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  Haiku

  Issa

  Traduit du japonais par Joan Titus-Carmel
Édition bilingue

  112 pages
14,50 €
ISBN : 2-86432-199-8

Résumé

Ce monde de rosée
est un monde de rosée
pourtant et pourtant

Ce célèbre haiku d’Issa dit à lui seul l’art empreint d’esprit zen et l’existence semée d’épreuves du grand poète japonais. Il est un des maîtres de cette forme poétique dont la visée, selon les mots d’Alan W. Watts, est de décliner « le merveilleux sentiment de vacuité d’où surgit l’événement ».



Extrait du recueil

    yuki tokete
     mura ippai no
     kodomo kana

     La neige fondant
     le village tout entier
     s’est rempli d’enfants



Extraits de presse

     La Voix de l’Aisne, 17 juillet 1994,
     par Yves-Marie Lucot,

    « Petits poèmes sur les lèvres de Joan »
     [...] Le haïku est un poème traditionnel de dix-sept syllabes réparties en un vers de cinq suivi d’un vers de sept fermé par un autre vers de cinq syllabes. Cette prosodie singulière de l’impair remonte à la nuit des temps et chaque poème ainsi libellé par de véritables artistes issus d’écoles du genre, évoque un événement insignifiant au premier chef mais témoin à la réflexion d’une harmonie délicate et fugitive des instants de la vie quotidienne. Ainsi portent-ils à la surface du jour d’intimes leçons d’espoir, de bonheur, de plaisir ou de résignation. « Lorsque l’on vieillit/même la longueur des jours/est source de larmes » dit un haïku du moine Issa du temple de haïkaï, qui après bien des tourments, mourut de maladie en novembre 1827 et fut enterré sur le mont Komaru. Sur sa stèle on peut encore méditer ce poème : « Alors c’est donc ça/ma demeure pour la vie ?/ cinq pieds de neige. »