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36 façons d’accommoder les moules |


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64 pages
8 €
ISBN : 2-86432-275-7 |
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La moule est un produit très populaire et très peu coûteux, aussi
les Français en sont-ils grands consommateurs – on parle de 80 000
tonnes par an ! La moitié est produite en France, l’autre moitié nous
vient de Hollande et d’Espagne. On trouve sur nos marchés 4 variétés de moules. La bouchot, la plus petite, la meilleure, et la plus répandue en
France. C’est la moule commune, qui doit son nom au fait qu’elle est
élevée sur des pieux, ou bouchots, régulièrement alignés. Cette
agriculture marine est pratiquée depuis le XIIIe
siècle en Vendée. On la doit à Patrick Walton, un Irlandais installé
dans la région, qui constata leur prolifération sur les piquets qu’il
plantait en mer pour capturer des oiseaux. Il les multiplia et les
réunit en clayonnages qu’il appela « bouchot ». Mais les Romains
entretenaient déjà des moulières. Aujourd’hui, le bouchot est un
alignement de 50 à 100 mètres de pieux de chêne d’une hauteur de 4 à 6
mètres, enfoncé de moitié dans la mer. Cette culture est pratiquée
essentiellement sur la côte Atlantique. Les boucholeurs récoltent de
jeunes moules, ou naissains, sur des cordes de captage qu’ils enroulent
autour du bouchot et sur lesquelles elles vont engraisser. La bouchot
est une moule d’été que l’on consomme de mai à octobre quand elle est
bien grasse, et au comble de sa finesse. La bouzigues, tout aussi
savoureuse et plus charnue, peut se consommer crue, mais se prête à
toutes sortes de préparations, notamment les fameuses moules farcies.
Elle est cultivée en Méditerranée dans notre étang de Leucate et dans
le bassin de Thau selon un procédé très particulier : l’élevage en
suspension. Il s’agit de cordes, au bout desquelles sont fixés des
filets. Ces cordes, attachées à des « pratiques », pendent
verticalement dans l’eau. Dans les filets, on place des larves, qui
grossissent et s’agrègent entre elles grâce à leur byssus. Les
coquillages, constamment immergés, ne sont jamais en contact avec le
fond et ont une croissance extrêmement rapide. Une nouvelle méthode
se développe aujourd’hui entre Marseillan et Frontignan, et en Bretagne
: c’est un élevage de pleine mer appelé élevage sur filières : la moule
se développe en suspension sur des filins verticaux immergés. La
hollandaise n’est pas une moule d’élevage, elle est pêchée sur des
bancs naturels par des dragueurs, ce qui explique qu’elle contient
souvent du sable bien qu’on la fasse séjourner dans des bacs
d’épuration avant de l’exporter. C’est une moule d’hiver, bien moins
savoureuse que la bouchot mais d’un prix tout à fait avantageux.
L’espagnole, de forme triangulaire, est la plus grosse de toutes ces
variétés et se consomme généralement crue. |

La moulade de l’étang de Lapalme
Une sortie à la pêche aux moules dans l’étang – si elle est fructueuse – sera l’occasion d’une moulade. Comme
la cargolade, c’est un repas de fin d’été qui doit se faire en plein
air et avec de nombreux amis qui se feront un plaisir de participer aux
préparatifs. Pour la circonstance, on va sortir les grands grils et
mettre le blanc au frais ! Il faut s’inquiéter de l’appétit des convives pour la quantité de moules à prévoir.
Ingrédients : pour 1 personne
- 1 litre de moules
- pour la sauce : 1 verre à moutarde de bon vin blanc sec,
1/2 verre à moutarde d’eau, 1 tomate bien mûre pelée, épépinée et
hachée, 6 gousses d’ail et 1 oignon moyen hachés, 1 cuillerée à café de
persil frais haché, 1 épaisse tranche de jambon cru coupé en petits
dés, du poivre, 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Dans une grande poêle en fonte, mettre
l’huile à chauffer. Y faire revenir le jambon et roussir l’oignon, puis
ajouter la tomate et la laisser fondre. Verser alors le vin blanc, qui
doit réduire d’1/3. Mouiller avec l’eau et ajouter le reste des
ingrédients. Laisser mijoter 20 à 30 minutes. Laver
et gratter les moules au moment de les faire griller. Toutes les bonnes
volontés sont les bienvenues ! Pendant
ce temps, d’autres auront préparé une bonne braise de sarments et mis
les grils à chauffer. Au moment où on
dispose les moules sur le gril, tout le monde doit être prêt pour la
dégustation car la cuisson est très rapide. Les
coquillages vont s’ouvrir très vite et on réservera aux plus habiles
l’opération délicate d’arroser promptement chaque moule avec un peu de
sauce. Dès que la sauce frémit dans la coquille, il faut retirer le
gril car la moule ne doit pas se dessécher. Les
convives entourent le gril, de grandes serviettes autour du cou, bien
appliqués à ne rien perdre de cette succulente sauce.
La dégustation est arrosée de blanc moelleux très frappé. |

[...] C’est un bon petit livre. On y trouve de judicieux conseils.
Les Lettres gastronomiques, 15 novembre 1997.
Les recettes de Colette Olive sont autant de petits plats réjouissants. Toutes invitent le lecteur à la convivialité, celle qui vient du cœur et qui stimule le palais.
Frédérique Arbouet, CCAS infos, décembre 1997.
Ces petits livres, réalisés par Colette Olive, annoncent la couleur des saisons, des plats et du produit. Ils sont sans prétention, mais très pratiques : 36 recettes ludiques, très faciles à préparer. On en redemande.
Sylvie Tardrew et Léo Fourneau, Elle, 15 décembre 1997. |

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