Constituant le fond sur lequel vient se détacher l’échange, l’événement, central (« Quelque chose était arrivé, une fois, une seule, et maintenant tout était fini »). Encore cet événement est-il si essentiel, si violent qu’il ne peut se dire et que tout le récit tient à cet évitement, à une circonlocution : Maison des autres est un des plus beaux livres qu’on ait jamais écrit sur ce que la vie a, foncièrement, d’impossible.
Patrick Mauriès, Libération, 7 avril 1988
Rarement la misère aura été proférée avec une pareille crudité, une telle économie de moyens. Après lecture, on demeure un peu abasourdi, meurtri, inexplicablement heureux.
Pierre Mertens, Le Soir (Bruxelles), 11 mai 1988
Ce qui rend ce livre magique, c’est sans doute cette alliance entre une intrigue mince, mais dont la gravité ne nous échappe pas, même avant que la question soit posée, comme si celle-ci, déjà, était dans l’air, et un décor de bout du monde qui n’est jamais tragiquement défini comme tel, mais dit tout simplement.
Françoise Asso, La Quinzaine littéraire, 15-31 mai 1988
D’autres solitudes, immenses et profondes, vrillées à l’esprit et au corps de chacun dans le bijou sublime et unique qu’est Maison des autres de Silvio D’Arzo.
Jean-Paul Manganaro, Le Magazine littéraire, juin 1988
Livre très sombre, venu de ces lieux de dénuement où la vie semble perdre sens et valeur, Maison des autres, comme la nouvelle de Tolstoï (La Mort d’Ivan Illitch), est le récit d’un drame invisible noué dans le silence et la solitude, à l’extrémité de l’existence.
Patrick Kéchichian, Le Monde, 29 juillet 1988 |