Éprouvante claire est le troisième ouvrage de Bernard Simeone. En quinze périodes conçues comme des « chants » au sens « poundien » du terme, le livre pose une question vertigineuse : « Qu’y a-t-il au bout de l’écriture ? » La forme poétique, mouvement, passage « vers la transparence, si tel est le mot juste du futur », comme l’indique la citation de Vittorio Sereni en exergue de l’ouvrage.
Daniel Licht, Libération, 7 avril 1988
Écrire l’intime n’équivaut pas forcément à révéler le secret. [...] Le poète a aimé les mots pour eux-mêmes. Non qu’il s’en serve comme d’un écran, pour éviter qu’ils signifient. Mais parce qu’ils sont le sujet, le vrai sujet, à travers d’autres : Pasolini, des villes dans la guerre, des arrêts sur l’image, instants de vie saisis dans leur passion évacuée, la mort et le mensonge, les voix, l’hiver...
Marie Étienne, La Quinzaine littéraire, 1er au 16 mai 1988 |