Culture a confine, mars 2008 par Nathanaël Gobenceaux
Le portrait que nous offre Michon du grand Honoré est pertinent et témoigne d’une parfaite connaissance de l’homme et de l’œuvre. Il constitue un bel hommage.
R. Guinot, La Montagne, 6 avril 1997.
Il y aura toujours des gens pour déplorer que Pierre Michon fasse double profit de ses textes, que, frappé d’une difficulté maladive à écrire, il passe des mois entiers à répéter ce qu’il a dit les mois précédents. Une lecture de ces deux livres ne me permet pas de les laisser dire : d’une part, mis en lumière avec les autres, chacun de ces textes prend un autre sens, à la fois plus lumineux et plus complexe ; d’autre part, ils sont souvent si beaux qu’ils ont sans cesse raison d’être relus.
Tiphaine Samoyault, La Quinzaine littéraire, 16 avril 1997.
Ce Michon-là, dépouillé, sans falbalas, la phrase ouverte comme un couteau, n’a pas son pareil dans l’actuel paysage littéraire français.
François Salvaing, Humanité-dimanche, 10 avril 1997.
Les livres de Michon nous enrichissent de toutes ses interrogations sur le monde, nous inclinent à plus de finesse, de réflexion, d’humilité. Un certain Montaigne, préoccupé de la formation de l’honnête homme, n’attendait pas autre chose de la lecture.
Corinne Denailles, Le Nouveau Politis, 10 avril 1997.
Pierre Michon évoque de façon inattendue, Balzac, Faulkner, ainsi que l’écrivain suisse Cingria, gratifié d’un subtil hommage. La prose énorme et profonde de Michon y fait merveille.
Le Généraliste, 18 avril 1997.
Si son hommage à Balzac et à Cingria est pertinent, subtil, simple, net – comme Michon, toujours, sait l’être –, c’est son texte sur Faulkner qui est magnifique, émouvant dans son intimité, sa presque timidité, sa gêne.
J. S., Le Monde, 9 mai 1997.
Voilà un livre rare dont l’utilité pédagogique est précieuse. Les textes sont des prétextes mais la prose en est si pure que n’importe quel professeur de lettres peut utiliser des passages de Michon pour dégager la qualité de l’écriture. Indépendamment de l’information sur les écrivains, les pages de Michon suscitent une réflexion orientée immédiatement vers le goût d’écrire.
M. Czarnecki, Choisir, juin 1997.
Styliste inventif comme dans ses autres œuvres [...], Pierre Michon sait ici donner à son admiration un ton de liberté plein de charme.
Notes bibliographiques, juin 1997. |