Dans les brefs chapitres où il met à nu son amour ambigu et violent pour « une Italie toujours tue sous l’extase feinte ou la hargne, sous le refus harassé d’être elle-même », Simeone fait entendre sa voix avec une émouvante authenticité. Les visites aux écrivains sont entrecoupées d’intermèdes musicaux et de visions picturales. Il y a dans ce livre une liberté à la Valery Larbaud, une ferveur tempérée par la fermeté de l’érudition et de la fidélité, dans ses émerveillements, mais aussi ses déceptions et ses angoisses.
René de Ceccatty, Le Monde, 7 février 1997
En scindant le nom de l’origine, Acqua fondata, il a du même coup échappé au gouffre de l’autobiographie pour se faire duel, sillon, passage, rencontre. Il sera donc désormais cela, l’homme qui dit le pluriel, la métamorphose, l’infinie variation du monde.
Alberte Sterck-Spinette, La Libre Belgique, 14 février 1997
L’auteur a rassemblé autour de lui ses outils d’artisan : une origine italienne, une activité de traducteur d’italien, travail de précision, et d’écrivain, œuvre de création, et enfin « cette botte, cette péninsule » dont les contours « peuvent encore se prêter au désir ». Quand on a tout cela à portée de main sur l’établi, on peut façonner une planète parfaitement ronde, un livre-cosmos d’une homogénéité absolue, langue, pensée, sentiments et culture.
Nicole Casanova, La Quinzaine littéraire, 16-28 février 1997 |