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  L’Ecclésiaste et son double araméen
Qohélet et son Targoum

 

  Traduction française du texte hébreu et du Targoum en regard avec variantes, notes, postfaces par Charles Mopsik

  152 pages
13 €
ISBN : 2-86432-102-5

Résumé

     La Bible hébraïque a été traduite en araméen au cours des premiers siècles de l’ère commune. D’abord traductions orales qui accompagnaient les lectures synagogales lors des assemblées festives, les versions des différents livres des écritures ont été ensuite adaptées et mises par écrit. Parmi ces traductions appelées Targoums, celle de l’Ecclésiaste a la particularité d’être à la fois une paraphrase suivie de son modèle hébreu et, en quelque sorte, sa réécriture, son double araméen. Elle renferme, comme d’autres Targoums, des amplifications narratives qui mettent en scène le roi Salomon et ses successeurs sur les trônes d’Israël et de Juda. Un de ces récits donne lieu en fin d’ouvrage à une étude portant sur les échos des légendes salomoniennes dans la mystique juive ainsi que sur des lectures de la cabale concernant quelques-uns des versets de l’Ecclésiaste, source d’inspiration importante pour elle.



Extraits de presse

     Revue de Théologie et de Philosophie, n°123, 1991
     par Jean Borel

     On appelle « targoum » la traduction-adaptation orale, plus ou moins libre et développée, que l’on faisait en langue ararméenne après la lecture synagogale du texte canonique de la Bible. Comme le dit Charles Mopsik, qui nous offre ici la traduction française du targoum de Qohélet, « on ne peut en apprécier l’apport et la valeur que s’il est lu au regard du texte hébreu comme un autre Qohélet, et non pas comme un substitut du premier. » (p. 21). Loin donc d’être un commentaire, le targoum de l’Ecclésiaste, que l’on fait généralement remonter aux environs de 500, date de l’achèvement du Talmud de Babylone, se présente comme une ré-écriture paraphrastique de son modèle hébraïque, « opérant la synthèse entre deux complexités : celle de la pensée de l’auteur de Qohélet, et celle de la pensée des pharisiens et des rabbins » (p. 23). On ne peut mieux caractériser la particularité et l’intérêt de ce targoum dont seule une analyse de détail serait pertinente, mais dont on sait déjà qu’il a inspiré aussi bien la pensée juive populaire que certains thèmes de la kabbale.