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  Commentaires du Traité des Pères
Pirqé avot

 

  Traduit de l’hébreu et annoté par Éric Smilévitch
Première édition épuisée (parue dans la collection « Les Dix Paroles », 1990)

  304 pages
11,50 €
ISBN : 978-2-86432-557-4

Résumé

À ceux qui attendent une parole en existence, vérifiée par le nœud des actes et des pensées, par ce qui dure, insiste en chaque homme et fait l’épaisseur de son présent, se propose, modestement, ce livre, le Traité des Pères, écrit au IIe siècle par Rabbi Juda Hanassi. À ce court texte, se confrontèrent, génération après génération, les plus grands penseurs juifs, persuadés qu’en ce débat se décidait ce qu’il en était justement de leur grandeur.
Recueil des sentences des sages d’Israël qui succédèrent aux prophètes de l’époque biblique, les Pirqé Avot ou Traité des Pères, furent en effet l’objet, au cours des siècles, du plus intense travail de commentaire que connut la tradition juive. Le premier d’entre eux, par son importance, est le commentaire de Rambam (Moïse Maïmonide) que l’on trouvera traduit intégralement dans ce livre. Nous lui avons joint les extraits les plus significatifs des principaux autres commentateurs : Rachi, Rabbénou Yona, le Maharal de Prague et Rabbi Hayim de Volozhyn. Ainsi, lorsqu’en présence du déploiement séculaire d’une parole qui a la vie dure, on scrutera le défilement de ces écrits et on étudiera ces textes, on saura alors comment se décident et se reproduisent les orientations cruciales de ce que l’on nomme éthique et sagesse. À chaque époque, l’éternel recommencement de l’homme, tel est l’envoi que nous adressons à notre tour au lecteur d’aujourd’hui, accompagné, à terme, d’une question pour lui, sur ce qu’il entend mettre dans cet aujourd’hui.



Extrait de presse

     Revue de théologie et de philosophie, n° 123, 1991,
     par Jean Borel,

     Cet ouvrage présente la traduction intégrale du traité Pirké Avot (d’après l’édition de Vilna, 1883) et le fameux commentaire qu’en a fait Maïmonide au XIIe siècle (d’après l’édition de J. Kappah, Michna im Perouch Harambam, Jérusalem, 1963, vol. 2, p. 247-304). L’importance de ce traité se mesure tout d’abord à l’intérêt que lui ont voué, au cours de l’histoire, depuis sa rédaction, au IIe siècle, par Rabbi Juda Hanassi (le Prince), les plus célèbres rabbins juifs, qu’ils fussent philosophes, talmudistes ou kabbalistes et, par conséquent, à la hauteur du point de vue des commentaires eux-mêmes. La situation de ces « paroles des Pères », dans la Michna, en éclaire déjà, pour Maïmonide, l’enjeu principal et radical : si elles prennent place, en effet, à la fin du Seder Nezitin (l’ordre des « dommages » ou « préjudices ») qui examine les règles gérant les biens et les personnes, le fonctionnement des tribunaux et le rôle des juges, c’est bien que leur méditation devrait élever au plus haut niveau la compétence des juges et la validité de leurs jugements, par la mise en œuvre d’une intégrité absolue qui la rapproche de la prophétie elle-même. « L’intégrité conduit à l’Esprit-Saint », dit-il. Il faut féliciter Eric Simlévitch d’avoir eu l’idée d’ajouter, à la suite du commentaire que le Rambam donne de chaque Parole, la traduction inédite des extraits les plus significatifs des principaux autres commentateurs du traité, comme Rachi, Rabbénou Yona, le Maharal de Prague, Rabbi Hayim de Volozyne, ce qui fait de ce volume un remarquable témoignage de la sagesse et de l’éthique juive de tous les temps.