Hirta.— Quatre avec le mort : nous encore une fois ici jetés Comme la peau qu’on vous enlève vos regards sur moi De la porcelaine ou pire Vos yeux ce qu’il y a dedans : rien Qu’est-ce que ça change dedans pour vous ce soir : rien
Boreray.— Rien jamais ne change qui déjà ne soit là
Dun.— Des yeux tu dis de porcelaine L’image est belle, qui n’a pas pleuré toi seule
Boreray.— Si fréquenter la mort vous enlève un instant la peau ordinaire Être ensemble voudrait rendre cela peut-être supportable Un peu plus supportable
Hirta.— Encore une fois pour ce qu’on traverse, dégoût Ce qu’on accomplit, du vide : Qui ou quoi impose qu’ainsi on s’exhibe et pourquoi Pourquoi ici si peu de lumière
Boreray.— Allume si tu veux pourtant Avant que sur le corps ordinaire la peau se referme Avant qu’à nouveau on marche là-bas dehors Sans plus rien savoir toi de moi ni moi de toi Moi ici je préférerais du noir Et même un tissu de plus sur la lampe
Dun.— Frère et sœur mari et femme Qui veut quoi de qui De nous tu veux quoi que cette cérémonie ce soir pourrait en une heure De moi comme d’elle changer et t’offrir |