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  Un des malheurs

  Emmanuel Darley

  224 pages
15 €
ISBN : 2-86432-381-8

Résumé

     Quelques voix dans une ville assiégée.
     D’autres, à l’extérieur, menaçantes.
     Puis le chaos qui recouvre peu à peu chaque chose. Et, pendant de longs mois, des ombres qui tentent de résister et de survivre. D’autres, tout autour, sur les collines, occupées patiemment à faire, en bas, le vide – à nettoyer.
     Un des malheurs : la guerre, celle qui ressuscite brutalement de vieilles histoires de terre, de terre d’ancêtres, pour déchaîner sa jubilation morbide.

     La force d’évocation de ce récit tient toute dans le refus de l’émotion et, surtout, dans l’originalité de la langue qui porte cet univers halluciné.



Extrait du texte

     Quelques obus, réguliers, pour en faire sortir d’autres, pour faire progresser la panique. Choisir des cibles, des endroits stratégiques et bombarder, encore et encore. Là où se fait la vie, là où rien ne peut empêcher, points d’eau, marché, hôpital, écoles. Faire que, malgré tout, le quotidien reprenne et que, vaille que vaille, ceux de Restonica sortent, s’en aillent à travers rues. Bombardez, bombardez, avait dit Brûlé, jusqu’à les rendre fous, et, désormais, fous ils étaient, inconscients, bien décidés semblait-il à se faire liquider et désormais, c’était bien de cela qu’il s’agissait, nettoyer, supprimer, liquider, chacun des habitants de Restonica, faire qu’ils s’en aillent, qu’ils disparaissent, et que, sur leurs ruines, autre ville renaisse, ville d’avant, ville d’avenir, sous nos mains ressuscitée. Plus question d’effrayer, de faire comprendre, rendre vie difficile. Les obus, les mortiers pour la chair, les balles des fusils pour les jambes, les ventres et les visages. Pour les hommes égarés. Pour les femmes bras chargés. Pour les enfants inconscients, mal élevés, jouant à tous vents sans s’occuper de rien.



Extraits de presse

     L’Indépendant, dimanche 19 janvier 2003
     Les visages du malheur dans une Bosnie déshumanisée
     par Serge Bonnery

     Huis clos dans une ville assiégée sur laquelle pleuvent les bombes. Selon que l’on est à l’extérieur ou dedans, la perception change. Emmanuel Darley dit le malheur des gens de Sarajevo et dresse le procès du cynisme et de l’indifférence.

     Dans le roman qu’Emmauel Darley, écrivain actuellement domicilié à Narbonne, vient de publier aux éditions Verdier de Lagrasse, Sarajevo s’appelle Restonica. Nous sommes au moment où la logique de guerre monte en puissance, au moment où les chars prennent position sur les collines qui entourent la ville bientôt assiégée.
     Dedans, c’est-à-dire à l’intérieur des murs sur lesquels vont pleuvoir des bombes inlassablement, il y a Pierre Salive. Ancien chef des pompiers, président du club de foot local, c’est autour de lui que va s’organiser vaille que vaille une difficile résistance à l’attaquant.
Dehors, dominant sa cible comme l’aigle survole sa proie avant de fondre sur elle, le général René Brûlé commande l’assaut, désigne les cibles à l’aide de jumelles. Il frappe chirurgicalement pour faire mal. Pour détruire. Pour tuer. Son seul but est de raser, d’éradiquer. Une version actualisée de l’éternel « Tuez-les tous »…
     Le théâtre de la guerre
     C’est ce face à face sournois, où chacun s’épie, sans jamais se parler, qu’Emmanuel Darley a choisi comme trame de son récit. L’auteur alterne ainsi les points de vue tout au long du roman où le lecteur est placé tantôt « Dedans », aux côtés de ceux sur qui l’on tire, tantôt « Dehors », au plus près de ceux qui tirent. « Dedans », avec les agressés. « Dehors », avec l’agresseur.
     Après avoir publié un premier roman en 1993 chez POL, puis un autre, Un Gâchis, en 1997 chez Verdier, Emmanuel Darley s’est essentiellement consacré au théâtre.
     La maîtrise du langage théâtral que l’écrivain a ainsi acquise au cours de ces dernières années se ressent fortement dans Un des malheurs. Emmanuel Darley ne parle pas au nom des multiples personnages qui peuplent son récit mais il leur donne directement la parole. Il les met sur la scène. Et l’emploi systématique du « je » qui prend ici des facettes multiples selon qui s’exprime derrière la première personne du singulier, donne à ce roman une étonnante force d’évocation.
     Sa force, Un des malheurs la doit aussi à la manière dont son auteur, qui a séjourné pendant un mois à Sarajevo au centre culturel André-Malraux, évoque la guerre en Bosnie. Pas la guerre en soi, mais celle-là en particulier, dans son contexte historique, géographique et humain.
     En refusant tout discours moralisateur et en évitant le piège de l’émotion, Emmanuel Darley entre plus profondément encore dans les blessures.
     Un univers halluciné
     
Un des malheurs fait mal à l’âme. Attaque au burin les poncifs trop souvent accumulés dans les récits de guerre. Démonte sans complaisance les mécanismes des comportements humains : ici lâcheté, cynisme, courage, peur, inconscience, folie, amour se côtoient dans un univers halluciné.
     Et c’est là que le romancier atteint son but. Dire le malheur de la guerre dans Restonica ruinée, brûlée, déchiquetée.
     Tandis que dans un « Ailleurs », c’est-à-dire ni « Dedans », ni « Dehors », on attend, on réfléchit, on s’interdit d’agir dans la précipitation, on se réunit pour créer une commission pour décider quelque chose, mais décider quoi ?
     Emmanuel Darley dépasse le simple procès de la guerre. Son livre fait le procès du cynisme et de l’indifférence, marques de fabrique du monde mondialisé. Un des malheurs, encore.

 

     La Marseillaise, mercredi 12 février 2003
     Cette guerre est la nôtre
     par Claudine Galea

     Une guerre ordinaire dévaste un pays ordinaire. Des gens ordinaires massacrent, d’autres sont massacrés. Entre dedans et dehors, la frontière est une cloison de papier. Terrible.

     L’histoire que raconte Emmanuel Darley n’est pas la restitution d’une tragédie par la voix du documentaire, ce n’est pas non plus une fiction à l’anglo-saxonne plaçant ses personnages au cœur d’une guerre, ce n’est pas une reconstitution. C’est juste un conte, avec des noms symboliques, le général Brûlé comme tête brûlée, Cheval et Jument, Coquille et Dommage, ou encore Aurélien Surveille. La ville s’appelle Restonica, mais les gens s’appellent Jules, Joseph, Eugène, Lorette, Grégoire, Antoine, Gilles, madame Françoise...
     Est-ce que ça se passe, ici, tout près, loin ? C’est quoi loin ? C’est Sarajevo, ou Alger ?
     La géographie du livre s’en tient à deux espaces, dedans, dehors. Comme on dit pour, ou contre.
     Et les voix alternent, celles qui sont dehors et qui mitraillent, dévastent, tuent. Celles qui sont dedans et qui subissent, crient, meurent. C’est un peu simple ? Oui et non. La naïveté a du bon. Emmanuel Darley s’en sert en toute conscience. Pour dire l’innommable, l’indicible, l’absurde, l’intolérable, il a choisi cette façon, sensible et sans apprêt, directe, répétitive. Il crée moins une distance qu’une sorte d’incrédulité. On s’étonne à nouveau que cela, l’horreur, puisse être aussi ordinaire.
     « Toujours rêvé détruire. Comme dans les films, entrer dans les maisons et tout jeter à terre. »
     Et comme dans les films, ou les jeux d’enfants, les hommes nettoient, massacrent, anéantissent.
     De raisons, il ne faut pas chercher. On en trouvera toujours, bonnes ou mauvaises. Les bonnes finissent par devenir mauvaises, et réciproquement. Voilà, entre autres, ce qu’avec sa façon, son style, son point de vue, Emmanuel Darley induit : que l’animal dans l’homme réduit toute intelligence, réflexion et humanité. Que les questions n’engendrent plus les actes, et les actes plus de questions. Que les esprits préfèrent fantasmer plutôt que voir la réalité, bref que la réalité est une vision parmi d’autres, virtuelle finalement, et que tout est interchangeable et modifiable à gré. Un des malheurs est un livre qui donne le tournis, et ce tournis est une image du monde. Cul par-dessus tête va le monde, ce qu’on sait déjà, mais que ce soit devenu un jeu d’enfants, on ne l’a peut-être jamais vu à ce point.
     Qu’un livre sur la guerre nous la rende si fluide et ludique – et plus seulement monstrueuse et tragique – fait évidemment frémir. « Peu importe si tu meurs, peu importe si tu passes, bientôt viendra la victoire, au son de la valse, au son de la valse. »
     Il y a beaucoup d’enfants dans le livre d’Emmanuel Darley, ils font de la luge sur la neige ou courent dans les ruines juste après les bombardements. Les enfants n’ont pas d’idée du passé, du futur. Les enfants vivent seulement le présent, et de la mort ils se moquent encore. Ils ont des notions tranchées, les gentils et les vilains, et sont légers, irresponsables, innocents.
     La figure de l’enfant, rapportée à l’homme, ces hommes qui du jour au lendemain investissent les collines et détruisent une ville sous prétexte qu’elle fut leur des siècles auparavant, est une parabole. La folie c’est de se croire toujours innocent, et tout-puissant. Est-ce à dire que dans ce monde, saturé de moyens d’informations, de pressions, obsédé par la sécurité et l’allongement de la vie, l’esprit des hommes ne mûrit plus, ne grandit plus ? Que, scotché aux consoles et autres écrans, il ne dépasse plus les stades primaires de la jouissance ?
     Est-ce à dire que les notions de progrès scientifique et social sont définitivement déconnectées du sens de la civilisation et de la morale ? Est-ce à dire que la confusion entre enfance et infantilisme est consommée ? Le livre d’Emmanuel Darley est-il un ouvrage d’anticipation ? Les frontières entre l’humain et l’inhumain sont-elles devenues des cloisons de papier qu’une poussée un peu trop forte de la main peut déchirer pendant une bagarre de gamins ?
     Mais sommes-nous décidés à devenir aussi brutaux, primitifs et grotesques ? L’héroïsme est-il devenu notre seul rêve ? Serons-nous ces grands enfants attardés, ces généraux tordus et ces troupions indifférents ? Allons-nous subir sans protester le grand lessivage d’esprit que les sous-produits de la culture nous infligent sans douleur à longueur de journée et de nuit, et cela dès le plus jeune âge ?
     Reposons-nous la question première, celle qui régulièrement vient hanter et scander Un des malheurs, question réduite à sa plus simple expression, nue et effrayante : « Sommes-nous ? »
     Et relisons, après le livre de Darley, L’Espèce humaine de Robert Antelme. Que fait l’homme de son histoire ?

 

     Le Monde, vendredi 28 février 2003
     Les guerres au singulier-pluriel
     par Patrick Kéchichian

     Emmanuel Darley, en donnant pour titre à son livre Un des malheurs, a voulu situer son propos et sa méditation à ce croisement où le singulier devient exemplaire, où le pluriel n’est que l’addition de chaque misère, en tel lieu, à tel moment. Restonica, « une petite ville au creux d’un vallon », c’est évidemment Sarajevo. C’est aussi les autres théâtres locaux des guerres fratricides dans l’ex-Yougoslavie.
     Et plus loin, si l’on parvient à prendre du recul, c’est un malheur parmi tous les autres, partout et toujours.
     Homme de théâtre, Emmanuel Darley a choisi de diviser la scène de son roman en deux espaces physiques : le dedans et le dehors. Dedans, c’est la ville assiégée et bombardée, sans cesse sous le regard et sous le feu du camp adverse qui a décrété sa destruction. Une destruction pas seulement matérielle ou s’inscrivant dans une stratégie politique, mais morale, mentale. Dehors, ce sont les « seigneurs de la guerre » qui observent des collines les « misérables fourmis, inconscientes et désordonnées » : « ... et nous, le doigt sur la détente, l’œil dans le viseur. Bombardez jusqu’à les rendre fous, a dit le général Brûlé, bombardez, bombardez, faites que plus rien ne soit possible, pensable, détruisez ce qui fait la vie de chaque jour ». Avec un sens dramatique remarquable, un souffle, une violence sans complaisance ni concession, Darley fait se croiser les voix du dedans et du dehors – parfois intervient un « ailleurs », parfaitement impuissant. Ces voix, qui correspondent à un grand nombre de protagonistes aux noms outrés et concrets (Cheval, Jument, Brûlé, Coquille, Salive...) enregistrent le désastre et détaillent la souffrance. Elles n’ont pas de recul, n’analysent rien, se contentent, si l’on ose dire, pour les unes de pâtir, pour les autres de torturer. Darley n’a pas cherché à dépeindre ou à reconstituer la guerre, mais à faire entendre, au plus près, l’impossible récit d’un malheur. Parmi d’autres...

 

     Libération, 27 mars 2003
     Restonica delenda est
     par Jean-Baptiste Harang

     Intra et extra-muros, le malheur hébété d’une ville assiégée presque imaginaire.

     Ce livre n’est pas un texte de circonstances, même si les circonstances semblent le convoquer comme témoin de moralité, ou plutôt d’amoralité au tribunal de l’histoire : la guerre est Un des malheurs, un autre est la honte qu’on a d’appartenir à cette espèce animale, l’humaine, qui développe tant de mesquine intelligence et de basse stupidité pour s’entre-détruire. Un des malheurs fait résonner sans raisonner les chœurs de voix extra-muros et intra-muros d’une ville assiégée. Deux chœurs alternés, « Dedans » et « Dehors », disent le bonheur ivre de bombarder une ville et le malheur hébété d’être anéantis sans comprendre sous le feu d’un ennemi invisible et cruel. Restonica sera détruite, systématiquement, en deux cents pages brûlantes et hallucinées.
     Le nom de Restonica, vallée corse, est le seul élément du livre qui évoque une possible situation géographique, sa consonance et les souvenirs qu’on a du siège de Sarajevo en 1992 et 1995, sa rue principale, son avenue des snipers, ses ponts coupés, vallée profonde et sans issue, collines armées jusqu’aux crêtes, occupent l’espace entre les lignes. Mais tous les autres noms, ceux des personnages, des villages alentour sont français, des noms communs, impropres, tirés de la langue et non pas recopiés sur de quelconques monuments aux morts, ils sont partie prenante d’un texte de littérature française, des noms comme vous et moi, coupables et victimes interchangeables. L’assaut est dirigé par le général Brûlé, la défense organisée par le commandant Salive (organisée, impuissante et improvisée, Salive est le président du club de foot, le maire semble pétrifié dans la posture du pêcheur à la ligne sous le dernier pont encore debout et bientôt détruit). Les héros d’une guerre passée, où l’on suppose que les assaillants d’aujourd’hui étaient les victimes d’alors, se nomment Louis Dommage pour les uns, Paul Coquille pour les autres, ils ont monuments et prestige, leur souvenir est l’étendard dérisoire des vivants. Les lieux-dits Fanges ou Racines, et les combattants, les combattus, Glaise, Caillou, Lagoutte, Basse, Songe, Rêche ou Cheval (sa femme s’appelle Jument), pas pour faire rire, non, on ne rit pas, on tue ou on meurt, mais pour être au monde comme des choses sans âme.
     Les chœurs alternent, « dedans »/« dehors », du général à la jeune enfant, tout le monde parle à la première personne, parfois sans se nommer, pour dire ce qu’il voit par le petit bout de sa lorgnette, par la mire de son fusil à lunette, l’évidence de tuer pour d’impérieuses raisons ignorées, rabâchées pourtant à grands coups d’alcool de prune d’un côté, du côté des armes, et l’incompréhension de devoir craindre, souffrir ou mourir de l’autre, dans les caves, les cimetières ou les files d’attente pour de l’eau ou du pain de l’autre côté, du côté des peurs. Ces monologues croisés disent des détails individuels, la courte vue de chacun, l’impuissance à survivre, l’incapacité de cesser de tuer, le drame est dans les détails. Il n’y aura pas de miracle, Restonica sera détruite, et ses bourreaux auront la gueule de bois. Le seul miracle est le livre, dans cette distance tenue par la langue sur la crête aiguë des choses vécues, entre drame et mélodrame sans jamais y tomber. Aucune émotion, jamais, n’est sollicitée, elle est pourtant là, constamment présente, sans larmes ni compassion, comme la vibration d’une corde insensible trop tendue. La violence déborde la sobriété de l’écriture qui cependant ne s’y refuse pas, dit les choses comme elles sont, économise les adverbes, les prépositions, comme on économise son souffle dans le secret du silence ou une course trop longue. Les vrais mots, les mots de sens, ceux qui disent la cruauté, la violence, le viol, le tir aux pigeons humains, ceux-là ne sont pas épargnés, ni appuyés, ils rendent compte, et leur simplicité cruelle a force de poème. Le dire de ceux qui meurent persiste dans l’au-delà de leur agonie, jusqu’à dire « j’étais » quand ils ne sont plus. Le livre avance au plus près des corps, des chairs à vif, des peurs, les tireurs ne sont plus que des gueules hurlantes, et les cibles des ombres. Les phrases et les bombes tombent sur la ville et la recouvrent de la poussière grise de la mort. Il n’y a ni droit ni tort, ni bons et méchants, les noms des bourreaux et des victimes se ressemblent, seuls les hasards de l’histoire les ont placés d’un côté ou l’autre du fusil, ni victoire ni défaite, mais seulement la dérive aveugle d’une humanité indivisible et inhumaine.

 

     Le Magazine littéraire, mai 2003, n° 420
     par Valérie Marin La Meslée

     Ce récit d’une guerre emblématique fait écho au monde tel qu’il est mais comme l’information ne peut le dire, ou le tait. Il donne la parole à tous ceux qui ont vécu, vivent et vivront les folies destructrices animées de mirages de reconstruction. La chronique en forme de fable d’Emmanuel Darley (auteur d’Un gâchis) se divise en deux chants alternés : paroles du dehors et paroles du dedans. À l’extérieur, l’attaquant prépare les munitions de sa haine, sous les ordres du général Brûlé qui, « Hahaha », jouit avant, et pendant, de reprendre aux « mécréants » Restonica la flamboyante. À l’intérieur, les habitants candides et insouciants sont pris par surprise, inquiets puis tremblants, et tâchent aussi de faire corps autour de celui de leur chef, le commandant Salive. Qui dit chef dit abus de pouvoir, le viol collectif se dessine.
     Entre théâtre et poème, cette fresque épique est scandée de monologues. Points de vue d’hommes, de femmes, d’enfants engagés de gré ou de force dans cette lutte à mort qui est née d’on ne sait quoi, va on ne sait où, mais se déroule inéluctablement. Où sommes-nous ? Dans une ville chargée d’histoire et de héros légendaires. À quelle époque ? Des temps immémoriaux. Au long de phrases elliptiques, un vocabulaire archaïque se mêle ici à des termes actuels, dans un.



Radio et télévisions

     Le Livre du jour, France Culture, 6 janvier 2003
     Les Livres ont la parole, par Bernard Lehut, RTL, 23 février 2003
     Du jour au lendemain, par Alain Veinstein, France Culture, 26 février 2003
     Tout arrive, France Culture, 3 mars 2003
     Le 13/14, France Inter, 3 mars 2003
     Droit d’Auteurs, par Frédéric Ferney, France 5, 30 mars 2003