Pierre Bergounioux, écrivain silencieux publie des livres rares parce que subjugués par les exigences de l’écriture qui en fomente la beauté et en détermine l’essence.
Hugo Marsan, Gai pied Hebdo, juin 1992.
Bref, délicat, juste et désenchanté, le récit de Pierre Bergounioux joue avec la mémoire comme d’un instrument dont il tire des sons graves et pénétrants.
Laurent Lémire, La Croix, 8 juin 1992.
On retrouve la belle écriture sinueuse de Pierre Bergounioux, qui façonne l’un des univers romanesques marquants de notre temps. [...] À travers ce texte [...], on discerne mieux pourquoi et comment, dans ses romans, quelque chose d’aussi extrêmement individuel, de l’ordre de l’expérience la plus intime, a pu à chaque fois déboucher sur l’horizon de tous, construisant le lien avec le sens et, au-delà, avec l’Histoire, par l’accès à la conscience que ces expériences fondatrices sont certes irréductibles, mais qu’elles relèvent en fin de compte d’une commune nécessité.
Jean-Claude Lebrun, L’Humanité, 20 mai 1992.
La prose de Bergounioux est d’une beauté étrange. Elle est comme extraite d’un bloc de pierre dure et grise et, par l’usage sûr du ciseau, métamorphosée en objet translucide, souple, gardant dans ses courbes le secret de cette étrangeté.
Patrick Kéchichian, Le Monde, 10 juillet 1992.
Bergounioux use du français sans réserve, des tournures qui pourraient sentir l’obsolescence au prétexte que la langue orale s’y casse le nez, des formes verbales simples puisque, malgré qu’on en ait et comme son nom l’indique, le passé simple est moins compliqué que le passé composé. À la fin de l’envoi, lorsque la quête de mémoire et la leçon d’écriture ont renoncé à bloquer le temps en arrêt sur image, le lecteur court commander chez son libraire les sept romans que Pierre Bergounioux a déjà publiés sans claironner.
Jean-Baptiste Harang, Libération, 21 mai 1992. |