Accueil
Littérature française
  Collection jaune
L’Image
Chaoïd
Fondation empreinte

Littérature étrangère
  allemande
anglaise
espagnole
italienne
russe Slovo
russe Poustiaki
grecque
japonaise

Verdier poche

Philosophie

Hébreu

Islam

Sciences humaines

Art et architecture

Tauromachie

Cuisine

Revues


vidéos

nouveautés

agenda


Lettre d'information

Informations générales

Sites conseillés

banquet du livre



 
  Pierre Soulages, trois lumières

  Jacques Laurans

  64 pages
4,80 €
ISBN 978-2-86432-597-0

Résumé

Cela se passait vers la fin d’un mois d’août. Nous étions proches d’un soir de pleine lune et la nuit, à cette date, ne semblait plus tout à fait la nuit. L’air était doux, bercé par quelques ombres végétales tandis qu’au loin des barques de pêcheurs tremblaient sur l’eau comme de petites étoiles frileuses.
Dans le vaste salon de la villa, j’avais remarqué une des toiles récentes de Pierre Soulages ; j’entends par là celles qui ne laissent plus au blanc la moindre chance de tirer un seul éclat, le moindre appui. Maintenant, le noir souverain est tout autant couleur que reflet, matière que vibration, conjugaison de l’apparence et de l’enracinement.
Et, comme surpris par mon propre discernement, je découvrais le lien fondamental, essentiel –  de nature, devrais-je mieux dire  – unissant l’œuvre à la source des éléments.



Revue de presse

Presse écrite

   Olé !, n°463, du 16 décembre au 20 janvier 2010
   par Daniel Bégard

   Quelques années avant que les institutions ne pratiquent un hommage désormais constant à Pierre Soulages – notamment et avec les moyens que l’on sait pour le Musée Fabre – un écrivain montpelliérain Jacques Laurans écrivait un texte, court et fort qui par sa pertinence, et au-delà d’un coup de cœur forcément personnel, saluait avec talent la singularité et la poétique d’une démarche artistique. C’est ce texte, augmenté d’apports importants dans la même ligne, que publient aujourd’hui les éditions Verdier.
   Pour approcher l’œuvre de Soulages, Jacques Laurans rappelle à juste titre que « notre perception ordinaire des choses, l’inconnu, l’inconnaissable, s’allie souvent à l’ombre et à l’obscur » et que 1e noir est souvent, à l’enfance, la marque d’un seuil qu’il faut franchir. Passer outre est alors la condition pour aller au monde, comme plus tard à l’œuvre inconnue. Bien entendu lorsqu’il visite son ami Pierre Soulages en son univers sétois, il ne s’agit plus de cela, même si, probablement, quelque chose en demeure.
   C’est qu’en effet, l’univers du peintre est celui des pleines et incessantes questions des choses premières où tout se joue entre opacité, intensité et transparence. Le noir, le gris, le blanc, comme dans la vie peut-être ou, ainsi que le suggère Laurans, comme le paysage sétois sous l’orage. Mais le noir, qui domine, conserve toujours son essence propre qui est d’ambivalence « d’autant plus noir qu’il autorise une source de lumière » et que celle-ci « est d’autant plus claire qu’elle s’extrait elle-même du noir ».
   Clarté et obscurité, il y a donc toujours un seuil à franchir, un franchissement nécessaire, telle est la belle leçon de Soulages que Jacques Laurans restitue par des textes lumineux !

Radio et télévision

« Du jour au lendemain », par Alain Veinstein, France Culture, lundi 4 janvier 2010 de 23h50 à 0h30