« La tradition est la plus noble des
libertés pour la génération qui l’assume avec la conscience claire de
sa signification, mais elle est aussi l’esclavage le plus misérable
pour celui qui en recueille l’héritage par simple paresse d’esprit. »
À travers ces textes, dont la publication s’échelonne
entre 1909 et 1952, Martin Buber s’efforce de penser le judaïsme et,
plus précisément, « le processus spirituel du judaïsme qui s’accomplit
dans l’histoire comme un effort vers la réalisation toujours plus
parfaite de trois idées connexes : l’idée d’unité, l’idée d’action,
l’idée d’avenir » ; l’idée n’étant pas entendue comme concept abstrait,
mais comme force de manifestation de l’être au monde. |