Accueil
Littérature française
  Collection jaune
L’Image
Chaoïd
Fondation empreinte

Littérature étrangère
  allemande
anglaise
espagnole
italienne
russe Slovo
russe Poustiaki
grecque
japonaise

Verdier poche

Philosophie

Hébreu

Islam

Sciences humaines

Art et architecture

Tauromachie

Cuisine

Revues


vidéos

nouveautés

agenda


Lettre d'information

Informations générales

Sites conseillés

banquet du livre



 
  C’est la vie

  Gil Jouanard

  Proses

  112 pages
12,20 €
ISBN : 2-86432-256-0

Résumé

     « Jamais ne s’habituer à rien, tel est l’aliment du feu intérieur que nous avons à charge de préserver et stimuler. »
     Cet adage est le secret du distrait méthodique qu’est Gil Jouanard ; il s’applique pour notre plus grand plaisir à chaque instant de sa vie. Il se livre sans réserve, face à tout ce qui advient, à la célébration méditative et il n’est jusqu’à la tristesse qui ne lui dévoile son pouvoir fertilisant.
     Tout ce qui s’offre du monde est sujet à étonnement, est sollicitation pour sortir de soi, se déplacer – et les lieux familiers ne sont pas moins propices que les voyages au dépaysement.
     Ces brèves notations au quotidien mettent en œuvre un art de vivre, une façon de cultiver en soi une vision oblique, qui sont le véritable sel des jours.



Extrait du texte

     Sous l’effet de cette inflation d’expériences qui l’a nourrie et déformée, la vie d’un humain parvenu à l’âge adulte réagit spontanément à n’importe quoi, tout lui faisant penser à tout, chaque image en réveillant une autre, chaque pressentiment ressuscitant une intuition passée, chaque passant rappelant quelqu’un. C’est ainsi que chaque seconde de vacuité s’emplit instantanément d’une foule de gens et de choses dont la présence est d’autant plus prégnante qu’elle demeure invisible. Une multitude oppressante déteint sur tout ce qui se voit et tend progressivement à se laisser dissoudre. Rien ne peut durer dans sa réalité propre, aussitôt tiré vers un avenir tout encombré de passé. L’instant que je crois vivre n’est déjà plus que de la mémoire en suspens ; son existence véritable est différée jusqu’au moment de sa résurrection sous forme et statut de souvenir.
     Gare de Lyon, le 8 juin 1994.



Extraits de presse

     Il est des livres qui pourraient passer inaperçus tant ils parlent de tout et de rien, de la vie ordinaire, de choses infimes, bref du plaisir de vivre. Recueillir une émotion ou la beauté d’un paysage, capturer une scène prise sur le vif dans la rue ou saisir un instant de plénitude... Composé d’une succession de fragments ou de textes en prose, C’est la vie est de cette veine-là. Mais le terme prose a-t-il encore un sens quand la matière poétique est si présente qu’une lecture habite son lecteur, bien longtemps après que l’ouvrage a été refermé ?
     Anne Thébaud, La Quinzaine littéraire, 16 mai 1997.

 

     Habité par le verbe qui donne une réalité concrète aux perceptions intimes, ce poète voyageur, plus que sa sensibilité, livre ses impressions. [...] Gil Jouanard aiguise son acuité pour pénétrer et renouveler sans cesse son désir et ses sensations du monde : un square, une carte postale, un légume, un paysage, une région, une rencontre. Tout ce qui s’offre se doit d’être un sujet d’étonnement. L’errance et les mots comme une patrie. La poésie, défi lancé au silence, comme l’expression la plus précieuse du langage.
     Écrits au fil de la plume, ces petits textes font penser à un omnibus : on prend son temps, on regarde, on s’arrête, on repart, on effleure une vérité. Vouloir tout avaler d’un trait serait en rompre le charme. [...] Sa langue riche, imagée, précieuse parfois, ne se donne pas : elle requiert de l’attention, exige un effort. Á déguster au compte-gouttes.
     Notes bibliographiques, juin 1997.

 

     Gil Jouanard appartient à la famille de ces prosateurs raffinés qui délivrent la poésie de son carcan formel. D’un livre à l’autre, il fait jouer le prisme d’une langue délicate, habile à capter la lumière des lieux, la fugacité des impressions de voyage, à dresser des croquis, à fixer la partition du monde.
     Créations, avril 1997.



Radio et télévision

      Soleil d’encre, Sud radio, 15 février et 5 avril 1997.
     Un livre, des voix, France Culture, par Claude Mourthé, 15 avril 1997.