MacCARTHY, Thomas
MacCarthy, Thomas (1954). Né dans le comté de Waterford, il a fait ses études à l’University College de Cork, où il vit aujourd’hui. Découvert par l’équipe éditoriale de The Dolmen Press, son premier recueil, The First Convention, a été primé par le Patrick Kavanagh Award en 1977. Il a publié ensuite The Sorrow Garden (1981), puis s’est tourné essentiellement vers la poésie politique — non sans susciter de vives polémiques — avec The Non-Aligned Story-Teller (1984), Seven Winters in Paris (1989) et The Lost Province (1996), qui font de lui l’un des rares représentants « sudistes » d’un genre représenté essentiellement par les poètes d’Ulster.
MAC CON IOMAIRE, Tomás
Mac Con Iomaire, Tomás, ou Tomás Rua, [aussi Mac an Iomaire] (1951), né à Casla, habite aujourd’hui Carraroe. Fondateur de l’Oireachtas na nGael (Concours artistique de l’Irlande Gaélique) réuni pour la première fois à Rosmuc en 1970, il travaille à Raidió na Gaeltachta. et a composé plusieurs chansons très connues.
MacDONAGH, Donagh
MacDonagh, Donagh (1912-1968). Poète et dramaturge né à Dublin, il est le fils du poète Thomas MacDonagh fusillé après l’insurrection de Pâques 1916, et le filleul de Joseph Plunkett ; sa mère se noya peu de temps après la mort de son père. Parallèlement à une carrière judiciaire, il fut un homme de radio et de théâtre très populaire, peu soucieux de rassembler ses poèmes. Il fut lié à Denis Devlin et au dramaturge Niall Sheridan, qui fit publier après sa mort ce qui reste son meilleur livre, A Warning to Conquerors, d’où sont extraits les poèmes ici traduits.
MacDONAGH, Thomas
MacDonagh, Thomas (1878-1916). Né à Cloughjordan, dans le comté de Tipperary, il fit ses études secondaires au Rockwell College de Cashel et décida de rentrer dans les ordres, puis renonça à la suite d’une crise religieuse. Il adhéra à la Ligue Gaélique de Douglas Hyde tout en publiant ses premiers poèmes en anglais vers 1902. Influencé par sa découverte du néoplatonisme, il donna avec The Golden Joy (1906) le meilleur de sa production de jeunesse, une suite d’hymnes d’une belle ampleur lyrique. En 1908, il vint enseigner à l’école de St. Enda fondée par Patrick Pearse, rencontra grâce à ce dernier le dramaturge Edward Martyn et William Butler Yeats, et fit représenter une pièce à l’Abbey Theatre en octobre 1908, When the Dawn Is Come, pour laquelle il accepta des corrections de Yeats et de Synge qui, de son point de vue, dénaturèrent son œuvre. Après un été à Paris en 1910, et une période de retrait dans la solitude consécutive à une déception amoureuse, il se maria en janvier 1912 et revint au théâtre avec Metempsychosis, une pièce représentée par le Theatre of Ireland en avril de la même année, dans laquelle il faisait de Yeats et de ses convictions ésotériques un portrait vengeur, en même temps que ses poèmes (Songs of Myself, 1910) traduisaient un refus de la solennité de sa première manière. Une thèse sur Thomas Campion lui permit d’enseigner à University College, et d’éditer The Irish Review en collaboration avec Padraic Colum, James Stephens et Joseph Plunkett. Il semblait destiné à une carrière littéraire et universitaire et préparait une histoire de la littérature irlandaise (publiée en fragments après sa mort) quand, en novembre 1913, il s’engagea aux côtés des Irish Volunteers, une activité qui le conduisit à prendre part à l’Insurrection de Pâques ; il fut exécuté par les Anglais le 3 mai 1916. Cette fin héroïque et son engagement patriotique, qui font de lui l’un des héros de l’Irlande, ont longtemps empêché de prendre une juste vue de son œuvre, rassemblée au lendemain de sa mort par James Stephens. Auteur mineur, incontestablement, il se montre, dans The Poet Captain, sans illusions sur la possibilité pour un poète de prendre part à des luttes armées sans renoncer à une part de lui-même ; son œuvre restreinte et inaccomplie révèle une de ces natures passionnées qu’aimait Yeats, qui le célébra aux côtés des autres martyrs de 1916.
MacDONOGH, Patrick
MacDonogh, Patrick (1902-1961). Né à Dublin, il fit ses études à Trinity College et publia ses premiers poèmes dans diverses revues puis, principalement, dans The Dublin Magazine édité par son ami le poète Seumas O’Sullivan (1879-1958). Ses quatre principaux livres sont Flirtations (1927), A Leaf in the Wind (1929), The Vestal Fire, a Poem (1941) et Over the Water and Other Poems (1943). MacDonogh se situe incontestablement dans la postérité du romantisme et dans la proximité spirituelle de Yeats ; la musicalité particulière de ses vers et l’intensité de ses meilleurs poèmes lui valent une place durable dans les anthologies. Le meilleur de sa poésie a été réuni dans un précieux volume, One Landscape Still (1958). Un choix de ses Poèmes a paru en français (traduit par le C.R.L.C. de l’Université de Caen, préface d’Hugues Labrusse, Eygalières, éd. Le Temps Parallèle, 1979).
MAC FHEORAIS, Seán
Mac Fheorais, Seán (1915). Né dans le comté de Kildare, il a longtemps été maître d’école, à Limerick, et dans les comtés de Leitrim et Kilkenny. Il a publié deux recueils de poèmes : Gearrcaigh na hOíche (Les petits oiseaux de la nuit, 1954) et Léargas (Spectacle, 1964).
MacGREEVY, Thomas
MacGreevy, Thomas (1893-1967). Né dans le comté de Kerry, il fit ses études à Trinity College après avoir pris part à la Première Guerre mondiale et se lia avec Samuel Beckett, Brian Coffey et Denis Devlin. James Stephens et Joyce furent aussi ses amis. Ce critique et historien d’art fut une figure importante de la vie littéraire dublinoise et séjourna longtemps à Paris dans les années 20, avant de devenir le directeur de la National Gallery de Dublin de 1950 à sa mort. Il collabora régulièrement au Criterion, le revue de T.S. Eliot (sur qui il écrivit une étude).
MacGUCKIAN, Medbh
MacGuckian, Medbh (1950). Née à Belfast, elle a fait ses études au Collège Dominicain de Fortwilliam et à Queen’s University. Distinguée par le jury du Gregory Award en 1980 et auteur de quelques plaquettes, elle publia en 1982 son premier livre important, The Flower Master, qui fut un événement. Ont suivi depuis Venus and the Rain (1984) et On Ballycastle Beach (1988). Elle est l’éditeur de la revue Fortnight. MAC LIAMMÓIR, Micheál
Mac LiammÓir, Micheál, (1899-1978). Né à Cork. Élevé en Angleterre, il est revenu en Irlande où, après avoir essayé la peinture, il est devenu acteur et auteur dramatique. Avec son inséparable ami Hilton Edwards, il fonda le Galway Theatre, puis, à Dublin, en 1929, le Dublin Gate Theatre. Comme acteur il s’est rendu particulièrement célèbre par des one-man-shows comme The Importance of Being Oscar et I must be talking to my friends. Écrivain de langue anglaise et irlandaise, il a écrit des essais autobiographiques, et surtout des pièces de théâtre (Ill-met by Moonlight, Diarmaid agus Gráinne, etc.). Parmi ses œuvres en irlandais, on peut citer un essai autobiographique (Ceo Meala Lá Seaca, « Une pluie de miel un jour de gel ») et un recueil de poèmes intitulé Bláth agus Taibhse («Des fleurs et un fantôme »). Il s’était rendu célèbre dans le tout-Dublin par sa vie d’esthète non-conformiste, qui ne l’empêchait pas de rester fidèle à ses convictions – notamment à son engagement pour la défense de l’irlandais dans la culture de la cité.
MacNEICE, Louis
MacNeice, Louis (1907-1963). Né à Belfast dans une famille anglo-irlandaise (son père devint évêque de l’Église d’Irlande) il fit ses études à Marlborough puis à Oxford, où il rencontra W.H. Auden, Cecil Day-Lewis et Stephen Spender. Ses premiers poèmes, publiés avec eux (notamment, avec Auden, Letters from Iceland en 1937), le rattachent à l’« Auden Group » sans qu’il semble avoir adhéré avec la même ferveur aux idées socialistes de Day-Lewis et Spender. Si Day-Lewis n’est irlandais que de naissance, la relation de MacNeice avec l’Irlande, bien plus profonde, fut toujours complexe, faite d’amour et de haine, comme en témoigne le fragment ici publié de Autumn Journal, longue chronique en vers écrite en 1939 sous le coup des événements de Munich, et qui fut très remarquée. Ce n’est qu’en 1940, après avoir enseigné aux États-Unis, que MacNeice revint durablement à Belfast, où il produisit des émissions de radio et écrivit un essai marquant sur W.B. Yeats (The Poetry of W.B. Yeats) qui, publié en 1941, marque un tournant dans sa propre prise de conscience de l’importance de l’héritage irlandais, en même temps qu’une première juste évaluation, dans le monde anglo-saxon, de l’importance des derniers poèmes de Yeats. Au même moment, MacNeice jugeait sévèrement le parti pris de neutralité de l’Irlande et ne se privait pas de le faire savoir. Après de vifs succès dus au ton très neuf de ses poèmes les plus connus (Springboard, 1944 ; Holes in the Sky, 1947), et à plusieurs remarquables pièces radiophoniques (Christopher Columbus, 1944 ; The Dark Tower, pièce en vers, 1946), les années cinquante furent moins favorables à MacNeice, dont Autumn Sequel (1953), qui se voulait une suite à l’Autumn Journal d’avant la guerre, fut fraîchement accueilli, de même que Ten Burnt Offerings (1952), son œuvre la plus ambitieuse. Mais ses recueils suivants, Visitations (1957) et Solstices (1961) confirmèrent sa maîtrise d’un discours poétique à la fois dense et souverainement libre, dont les thèmes sombres et mélancoliques sont toujours soigneusement distanciés. Publié après sa mort, The Burning Perch (1963) allait marquer la poésie des années soixante. Écrivain prolifique, adaptateur des deux Faust de Goethe (en 1951, avec E.L. Stahl) et de l’Agamemnon d’Eschyle (1936), auteur d’innombrables essais, articles critiques, scénarios de films, ainsi que d’une autobiographie posthume (The Strings are False, 1966), MacNeice est communément considéré comme « le plus anglais des poètes irlandais ». Mais son message à l’Irlande, qui consiste somme toute à critiquer ses tendances au chauvinisme tout en acceptant l’héritage de ses mythes dans ce qu’il permet de traduire en fait de pulsions inconscientes, son souci de souligner le devoir d’objectivité du regard poétique chargé d’enregistrer les phénomènes, et l’influence durable qu’il exerce encore sur les poètes irlandais (qui n’est comparable qu’à celle de son contemporain Kavanagh, mort peu après lui), confèrent à l’œuvre de MacNeice une place centrale dans l’histoire de la poésie irlandaise du « second » XXe siècle. Les poèmes ici retenus, qui couvrent toute sa carrière, suivent l’édition de référence des Collected Poems publiée par E.R. Dodds en 1966. Les éditions de la Différence publient en 1996 un choix de poèmes de Louis MacNeice dans la collection Orphée (Une Voix, trad. Clothilde Véziès), ainsi que son autobiographie traduite par Clothilde Véziès et Adolphe Haberer. Parmi les études sur MacNeice, citons, en français, la thèse d’Adolphe Haberer : Louis MacNeice (2 vol., Presses Universitaires de Bordeaux, 1986).
MAHON, Derek
Mahon, Derek (1941). Né à Belfast, il a fait ses études à la Royal Belfast Academical Institution et à Trinity College à Dublin. Il a enseigné à Belfast, à Dublin, au Canada et aux États-Unis, invité comme poète résident dans différentes universités. Il a également une carrière de journaliste et d’homme de presse derrière lui, ainsi que de traducteur de la poésie française (il a notamment traduit les poèmes de Philippe Jaccottet et les Chimères de Nerval). Son œuvre proprement dite porte la marque de son expérience de traducteur : ses recueils offrent fréquemment un certain nombre de poèmes librement adaptés. Moins célèbre à l’étranger que Seamus Heaney, il lui est souvent comparé en importance par les meilleurs connaisseurs de la poésie irlandaise. Empruntant ses références à la peinture, à toute la poésie européenne, aux cultures méprisées, sa poésie traduit un sens aigu de la responsabilité du poète, un souci de rendre justice sans grandiloquence, avec humilité, aux objets négligés ou perdus, à la mémoire de ceux qui ne laissent pas de trace dans le monde, aux sensations de chaque jour. Ses principaux recueils sont Night-Crossing (1968), Lives (1972), The Snow Party (1975), The Hunt by Night (1982), Antarctica (1985).
MAUDE, Caitlín
Maude, Caitlín (1941-1982). Née à Rosmuc, scolarisée à Rosmuc puis à Spiddle (Connemara). études supérieures à l’Université de Galway. Elle a enseigné à Galway, Dundalk et Dublin, et a vécu ensuite à Dublin.
MEEHAN, Paula
Meehan, Paula (1955). Née à Dublin, où elle réside, elle a fait ses études à Trinity College et à Washington. Elle a animé de nombreux ateliers d’écriture à travers toute l’Irlande. Elle a publié quatre livres : Return and No Blame (1986), Reading the Sky (1991) et surtout The Man who was Marked by Winter (1991) et Pillow Talk (1994), qui font d’elle l’une des voix féminines les plus marquantes de la jeune poésie irlandaise ; son œuvre a été saluée par Paul Durcan et Eavan Boland.
MHAC an tSAOI, Máire
Mhac an tsaoi, Máire, [Maire MacEntee] (1922). Née à Dublin, elle a passé presque toute sa jeunesse à Dún Chaoin [Dunquin] dans le Kerry, et a fait des études de lettres à l’University College de Dublin et à la Sorbonne. Elle a collaboré à l’édition de contes en irlandais classique, au Dublin Institute for Advanced Studies (School of Celtic Studies). Avocate, elle a travaillé dans les ambassades d’Irlande à Paris et à Madrid avant de devenir secrétaire générale au ministère des Affaires Étrangères. Elle a également été détachée au Congo dans les années 60 pour une mission de l’O.N.U. Elle épousa Conor Cruise O’Brien en 1962. On lui doit deux recueils de poèmes, Margadh na Saoire (Le marché des vacances, 1952) et Codladh an Ghaiscígh (Le sommeil du héros, 1973). Elle a aussi traduit en anglais des poèmes de son oncle, Mgr Pádraig de Brún (Miserere). Son dernier volume paru s’intitule An Cion go dtí seo (L’affection jusqu’ici, 1990). MILNE, Ewart
Milne, Ewart (1903-1987). Né à Dublin dans une famille anglo-irlandaise, il rompit très tôt avec son père, homme de droite partisan de l’Angleterre, se maria, vécut de divers métiers (marin, notamment) et s’engagea au côté des Républicains dans la guerre civile espagnole. Il travailla dans une ferme en Irlande pendant la guerre. Après Forty North Fifty West (1938), Letter from Ireland (1940) et Listen Mangan (1941), parus en Irlande, ses livres furent essentiellement publiés à Londres (Jubilo, 1944). Dans les années 50, ses positions non-conformistes (un nationalisme irlandais doublé d’une assez ferme opposition au gaélique) contribuèrent à le marginaliser. A Garland for the Green (1962), son meilleur livre, le révéla au grand public. Il collabora à de nombreux magazines littéraires britanniques et américains, mais aussi à plusieurs journaux irlandais. D’un recueil à l’autre, sa poésie a sans cesse changé de ton et de style. C’est dans l’évocation de ses blessures intimes (le deuil de sa seconde femme dans Time Stopped, 1967, et la rupture avec son père tout au long de son œuvre), plus que dans ses déclarations nationalistes, qu’il a donné le meilleur de lui-même.
MONTAGUE, John
Montague, John (1929). Né à Brooklyn, il a passé son enfance dans la ferme de ses tantes, dans le comté de Tyrone, puis a fait ses études secondaires à Armagh et ses études supérieures à l’University College de Dublin, qu’il est allé compléter aux États-Unis. Il a longtemps vécu à Paris, rue Daguerre, et entretient depuis trente ans avec la culture française et les poètes français contemporains un dialogue d’une grande richesse ; il est notamment membre du comité de la revue Poésie. Traduit très tôt en français par Claude Esteban, Serge Fauchereau, Michel Deguy, il est avec Thomas Kinsella le plus remarquable des poètes de la génération qui suit immédiatement celle de Kavanagh et d’Austin Clarke. Universitaire (il a enseigné à l’University College de Cork de 1972 à 1988), éditeur d’anthologies de la poésie irlandaise (The Faber Book of Irish Verse en 1974 et, plus récemment, Bitter Harvest, de moindre ampleur et de propos différent), auteur d’une autobiographie (The Lost Notebook, 1987) et d’un recueil de nouvelles (Death of a Chieftain, 1964), son œuvre poétique proprement dite porte, surtout dans les années 60, la marque d’une interrogation anxieuse sur les malheurs qui ont frappé la terre d’Irlande (Poisoned Lands, 1961). Issu des milieux catholiques d’Ulster, marqué par son séjour aux États-Unis, il est avant tout un poète de la mémoire, de la réminiscence et du rêve. Ses principaux recueils sont A Chosen Light (1967), Tides (1970), The Rough Field (1972), A Slow Dance (1975), The Great Cloak (1978), The Dead Kingdom (1984), Mount Eagle (1988). Deux anthologies de ses poèmes ont paru en français : La Langue greffée (éd. Belin) et Amours, marées (éd. William Blake), volumes auxquels nous avons emprunté les traductions du G.E.R.B., de C. Esteban et de P. Rafroidi publiées ici. La majorité des poèmes que nous proposons par ailleurs sont inédits en français.
MOYA, Carmela
Moya, Carmela (1936). Née de mère anglaise et de père irlandais, espagnole par son mariage, Carmela Moya, après une carrière de danseuse qui l’a menée à travers toute l’Europe, s’est reconvertie dans l’enseignement après avoir soutenu en Sorbonne un doctorat sur Sean O’Casey. Elle vit en France depuis de nombreuses années, écrit en français et en espagnol, se traduisant parfois elle-même, mais l’anglais reste sa langue de référence et tous ses poèmes portent fortement l’empreinte d’une identité irlandaise qu’elle revendique hautement. L’Institut Britannique de Paris a publié ses Collected Poems en 1991, rassemblant des textes parus dans de nombreuses revues. Proche de Seamus Heaney, de David Gascoyne, se recommandant volontiers de Blake et de Hopkins, elle est l’une des voix féminines les plus singulières de la poésie irlandaise d’aujourd’hui. Ses poèmes remplis de références aux traditions celtiques témoignent d’une sensibilité aiguë à la violence des forces du monde naturel.
MULDOON, Paul
Muldoon, Paul (1951). Né dans le comté d’Armagh, élevé dans le comté de Tyrone, il a fait ses études à Belfast, à Queen’s University, et a publié son premier recueil (Poetry Introduction II) en 1972, alors qu’il était encore étudiant, chez Faber & Faber, éditeur auquel il est resté fidèle depuis lors. Ce livre lui valut un Eric Gregory Award. Il a été longtemps producteur à la BBC d’Irlande du Nord à Belfast, puis a enseigné à Cambridge et aux États-Unis, où il s’est installé en 1987. Il a enseigné à Princeton, Berkeley et Amherst et vit maintenant dans le New Jersey. Déjà auteur d’une anthologie des jeunes poètes d’Irlande du Nord en 1979, son éditeur lui a confié en 1986 le soin de réaliser une anthologie des poètes irlandais contemporains (The Faber Book of Contemporary Irish Poetry) dans laquelle, tout en s’excluant lui-même, il a créé une vive surprise en ne retenant que dix noms, citant seulement en guise de préface un extrait d’un entretien radiophonique entre Louis MacNeice et F.R. Higgins dans lequel MacNeice refuse de se laisser entraîner sur le terrain d’un chauvinisme qui opposerait l’essence de la poésie irlandaise à la poésie anglaise. Lecteur de la nouvelle critique française, familier des théories du texte, Muldoon est un des poètes les plus en vue de sa génération, et se distingue par sa virtuosité verbale. Ses principaux livres sont New Weather (1973), Mules (1977), Why Brownlee Left (1980), Quoff (1983), Meeting the British (1987), Madoc : A Mystery (1990), Shining Brow (livret d’opéra, 1993).
MURPHY, Richard
Murphy, Richard (1927). Né dans le comté de Galway, à Milford House, il a passé une partie de son enfance à Ceylan et a fait ses études à Oxford, puis à la Sorbonne. Sailing to an Island (1963), son premier recueil, lui a valu une large reconnaissance ; on découvrit alors un poète marqué par l’expérience de la mer, utilisant volontiers des formes classiques assouplies (les tercets assonancés de The Last Galway Hooker, écrits à bord d’un bateau de pêche acquis en 1959, et qui jouent, sans jamais s’y plier parfaitement, avec les mètres classiques). Son livre suivant, The Battle of Aughrim (1968), est une longue méditation sur l’histoire de l’Irlande, qui témoigne d’un effort vers un langage concret, objectif, resserré. Richard Murphy a publié depuis High Island (1974), The Price of the Stone (1985), The Mirror Wall (1989). Son œuvre a été distinguée par de nombreux prix importants.
NÍ CHUILLEANÁIN, Eiléan
NÍ Chuilleanain, Eiléan (1942). Née à Cork, elle est la fille d’un professeur de gaélique de l’Université de cette ville et de la romancière Eilis Dillon. Elle enseigne aujourd’hui la littérature anglaise de la Renaissance à Trinity College. Ses deux premiers recueils de poèmes, Acts and Monuments (1972) et Site of Ambush (1975), couronnés respectivement par le Patrick Kavanagh Award et par le Books Ireland Publisher’s Award, l’ont consacrée comme l’un des poètes les plus remarquables de sa génération. Elle a publié depuis The Rose Geranium (1981) et The Magdalene Sermon (1989). L’un des quatre poèmes ici traduits, The Second Voyage, donne son titre aux deux éditions de l’anthologie qu’elle a elle-même tirée de ses poèmes en 1977 et 1986. The Girl Who Married the Reindeer a paru en juillet 1995 dans un numéro de The Southern Review (Baton Rouge) consacré à la poésie irlandaise. NÍ DHOMHNAILL, Nuala
NÍ Dhomhnaill, Nuala (1952). Née dans le Lancashire, élevée dans la Gaeltacht de la Péninsule de Dingle (comté de Kerry), elle vit aujourd’hui à Dublin avec son époux (turc) et ses quatre enfants. Elle a publié deux recueils de poèmes : An Dealg Droighin (L’épine de prunellier), Féar Suaithinseach (l’herbe miraculeuse). Une anthologie de ses poèmes a été traduite par Michael Hartnett : Rogha Dánta, Selected Poems (1986, édition bilingue 1988). Un autre volume bilingue a suivi en 1992, The Astrakhan Cloak, traduit par Paul Muldoon. Nuala Ní Dhomhnaill, qui anime de nombreux séminaires et ateliers d’écriture, est l’un des poètes gaéliques les plus importants d’aujourd’hui. Son dernier recueil à ce jour est Feis (1991).
Ó BEACHÁIN, Breandán
Ó BeachÀin, Breandán [Brendan Behan] (1923-1964). Né à Dublin, élevé dans la langue gaélique par une famille farouchement républicaine, il est arrêté en 1939 pour sa participation aux activités de l’I.R.A. à Liverpool et passe trois ans en prison (voir son autobiographie Borstal Boy, en français : Un peuple partisan, trad. Roger Giroux, Gallimard). Sept mois après sa libération, il est de nouveau condamné à quatorze ans de travaux forcés pour avoir tiré, à Dublin, sur un policier, et sera libéré au bout de quatre ans et demi. Auteur gaélique, il écrit aussi en anglais ; son œuvre comprend des essais, des nouvelles, des poèmes et plusieurs pièces de théâtre dont la version anglaise lui valut un succès mondial à partir de The Hostage (en gaélique : An giall, 1956 ; trad. française Deux otages, Gallimard, 1961). Auteur révolté, marqué par l’expérience carcérale, Behan dut sa mort prématurée à l’alcoolisme. Son second texte autobiographique, Confessions of an Irish Rebel, fut publié en 1965 (trad. française par M. de Hauteville : Confessions d’un rebelle irlandais, Gallimard, 1983). Il est l’un des auteurs dramatiques les plus importants de l’après-guerre, non seulement pour le domaine gaélique, mais aussi dans tout le monde anglo-saxon.
Ó CÉILLEACHAIR, Séamas
Ó Céilleachair, Séamas (1916). Né à Baile Bhúirne en 1916, il a fait ses études au Collège de La Salle à Waterford et à l’Université de Galway. Instituteur, puis professeur de collège dans le comté de Tipperary, il a publié plusieurs recueils de poèmes et deux anthologies poétiques (Nua-Fhilí 1942-1952 ; Nua-Fhilí 1952-1962).
Ó COISDEALBHA, Seán
Ó Coisdealbha, Seán [Johnny Chóil Mhaidhc], 1933. Personnage célèbre d’Indreabhán (Connemara). Il a écrit des pièces de théâtre (An Cruastóir, An Mhéar Fhada), des essais et des poèmes, notamment le recueil de mélanges intitulé Buille faoi Thuairim Gabha (Un coup d’essai de forgeron) : on y trouve notamment un remarquable dialogue entre le poète contemporain et Raftery, le célèbre poète aveugle du Connemara du début du XIXe siècle.
Ó CONGHAILE, Caoimhín
Ó Conghaile, Caoimhín (1912). Fils de John Connolly, l’un des martyrs de l’insurrection de Pâques 1916, il a été instituteur d’école nationale, puis inspecteur des écoles. Il a publié deux recueils de poèmes : Dánta (Poèmes, 1964) et Báidíní Páipéir (Petits bateaux de papier, 1971).
Ó DIREÁIN, Máirtín
Ó DireÀin, Máirtín (1910-1988). Né à Sruthán, dans l’île d’Inis Mór, la plus grande des îles d’Aran, il y a fait ses études secondaires. Après la mort de son père (un petit fermier) en 1917, il connut des moments difficiles. Il devint employé à la Poste de Galway en 1927, et fut acteur amateur dans la troupe du Galway Theatre. En 1937, il vint à Dublin pour travailler au ministère de l’éducation, et, quelque temps, au National College of Arts. Il commença très tard à écrire des poèmes, à 29 ans seulement (son frère cadet, Tomás, lui servit de modèle). Il a publié un grand nombre de recueils : Coinnle Geal (Cierges brillants, 1942), Dánta Aniar (Poèmes de l’Ouest, 1943), Rogha Dánta (Choix de poèmes, 1949), Ó Mórna agus Dánta eile (Ó Mórna et autres poèmes, 1957), Ar Ré Dhearóil (Notre époque malheureuse, 1962), Cloch Choirnéil (La pierre angulaire, 1962), Crainn is Cairde (Des arbres et des amis, 1970), et Ceacht an Éin (La leçon de l’oiseau, 1979). Une édition complète de ses poèmes parut cette année-là : Dánta 1939-1979. Il a d’autre part publié un recueil d’essais, Feamainn Bhealtaine (Le Goémon de mai, 1961). Docteur honoris causa de l’Université d’Irlande (1977), lauréat du prix de l’Irish-American Cultural Foundation (1967) et de l’Ossian-Preis de la Fondation F.V.S. de Hambourg.
Ó DÚILL, Gréagóir
Ó DÚill, Gréagóir (1946). Né à Dublin, élevé dans le comté d’Antrim, il a fait ses études supérieures à Belfast et Dublin. D’abord enseignant pendant deux ans à Belfast, il est devenu ensuite administrateur dans la fonction publique à Dublin. Secrétaire de la revue littéraire Comhar et auteur de plusieurs essais critiques, il a publié trois recueils de poésie : Innilt Bhóthair (La pâture du chemin, 1981), Cliseadh (Sursaut, 1982), Dubhthrian (Tiers noir, 1985).
Ó FLAITHEARTA, Liam
Ó Flaithearta, Liam [Liam O’Flaherty] (1897-1984). Originaire des îles d’Aran, le gaélique est sa langue maternelle mais il écrit la plus grande partie de son œuvre en anglais. D’abord séminariste, il est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, puis prend part activement à la guerre civile de 1922 dans le camp républicain. Contraint de quitter l’Irlande, il a vécu longtemps à New York et en France et a publié l’essentiel de son œuvre entre 1923 et 1950. Celle-ci comprend de nombreuses nouvelles et des romans en anglais qui ont fait son succès et ne traitent que de l’Irlande, notamment Famine (1937, sur la Grande Famine de 1845), Land (1946, sur la lutte des paysans irlandais au XIVe siècle pour la restitution des terres), Skerret (1932, sur l’Irlande à la fin du XIXe siècle), et The Informer (1925, traduit en français sous le titre Le Mouchard), son livre le plus célèbre, sur l’Insurrection de Pâques 1916, et qui a inspiré le film du même titre de John Ford en 1935 ainsi que Point noir de Jules Dassin en 1968. Liam O’Flaherty a écrit également en gaélique, notamment un recueil de nouvelles (Dúil, 1953) et des poèmes qui lui assurent une petite place dans toute anthologie de la poésie gaélique du XXe siècle.
O’GRADY, Desmond
O’Grady, Desmond (1935). De son vrai nom James Bernard, il est né dans le comté de Limerick, a passé son enfance dans le Clare puis le Kerry et a été élevé par les Jésuites avant d’étudier la littérature celtique à Harvard. Il a vécu à Paris et à Rome et a été le dernier secrétaire particulier d’Ezra Pound en Italie. Dans les années soixante, Reilly (1961), The Dark Edge of Europe (1967, peut-être son meilleur livre) et The Dying Gaul (1968) font de lui un poète très remarqué. Il part alors vivre en Grèce, puis enseigne à l’Université américaine du Caire. Il a publié depuis Hellas (1971), Separations (1973), Stations (1976), His Skaldcrane’s Nest (1979), et des traductions de l’italien, de l’arménien, du gallois. Il vit aujourd’hui dans le comté de Cork. Ce grand voyageur ne considère pas sa poésie comme spécifiquement irlandaise ; elle s’inscrit pour lui dans le champ plus vaste de la tradition celtique et européenne.
Ó hAODHA, Séamas
Ó Haodha, Séamas (1886-1967). Né à Cork, il devint inspecteur des écoles. On lui doit trois recueils de poèmes : Uaigneas (Tristesse, 1928), Caoineadh na Mná agus Dánta Eile (La complainte de la femme et autres poèmes, 1939) et Ceann an bhóthair (La fin de la route, 1966).
O’MALLEY, Mary
O’Malley, Mary. Originaire du Connemara, elle a fait ses études à l’University College de Galway et a enseigné l’anglais pendant huit ans à l’Université Nouvelle de Lisbonne. Son premier recueil de poèmes, A Consideration of the Silk (1990) lui a valu l’attention de la critique, qui a réservé un accueil plus chaleureux encore au livre d’où sont extraits les poèmes cités dans notre anthologie, Where the Rocks Float (1993). Elle vit aujourd’hui à Moycullen, en pays gaélique, et s’est occupée de programmes éducatifs pour le Cúirt International Literature Festival (l’une des manifestations littéraires les plus importantes d’Irlande, à Galway).
Ó MAOILEOIN, Brian
Ó Maoileoin, Brian (1936). Né à Belfast, il a fait ses études supérieures à Londres et a vécu un certain temps en Afrique. Il vit à Ros Guill, en Donegal, et enseigne à Leitir Ceanainn. A publié un recueil de poèmes, Safari, en 1973. Ó MUIREADHAIGH, Réamonn
Ó Muireadhaigh, Réamonn (1938). Né dans le comté d’Armagh, il a fait ses études supérieures à Maynooth, et a été ordonné prêtre en 1962. On lui doit deux recueils, Athphreabadh na hÓige (Le Sursaut de la jeunesse, 1964) et Arán ar an Tábla (Du pain sur la planche, 1970).
Ó MUIRTHILE, Liam
Ó Muirthile, Liam (1950). Né à Cork, il y a fait ses études à l’University College et a été pendant longtemps rédacteur du journal à Raidió Teilefís Éireann ; il vit aujourd’hui à Dún Laoghaire. Il a publié un recueil de poèmes, Tine Chnáimh (Bonefire, 1984), dont le poème éponyme a été adapté à la scène. Chroniqueur dans The Irish Times, il a rassemblé un choix de ses articles en gaélique en 1991 (An Pheann Coitianta) et a publié en 1992 Dialann Bóthair (Journal de route).
Ó NEACHTAIN, Joe Steve
Ó Neachtain, Joe Steve (1942). Originaire de Spiddle. Il a commencé à écrire en 1969 : chansons, poèmes, nouvelles, sketches, dialogues, scénarios pour la radio (ainsi la série Baile an Droichid, « le village du Pont »). Son œuvre, très spirituelle, reflète exactement la vie contemporaine dans la Gaeltacht. Il a publié plusieurs livres, notamment un recueil de chansons et dialogues : Fead Ghlaice (La longueur d’une prise), un recueil de poésie De Dhroim Leice (Sur le sommet de la dalle), et un recueil de nouvelles, Clochmhóin.
Ó RÍORDÁIN, Seán
Ó Riordain, Seán (1917-1977). Originaire de Baile Bhúirne (Ballyvourney, comté de Cork), scolarisé à Sliabh Riabhach, puis à Inis Carra (comté de Cork), il a fait ses études à North Abbey, Cork, puis est devenu employé au City Hall de Cork. A publié plusieurs recueils de poèmes : Eireaball Spideóige (La queue du rouge-gorge, 1952), Brosna (Bois sec, 1964), et Línte Limbo (Les lignes des limbes, 1971). Il a adapté d’autre part des poèmes anciens en irlandais moderne, en collaboration avec le R. P. Séamas Ó Conghaile : Rí na n-Uile (Le roi de tous les êtres, 1964).
Ó SEARCAIGH, Cathal
Ó Searcaigh, Cathal (1954). Né à Gort a’ Choirce, comté de Donegal, au milieu de la Gaeltacht, où il vit habituellement. Il a fait ses études à Limerick, a travaillé quelque temps à Londres, et à Raidió Teilefís Éireann. On lui doit plusieurs pièces de théâtre, notamment Mairimid leis na Mistéirí (Nous attendons les mystères), Tá an Tóin ag titim as an tSaol (Le monde perd son froc). Il a publié plusieurs recueils de poésie : Miontraigéide Cathrach agus Dánta Eile (Petite tragédie d’une ville et autres poèmes, 1975), Tuirlingt (Atterrissage, en association avec Gabriel Rosenstock, 1978), Súile Shuibhne (Les Yeux de Sweeney, 1983). Une anthologie bilingue de son œuvre poétique : An Bealach Ôna Baile/Homecoming, a été publiée par les soins de Gabriel Fitzmaurice (Cló-IarChonnachta, Indreabhán, 1993). Écrivain-résident de l’Université d’Ulster à Coleraine et de Queen’s University à Belfast.
O’SULLIVAN, Derry
O’Sullivan, Derry (1944). Né à Bantry, dans le comté de Cork, il a fait ses études à l’université de Cork. Il passa quelques années dans un monastère de moines capucins. Il a vécu deux ans en Suède, et réside à présent en France, où il est assistant d’anglais à l’Université, et prépare une thèse de doctorat sur Yeats. Il est marié et a deux enfants. Il a publié un recueil de poèmes : Cá bhfuil do Iúdás ? (Où est ton judas ?, 1987). Ó TUAIRISC, Eoghan
Ó Tuairisc, Eoghan (1919). Né à Ballynasloe, il a été longtemps maître d’école, puis écrivain de profession à partir de 1962. A écrit un roman sur l’insurrection de 1798 (L’Attaque), et un livre intitulé Dé Luain (Lundi) sur la révolte de Pâques 1916. A aussi publié en anglais sous le nom de Eugene Watters, notamment une nouvelle version de la légende de Diarmuid et Gráinne, The Week-end of Dermot and Grace. A publié un recueil de poèmes, Lux Aeterna (1964), ainsi qu’une anthologie de la poésie gaélique contemporaine, Rogha an Fhile (Le choix du poète, 1973).
Ó TUAMA, Seán
Ó Tuama, Seán (1926). Né à Cork. Universitaire éminent, auteur d’une thèse sur l’amour dans la chanson populaire irlandaise (et ses origines françaises médiévales : l’amour courtois), il a écrit des essais critiques et publié de nombreuses pièces de théâtre, notamment Gunna Cam agus Slabhra Óir (Fusil tordu et chaîne d’or), Maloney agus Dramaí eile (Maloney et autres drames), Corp Eoghain Uí Shúilleabháin (Le cadavre d’Eoghan Ó Súilleabháin). Il a publié un recueil de poèmes, Faoileán na Beatha (Le goéland de la vie, 1962), et rassemblé une anthologie de la poésie gaélique moderne : Nuabhéarsaíocht 1939-1949 (1950).
ORMSBY, Frank
Ormsby, Frank (1947). Né dans le comté de Fermanagh, il a fait ses études à Belfast où il vit aujourd’hui ; après James Simmons, il a été l’éditeur de The Honest Ulsterman, une importante revue où Seamus Heaney, Paul Muldoon, Derek Mahon ou Tom Paulin ont publié régulièrement dans les années 70. D’abord connu pour ses pamphlets (Knowing My Place, 1971), il a rassemblé ses poèmes dans deux recueils : A Storm of Candles (1977) et A Northern Spring (1986), et se recommande volontiers de la postérité de Louis MacNeice. |