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  Le Roi des Zoulous

  Jean-Jacques Salgon

  128 pages
9,80 €
ISBN : 978-2-86432-527-7

Résumé

Le 12 août 1988, le peintre noir américain Jean-Michel Basquiat était trouvé mort, sans doute d’une overdose, dans son loft de Great Jones Street, la tête tournée vers le ventilateur. Il avait 27 ans. L’enfant de Brooklyn, le graffeur de SoHo qui signait sous le nom de SAMO, venait de traverser les années quatre-vingt et le monde de l’Art comme une météorite laissant dans son sillage plus de huit cents tableaux et deux mille dessins qui continuent d’illuminer le ciel de la peinture d’un éclat nonpareil.
C’est à sa manière digressive, vagabonde et fragmentaire que Jean-Jacques Salgon nous emmène à la rencontre de cet artiste, de son univers et de son œuvre. Attentif aux traces, aux moindres signes qui pourraient soudain entrer en résonance avec sa propre vie, il reste en ce sens fidèle à celui qui déclarait un jour à un journaliste : « Je ne pense pas à l’Art quand je travaille, j’essaie de penser à la vie. »



Extrait de texte

   Tout en redescendant par les escalators, à la fois immobile et mouvant comme le dieu Thor sur son char, je songeais à SAMO, peut-être parce que sur le parvis du musée il y avait des bateleurs, toutes sortes de saltimbanques dont certains tentaient de gagner quelques sous en faisant les caricatures des touristes, et c’était toujours dans l’environnement de l’Art, de ses temples et de leurs marchands, et je me souvenais des cartes postales et des T-shirts que Jean-Michel vendait pour survivre aux clients des bistrots de Greenwich Village ou aux élégants visiteurs des galeries les plus en vogue. Dans son célèbre copyright, se concentrait déjà l’histoire d’une société marchande et de ses institutions, et je songeais, tout en poursuivant ma majestueuse descente, car comme chacun peut en faire l’expérience, les escalators de Beaubourg, à l’instar de quelques rares autres lieux dans le monde, possèdent ce pouvoir surnaturel d’envelopper momentanément votre existence d’une épaisseur de fiction et de romanesque qui l’anoblit et lui confère un délicieux pouvoir de séduction, rendant réciproquement chaque personne croisée en sens inverse particulièrement attrayante, je songeais donc à cette nécessaire promotion que l’art peut induire dans une vie, et c’était sans doute parce qu’ils étaient parvenus à s’arracher aux murs de SoHo ou de l’East Village pour s’accrocher de toutes leurs forces, comme à des planches de salut, aux portes et aux panneaux d’aggloméré récupérés dans les bennes des chantiers de rénovation, que les graffs et les tags de SAMO avaient échappé à l’oubli et au grand naufrage du Temps, que leur métamorphose avait pu s’accomplir, et que Jean-Michel Basquiat avait pu naître et entreprendre son voyage.
   Et ce voyage, tout comme une odyssée, avait duré près de dix ans : huit ans de vie, de griserie, d’amours, d’angoisses, de périls et de lutte acharnée, au cours desquels il avait produit plus de huit cents tableaux et près de deux mille dessins. Les Dieux ne lui avaient ménagé ni leurs concours ni leurs fureurs, et chacun de ses tableaux était comme une île où se trouvaient rassemblés tous les espoirs et toutes les menaces. C’était cela que j’aimais, que j’y reconnaissais, comme à la fin d’Électre, lorsque tout est gâché et saccagé, et que par la voix du mendiant l’aurore s’annonce. À chaque fois que je voyais un tableau de Jean-Michel Basquiat, ses couleurs et ses traits, ses mots et ses choses dessinées ou photocopiées, ses crânes aux yeux exorbités, ses signes, ses schémas, ses couronnes royales et ses copyrights semblaient faire naître pour moi, comme dans le fracas et le grondement effrayant d’un orage, l’éclat brut et limpide d’un jour nouveau.



Revue de presse

Presse écrite

   La Quinzaine littéraire, n°979, du 1er au 15 novembre 2008
   par Hugo Pradelle

   Dans ce livre, Jean-Jacques Salgon explore « l’odyssée » de Jean-Michel Basquiat, retrace des épisodes de sa vie, les ordonne autour de tableaux qui le marquèrent au plus haut point. Il rassemble le parcours d’un grand peintre : les errances urbaines du grapheur Samo, ses amitiés (avec Warhol et Jarmusch), ses amours et ses racines, les obsessions qui animent son œuvre, la reconnaissance, sa mort par overdose en 1988. Dans le même temps, le lecteur comprend l’aventure esthétique que vit Salgon, fils et petit-fils d’instituteurs ardéchois, et s’attache aux recherches qu’il mène sur Basquiat dans le monde entier. On est bien loin du pèlerinage admiratif ou de l’analyse jargonneuse, on se tient plutôt dans la tension du rapport intime, profond, qui s’exerce entre l’œuvre du peintre et l’expérience de l’écrivain.
   Hors du champ de l’étude, selon un mode digressif et fragmentaire, Jean-Jacques Salgon fait se rapprocher deux univers. Il entrecroise deux destins, recherchant avec tendresse et admiration dans le travail du peintre les traces et les signes (comme les traits des tableaux et des dessins de Basquiat) qui entrent en écho avec sa propre vie. Passage d’un regard porté sur une œuvre colossale à la concordance de deux sensibilités. Salgon raconte sa vie quotidienne, ses amitiés, ses obsessions. Il aborde avec sensibilité les thèmes majeurs qui habitent les tableaux de Basquiat qui « semblaient faire naître en moi [en lui], comme le fracas et le grondement effrayant d’un orage, l’éclat brut et limpide d’un jour nouveau ». Ébloui, il confie son émoi profond devant cette peinture, le bouleversement de sa vie après l’avoir vue.



   Le Point, n°1868, jeudi 3 juillet 2008
   Zoulou à jamais
   Par Valérie Marin la Meslée

   Plus de huit cents tableaux, près de deux mille dessins : le peintre noir américain Jean-Michel Basquiat n’a que 27 ans lorsque, le 12 août 1988, il est retrouvé mort dans son loft de New York. L’addiction à l’héroïne met fin à une carrière fulgurante. Dans cette balade sur les traces d’un artiste qu’il aime autant qu’il admire, l’écrivain Jean-Jacques Salgon prend son temps, digresse par principe, musarde, d’une rétrospective à l’autre : Beaubourg, le musée Cantini de Marseille où « King of the Zulus », tableau de 1985, le reçoit dans son palais ». Et encore Brooklyn, où l’enfant prodige grandit et étudia – dans ce musée où sa mère l’avait inscrit – avant de signer ses premiers graffitis du nom de SAMO. Là se produit l’une des scènes les plus émouvantes de ce parcours : des écoliers du quartier, accompagnés par leur institutrice noire, recopient les tableaux de Basquiat. Cette vision, Salgon aurait voulu qu’un « ange s’en empare pour la porter jusqu’à la conscience meurtrie et tourmentée » du Rimbaud de la peinture. Chaque chapitre est un vrai voyage dans la vie de celui qui disait : « Je ne pense pas à l’art quand je travaille, j’essaie de penser à la vie. » Remontée vers les origines haïtiennes de l’artiste, dont Salgon écrit : « C’est avec les yeux des dieux de l’Afrique qu’il cherchait à voir le visage de l’Occident. » Arrêt sur les mots égrenés par le peintre derrière lequel il sait, tapi, un écrivain. Entré en « religion » Basquiat, l’enquêteur traque le moindre indice, met tous ses amis à contribution et se met en scène, mais d’une manière généreuse et profondément évocatrice. Des compagnes de Basquiat il préfère Suzanne, pour laquelle il aurait écrit une chanson… s’il s’était appelé Leonard Cohen.



   Artpress, juin 2008
   Écrire des vies d’artistes
   par Léa Bismuth

   […] Comment écrire la vie d’un artiste, comment écrire non pas sur cette vie, mais à partir d’elle ? Est‑il possible de dépasser le modèle biographique devant retracer la vie et éclairer l’œuvre ? Ne serait-ce pas justement l’écriture de la vie elle-même, de sa propre vie, que l’on trouverait dans un tel dépassement de la biographie ?
   […] Le Roi des Zoulous est une sorte de journal de bord où le « Je » du récit retrace le cheminement de ses recherches sur l’œuvre et la vie de Basquiat. L’auteur part de son expérience de l’œuvre au lieu de partir de la vie de l’artiste, comme dans les biographies traditionnelles. Pas de date de naissance, pas de liste d’événements, pas de chronologie, mais un mouvement allant de l’exploration personnelle à la fusion avec un artiste. Le « Je » du récit décrit le parcours géographique qui l’amène toujours au plus près de l’intimité de l’œuvre : Beaubourg, le musée Cantini, à Marseille, le Brooklyn Museum, à New York… Ces étapes géographiques sont à la fois des paliers à la construction d’une écriture du journal et des moments de la découverte presque quotidienne des traces qu’a pu laisser Basquiat.
   […] Ce qui initie ce livre, c’est la rencontre, l’étincelle produite entre celui qui écrit l’œuvre et l’artiste. L’idée de rencontre est prise au sens large, comme la mise en présence de deux sensibilités qui communiquent.
   […] « C’est par les trous du Temps que les êtres communiquent », écrit Salgon, qui se sent si proche d’un Basquiat qu’il n’a jamais connu. Dans cette perspective de fusion des sensibilités par-delà la matérialité de la rencontre, l’usage du nom propre est particulièrement intéressant. En effet, dans Le Roi des Zoulous, Salgon parle de « Jean-Michel ». En l’appelant ainsi, il en fait son ami, son frère, et lui donne l’épaisseur d’un personnage. L’usage du prénom est une mise à proximité, une intrusion sur le mode de l’intimité. Salgon a le sentiment que Jean-Michel s’adresse à lui et à lui seul. Lorsqu’il voit un tableau, quelque chose se passe, à l’exemple de ce qu’il ressent face à King of Zulus (1985), qui donne son titre au livre et qu’il voit au musée Cantini : « Ce roi des Zoulous […] semblait vouloir prononcer à mon intention quelque parole mémorable. » Qui ne s’est jamais senti, dans un musée ou dans une petite chapelle, être l’unique destinataire orgueilleux d’une toile ? À de nombreuses reprises, Salgon prend pour embrayeur littéraire ses souvenirs personnels ou bien un événement qu’il est en train de vivre, et cela dans le seul but d’amener une anecdote sur la vie de Basquiat, comme s’il avait l’intime conviction que leurs deux vies étaient mêlées secrètement. La vie du narrateur est comme modifiée par la présence fantomatique de Basquiat qui flotte partout dans les musées : il semble vivre des moments épiphaniques éclairés par ce voyage à travers la vie de Jean-Michel, voyage qui, à bien des égards, est initiatique et mystique : « Je voyais au fil des jours s’incurver vers l’univers de Basquiat ma propre trajectoire, beaucoup de choses qui m’étaient familières prenaient soudain une coloration nouvelle. » Salgon a raison de parler de « trajectoire » : on entre dans la vie d’un artiste pour la traverser et, par ce mouvement vectoriel, s’en trouver métamorphosé.
   […] Écrire l’autobiographie d’un autre, c’est être avec son objet aussi lucide qu’avec soi-même, jusque dans la mort. C’est donc témoigner de ce que l’autobiographie ne peut que taire : c’est faire entendre le dernier râle.



   Le Matricule des Anges, n°93, mai 2008
   Errance fraternelle
   par Richard Blin

   Jean-Jacques Salgon sur les traces de Jean-Michel Basquiat : quand loin de la jouissance fugitive, l’œuvre d’art reconduit à soi et à ce qui ressemble à de micro-sociétés secrètes et parallèles.

   Ni anatomie d’une âme, ni analyse esthétique, Le Roi des Zoulous relève des affinités électives et du mystérieux pouvoir de l’œuvre d’art. Car, a priori, rien ne destinait Jean-Jacques Salgon à se reconnaître dans l’œuvre du peintre noir Jean-Michel Basquiat, retrouvé mort dans son loft, à 27 ans, sans doute d’une overdose, au terme de huit ans de griserie, d’amours, d’angoisses, de périls et de lutte acharnée au cours desquels il avait produit huit cents tableaux et près de deux mille dessins. Mais ce serait oublier la force de l’émotion, l’élan qu’elle implique vers ce qui la suscite. Une émotion qui invite à entrer dans l’intimité des choses, à en partager l’intériorité, et à en accepter les conséquences. « Beaucoup de choses qui m’étaient familières prenaient soudain sous son influence une coloration nouvelle, je percevais des signes qui me seraient en d’autres temps demeurés cachés ».
   C’est la façon dont l’œuvre de Basquiat a pénétré sa vie – effets d’assonance, rémanence, accointances – que Jean-Jacques Salgon évoque ici, de manière digressive et fragmentaire, en une errance inspirée (qui de Paris à Brooklyn et de La Rochelle à Marseille, en passant par Beaubourg et Avignon, le site du plus grand accélérateur de particules du monde et le musée Maillol, sans parler du trésor de Rakham le Rouge, de l’Afrique, des grottes préhistoriques ou de l’album de Tintin titré Objectif Lune) s’attache à suivre signes et traces, pistes et présences, en s’enfonçant dans un passé qui pour n’être pas le sien « puisque je n’en connaissais les épisodes qu’à travers des lectures ou des images », finit par se fondre avec les propres souvenirs de l’auteur. Étrange et fascinante prise de conscience de tout ce qui, dans les tableaux de l’ex-grapheur de SoHo signant sous le nom de SAMO, entre en résonance avec sa propre vie.
   Des goûts d’abord, comme celui de la collection ou de la citation. Des images ensuite, un primitivisme impatient, des échappées obliques, des rencontres, la quête d’un corps habitable – qu’il s’agisse du sien ou de celui du monde –, la vie et l’œuvre de Basquiat ouvrent des brèches dans les murs du conformisme, par où revient une lumière perdue qui se fait voie royale vers des ferveurs, des fascinations et des peurs communes. Des confluences d’autant plus inattendues que l’abrupt de l’offre picturale de Basquiat, son énergie brute, son « anarchie tonitruante », son univers corrodé et paroxystique ne prêtent guère à l’échange. Et pourtant c’est cet art aux formes éclatées, aux couleurs bouillonnantes, tout en raccourcis et condensations, graffitis et écorchures, qui, par ses effets de vérité, est à la source d’émotions révélatrices. C’est la présence têtue de corps en souffrance, de signes, de traits, de mots qui redeviennent des signes qui se mettent « à rayonner, comme l’auraient fait des icônes ou des objets sacrés » – et qui, insérés dans un ensemble plastique, correspondent à « une sorte d’acte magique par lequel tout ce que l’écriture était à même de déployer se trouvait concentré et comme condensé sous une forme cryptée, qui fait sens pour l’auteur. Quelque chose de souverainement liant et de secrètement personnel. Des transports et des transferts de réalité, des coïncidences troublantes, des échos déportés, l’ombre transposée de royautés perdues.
   Des figures-programmes, un langage graphique et pictural capable d’engendrer un accord quasi rythmique, un mouvement de sincérité où s’engouffrent souvenirs et présents, rêves et réflexions, vie et art. « Je ne pense pas à l’Art quand je travaille, disait Basquiat, j’essaie de penser à la vie. »
   Voyage autour d’un trou – mais qu’est-ce « qu’une œuvre d’art sinon un peu de matière, un peu de lumière, un peu de sens ou de beauté, disposés autour d’un gigantesque trou ? » Trou du temps, par lequel les êtres communiquent, trou où le malin génie d’un enfant de Brooklyn qui traversa les années quatre-vingt et le monde de l’Art comme une météorite, disparu faute d’avoir su ou pu résister au fallacieux vertige de l’argent et de la blanche héroïne.



   Le Soir, mercredi 26 mars 2008
   Basquiat, roi des Zoulous
   par Dominique Legrand

   Penser à la vie. C’était la volonté de Jean-Michel Basquiat, peintre noir américain trouvé mort le 12 août 1988, sans doute d’une overdose, dans son loft de Great Jones Street. L’enfant de Brooklyn avait 27 ans. Il venait de former le projet de retourner en Côte d’Ivoire…

   Le graffeur de SoHo a traversé les années 80 comme une météorite. Digressif, vagabond, fragmentaire, Jean-Jacques Salgon se place dans son sillage, attentif aux traces, aux moindres signes. L’auteur n’est en rien historien de l’art. Et tant mieux. Car au fil des pages, comme un jeu de piste, ce fils et petit-fils d’instituteur ardéchois, lui-même plutôt de veine scientifique IUT La Rochelle, reste fidèle au pouvoir suggestif et sauvage des premières empreintes. De galeries en expositions, de rêves en aventures, il emporte le lecteur aux origines de la peinture. Basquiat lui a ouvert des portes. Il nous invite au partage, sans forfanterie ni charabia académique. La quête existentielle ménage les digressions, ces pas de côté anodins mais tellement plus intéressants que les voies royales. Le parcours de Jean­-Michel Basquiat croise ainsi un souvenir, au carrefour de la rue des Archives, à Paris. Des choses si peu banales s’effeuillent devant une stèle de granit noir portant la simple inscription « Black », au cimetière de Green-Wood… Au-delà du mythe, cette promenade dans les tableaux, les dessins, le foisonnement précoce des croquis, le racisme, l’éblouissement et la mort forment un puzzle à l’image de l’impossible synthèse qu’est l’œuvre de Basquiat. Au terme d’une lutte acharnée avec la vie et les angoisses, on émerge de ce petit livre grisé d’un profond sentiment de fraternité pour l’artiste du chaos.



   La Liberté, samedi 15 mars 2008
   L’homme aux 800 tableaux
   par Jacques Sterchi

   Mort à 27 ans le 12 août 1988, Jean-Michel Basquiat aura traversé les années huitante tel un météore. Il laisse huit cents tableaux et deux mille dessins. Certains l’encensent comme génie de la nouvelle peinture, d’autres grimacent devant ces gribouillis. Toujours est-il que son nom est resté dans l’histoire de l’art du XXe siècle. Pour comprendre cette trajectoire atypique, Jean-Jacques Salgon s’est lancé dans un étrange jeu biographique. Un zigzag digressif qui le mène de tableau en tableau. Avec pour seule obsession un concept qui rend justice à ce que cherchait apparemment Basquiat : la vie plutôt que l’art.
   Basquiat fut un môme de Brooklyn, un taggeur avant d’être repéré et reconnu, notamment par Warhol. On pourrait donc remonter sa biographie. Mais Salgon, lui, a décidé d’aller un peu plus loin. Un peu plus près. Exercice d’admiration sans aucun doute, mais tentative littéraire de partir de l’observation de la vie, du moindre détail d’une scène urbaine, d’un objet, d’une tache sur une toile, pour tenter d’y déceler un écho avec Basquiat. Quelque chose qui permette au biographe curieux de comprendre ce qui animait réellement le jeune peintre qui donnait parfois tant l’impression de dédaigner l’Art.

Radio et télévision

« Du jour au lendemain », par Alain Veinstein, France Culture, mercredi 4 juin 2008 à 23h30