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  Le Dévoilement des choses cachées
Recherches de philosophie ismaélienne

  Abu Ya’qub Sejestani

  Traduit par Henry Corbin

  140 pages
14,80 €
ISBN : 2-86432-078-9

Résumé

Abû Ya’qûb Sejestâni est l’un des plus grands penseurs iraniens qui, aux IVe et Ve siècles de l’Hégire (les Xe et XIe siècles de l’ère chrétienne), illustrèrent la période des Imams Fatimides du Caire, en construisant l’édifice de la théosophie et de la philosophie ismaéliennes. Le présent traité, sous un petit volume, est une somme des questions essentielles : l’Un d’abord, dont l’auteur montre qu’il n’est pas, qu’il se situe au-delà de tout attribut. Puis vient la théorie de l’Impératif, du Verbe créateur, de l’Intelligence, de l’Âme et de la nature. L’ouvrage s’achève par une doctrine détaillée de la prophétie, et du rôle tout spécial de Jésus : la Parole de Dieu vivifiant la lettre des religions positives. C’est une christologie exemplaire en terre d’Islam qui conduit à la figure du Résurrecteur, le Mahdî. Sejestânî a ainsi mis en lumière le lien qui unit les deux questions fondamentales de l’Islam ismaélien : l’unité de Dieu et le messianisme.



Extrait de presse

     BCLF, février 1989

     Abou Ya’qûb Sejestânî (ou Sijzi) fut un des auteurs les plus importants de la secte ismâ’îlienne du chiisme, avec le titre de dâ’î, « propagandiste ». Ayant vécu en Iran au Xe siècle, à l’époque où l’ismâ’îlisme prenait le pouvoir en Égypte, c’est un témoin précieux d’une période très créative de la pensée philosophique ismâ’îlienne pénétrée de néo-platonisme. Il écrivit en arabe ce Dévoilement des choses cachées dont on n’a retrouvé que cette originale et intelligente traduction persane faite avant le XIIe siècle. Le regretté Henry Corbin a publié en 1949 le texte persan avec une introduction. Il avait préparé, en 1948, une traduction française qu’on publie maintenant avec les quelques pages d’introduction qu’il avait rédigées. On peut donc lire maintenant ce curieux ouvrage, ordonné en sept chapitres, chacun subdivisé en sept « recherches ». Partant de l’Unique primordial, de l’En-soi indicible, Principe instaurateur, l’auteur en expose les successives émanations, à partir de l’Intelligence première, Archange-Logos, jusqu’au monde de la Résurrection, dont le seigneur victorieux sera le Mahdi messianique, réalisant la promesse faite à Jésus, descendu du ciel, seul d’entre les prophètes, mais apparemment abandonné à ses ennemis. H. Corbin, un des rares à pouvoir le faire, sinon le seul, a traduit avec clarté ce texte ésotérique difficile. Il faudra en chercher le commentaire approfondi dans d’autres œuvres de ce savant qu’en retour il aide à mieux comprendre.