sa création en août 2007 avec Pierre Forest dans le rôle principal. |

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En librairie le 1er avril 2010 |
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128 pages
13,50 €
ISBN : 978-2-86432-602-1 |
La littérature est une arme. Qui la sert prend parfois le risque majeur : celui de perdre la vie. Dans la nouvelle qui ouvre le recueil, « La couleur du noir », la fiction – sous la forme d’un manuscrit – met en jeu une page d’histoire peu connue, l’insurrection malgache de 1947, et dévoile du même coup l’ampleur d’une machinerie meurtrière. Le passé n’est jamais qu’un présent réactualisé. Une image – matérielle, ou conservée dans une mémoire individuelle –, un souvenir qu’on croyait oublié suffisent pour changer la façon dont on prend part au monde, dont on décide d’un acte, d’une posture face à un événement, ou de la manière dont on engage son destin. Voilà, à travers ces récits brefs, les situations que parcourt le regard de Daeninckx, rebondissant, de façon à la fois résolue et inquiète, entre la pose du révolutionnaire et celle du poète – pour reprendre les mots de Francis Ponge dont il se réclame. |

128 pages
14 €
ISBN : 978-2-86432-609-0 |
Partir : une nécessité aussi irrépressible qu’irraisonnée jette le héros, un matin de novembre 1823, sur les chemins qui, d’une petite ville des bords de Loire, mènent à Paris. Depuis l’enfance, Anselme sait que les couleurs occuperont sa vie – couleurs qu’il prépare depuis trop longtemps pour un peintre de Vierges candides et de roués clandestins dont l’art ne répond plus aux besoins du temps. Il imagine, porté par les lettres de son ami Simon qui fréquente Géricault, tout un monde nouveau : pareil aux chevaux vifs et puissants si chers au maître ; bouleversant comme Le Radeau de la Méduse ; aussi troublant et provoquant que le portrait de la petite Louise – le réel pris dans l’éclat et la tourmente des corps. Arrivé aux portes de la capitale, les craintes et les remords, qui n’ont cessé de sournoisement l’accompagner, s’effacent, sa décision est arrêtée. Mais l’inconnu qui l’attend au terme du voyage aura peut-être les couleurs de l’hiver. Ce récit posthume de Pierre Silvain, par la tendresse pleine de réserve qu’il attache à ses personnages, par la saveur de son style, n’est pas sans rappeler le roman qui l’a fait connaître, Julien Letrouvé colporteur.
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