 |
























|
 |
 |

| |
 | |
| |
36 façons d’accommoder la poularde |


| |
64 pages
8 €
ISBN : 2-86432-274-9 |
|
|
 |
|
Avant de cuire la poule, il faudra retirer la graisse qui entoure
le gésier et les intestins et la garder pour accommoder des pommes de
terre sautées. Un conseil pour éviter que la graisse ne brûle : la
découper grossièrement, la mettre dans une casserole et recouvrir d’eau
jusqu’à hauteur. Placer sur feu doux en remuant de temps en temps
jusqu’à ce que l’eau s’évapore. Cesser alors de remuer et laisser cuire
tout doucement. On obtient un liquide d’or que l’on passe au chinois. La poularde est cuisinée entière ou en morceaux.
Lorsque la volaille doit cuire dans un bouillon, il faut la trousser
(ou la brider). C’est une opération assez longue et fastidieuse si on
veut la réaliser dans les règles de l’art, aussi nous bornerons-nous à
conseiller de ficeler au mieux le volatile prêt à être mis au pot, de
sorte que ses membres soient entravés et solidaires de son corps afin
que la cuisson se diffuse uniformément dans la masse. Pour découper
la volaille « à cru », il faut affûter un couteau à découper, prendre
la volaille, la poser sur le dos, inciser la peau autour de la cuisse
que l’on écarte vers l’extérieur pour la désarticuler, trancher les
ligaments et la séparer ainsi du corps du volatile. Sectionner ensuite
l’aile près du cou, toujours au niveau de l’attache articulaire, puis
introduire le couteau à plat pour détacher le blanc en suivant le long
des côtes. Déposer l’ensemble blanc-aile sur le plan de travail, chair
en dessous et faire 2 morceaux : blanc et aile. On choisit ou non de
séparer chaque pilon de sa cuisse. Reste la carcasse, que l’on peut
découper au sécateur et cuisiner, sachant que la meilleure chair est
celle qui touche l’os. Si la carcasse n’est pas utilisée, il faut la garder pour confectionner un excellent bouillon.
Pour une volaille cuite, l’exercice est identique. On le réalisera
certainement avec plus de facilité car la chair se détache aisément des
os. Il faut soulever les blancs qui adhèrent encore au bréchet,
partager en deux la carcasse et ne servir l’arrière avec le croupion
que lors de repas entre intimes. On devinera que l’ustensile
inséparable de la poule, est la cocotte, ronde ou ovale, en fonte. Elle
diffuse une chaleur douce et permet une cuisson lente qui exalte tout
le moelleux de la chair. |

La poularde en casserole dans le vin mousseux
Ingrédients : pour 6 à 8 personnes
- 1 belle poularde de 2 ou 3 kg
- 1 tranche de poitrine de porc fraîche hachée
- 100 g de maigre de veau (épaule) haché
- 300 g de champignons de Paris frais, de préférence de petite taille
- 1 pot de crème fraîche épaisse
- 2 œufs
- 2 gros oignons, 2 échalotes
- 1 gousse d’ail hachée
- 2 brins de persil plat ciselés
- madère, fine du Languedoc
- 1 bouteille de blanquette de Limoux (brut)
- beurre, farine, sel, poivre
Après avoir vidé la volaille, on va préparer la farce : on mêle aux viandes, une poignée de champignons de Paris hachés, 2 bonnes cuillerées à soupe de crème fraîche pour l’onctuosité, et les 2 jaunes d’œuf pour lier. Arroser d’un filet de madère, saler, poivrer. Garnir la poule de ce farci, coudre l’abdomen, la brider. La mettre à dorer dans une cocotte dans un fond de beurre. Veiller à ce qu’elle soit à peine blondie. La retirer de la cocotte et à sa place faire dorer oignons et échalotes émincés. L’opération terminée, remettre la volaille, saler, poivrer. Arroser d’alcool et flamber. Préchauffer le four à 210° (thermostat 7). Le temps est venu de verser doucement la blanquette et de faire cuire à découvert et à feu vif pendant 20 minutes. Puis on enfourne la cocotte fermée dans le four chaud et on terminera la cuisson à four doux, (thermostat 5). Compter 1 heure 30. Il faudra surveiller de temps en temps car il faut éviter que la volaille brunisse. Pendant ce temps, on fera sauter les champignons entiers dans une noix de beurre, on terminera par la gousse d’ail et le persil. 20 minutes avant la fin de la cuisson de la poule, verser ce sauté dans la cocotte. Enlever la poularde et la réserver au chaud. Dans la cocotte, lier la sauce en introduisant une noix de beurre que l’on malaxe avec une cuillerée à café de farine. Fouetter pour éviter la formation de grumeaux. Terminer en ajoutant 2 à 3 cuillerées à soupe de crème fraîche et réserver au chaud dans le four pendant qu’on va découper la volaille. N’attendez pas car c’est un plat qui refroidit rapidement et qui, tiède, perd de sa saveur. Servir sur des assiettes chaudes un morceau de poularde accompagné d’une tranche de farce et de quelques petits champignons. Napper de sauce blonde et onctueuse, au goût légèrement acidulé. Du riz blanc de Camargue (1 verre de riz pour 2 personnes) sera le compagnon favori de notre poule.
Servir une blanquette de Limoux brut. |

|
La Dépêche, 13 décembre 1997
Les chefs à toque élaborent des
recettes, Colette Olive accommode des produits de saison. Une
différence d’approche qui marque toute la nuance entre une cuisine qui
place le produit au cœur de la pratique culinaire, et l’esthétisme
moustachu des héros de la gastronomie nappée de sauce audiovisuelle ou
rehaussée au papier glacé. [...] La
cofondatrice des éditions Verdier a gardé intact son goût pour les
marchés et leurs produits de saison. Mais à force de vivre entre
Lagrasse et Paris, Colette Olive a décidé que si la grande cuisine,
gourmande en temps ou en ingrédients, est réservée aux jours de fête,
le quotidien n’en est pas pour autant condamné aux nouilles au beurre
et au steak haché frites. Ses trente-six recettes prennent en compte
cette diversité, en proposant des préparations élaborées ou rapides,
mais toujours centrées sur les produits frais. Colette
Olive a voulu offrir une mise en forme de ses carnets personnels. Au
monceau de livres de cuisine expédiés dans les bacs des soldeurs après
un passage express sur les rayons des librairies, elle oppose la
reliure spirale et le format de poche de trois petits ouvrages avant
tout pratiques. [...] Une démarche
pratique qui n’hésite pas à expliquer les termes compliqués et à
retracer l’historique des produits et de leurs préparations, parce que
la cuisine est, avant tout affaire de sensualité et de plaisir.
Le Devoir, 13 décembre 1997
par Renée Rowan
Tout sur la poularde et 36 façons
imaginatives de la préparer pour contrer l’ennui qui peut s’installer
en cuisine comme ailleurs.
Livres Hebdo, 29 août 1997
Une maquette élégante et très lisible met en valeur des recettes parfaitement claires.
Virgin Megapresse, décembre 1997-janvier 1998
Une épatante collection pour ceux
allergiques aux iconographies tape-à-l’œil et à la sophistication
inaccessible des grands chefs. Avec beaucoup de sens pratique et
d’originalité, Colette Olive emballe trente-six recettes dans de petits
volumes consacrés chacun à un produit.
|

|
 |