Il pleut à verse, l’antique printemps pluvieux sur les murs antiques, ravine la ville, la baigne d’ennui et de temps, lui apporte la vie, en perçoit – avec ivresse – la première injure dans tous ses jardins, sur tous ses belvédères encore desséchés, la soulage aussi de ses dépouilles, scories, cendres, immondices qui tombent dans les caniveaux et les rigoles, tout se précipite vers le fleuve… Le fleuve ne s’y refuse pas, il accueille ce que le temps de l’homme et la nature lui versent, sans oublier ce que lui-même dérobe aux moments où il se gonfle, et il les absout ensuite dans sa magnificence, il les prépare à la disparition et au retour, où ? aux mêmes rives, parmi maisons, murailles, rocs, en des visages aux fenêtres, en frondaisons, en de nouveaux éphémères firmaments citadins. |