Gatti est un pluriel, Marseille aussi. D’où la nécessité, pour dire la rencontre, d’y consacrer au moins quatre films et un livre. D’autant que l’un – le poète – comme l’autre – la ville – aiment goûter au plaisir de la surenchère. Le poète l’appelle démesure. Tout le reste en découle. Si l’un dit : Sauveur, mon grand-père, l’autre répond : Quartiers nord, les exclus. Et le dialogue est né. Lorsque le poète dira : Je les invite à devenir Dieu, la ville répondra : Nous t’attendions. Alors Gatti ouvrira la valise. Il dira : Mussolini. Marseille répondra : Nous, on a Sabiani. Ils continueront ainsi, des jours, des mois. Aucun ne voulant être en reste. Misant, misant encore. Sans que jamais l’un ni l’autre n’esquisse le geste de ramasser un improbable gain. Une mise, une mise. Une parole, une parole. Le théâtre ne s’est jamais écrit autrement.
Le livre Le Cinécadre de l’esplanade Loreto reconstitué à Marseille pour la grande parade des pays de l’Est, pièce d’Armand Gatti, précédée de Mais pourquoi avec Rapagnetta sur les bras ?, présentation-histoire par Michel Séonnet
Cassette vidéo I La Reconstition de l’esplanade Loreto, réalisation Stéphane Gatti. Documentaire sur l’expérience d’Armand Gatti à Marseille tourné en janvier et juillet 1990.
Cassette vidéo II Qui suis-je ?, réalisation Hélène Châtelain. Portraits des stagiaires de Marseille. Le Cinécadre de l’esplanade Loreto reconstitué à Marseille pour la grande parade des pays de l’Est, réalisation Stéphane Gatti. Film de la pièce présentée par Armand Gatti à Marseille du 9 au 12 juillet 1990 dans le studio de FR3. Jamais le chant des oiseaux n’avait été si fraternel, réalisation Stéphane Gatti. Interview d’Armand Gatti réalisée à Marseille le 15 juillet 1990. |