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  Le Zohar - Genèse Tome III

 

  Traduction, annotation et avant-propos par Charles Mopsik
Vayéchev, Miqets

  416 pages
24 €
ISBN : 2-86432-130-0

  Voir aussi : Le Zohar - Cantique des cantiques - Le Zohar - Genèse Tome I - Le Zohar - Genèse Tome II - Le Zohar - Genèse Tome IV - Le Zohar - Lamentations - Le Zohar - Livre de Ruth

Résumé

Exposé sur Le Zohar par Charles Mopsik :

 Document sonore de 35 mn
(Vous devez posséder Real player pour lire cet extrait. Téléchargez-le sur http://france.real.com/freeplayer_r1p.html)

Le Zohar est constitué de deux grandes parties : L’une commente le Pentateuque, l’autre le Livre de Ruth, les Lamentations et le Cantique des cantiques.

     Livre de Ruth
     Ce volume commente le livre biblique de Ruth. Il est l’un des joyaux de la littérature cabalistique où les principales notions et les motifs les plus importants du Zohar se trouvent rassemblés.
    Sans être réduite à une abstraction, la figure de Ruth se trouve élevée au niveau d’un signifiant essentiel : elle représente aussi bien l’âme humaine dans son périple terrestre et eschatologique que la dimension féminine du divin.

     Cantique des cantiques
     Si le Cantique des cantiques est considéré par la tradition juive comme le saint des saints parmi les ouvrages du canon sacré, Le Zohar sur le Cantique des cantiques est l’une des plus belles sections de l’ensemble du Zohar – peut-être la plus belle.
     L’ouvrage développe le thème de l’amour et de la rencontre selon diverses variations qui vont de l’humain au divin.
     Des éclairages profonds et originaux sur les lettres hébraïques et le mystère de la création forment une part substantielle de son contenu.
     Il se présente comme un dialogue entre rabbi Siméon ben Yohaï et le prophète Élie. Les enseignements de la tradition cabalistique qu’il révèle et met en forme n’ont souvent pas d’équivalent dans les autres strates du Zohar, ce qui lui confère une importance historique et doctrinale indispensable à la compréhension de l’ensemble du corpus ésotérique juif.

     Lamentations
     Le Zohar sur les Lamentations est non seulement la plus singulière d’entre toutes les sections du corpus zoharique, mais il n’est pas exagéré de dire qu’il en est la clé.
     Il suppose en effet la totalité du Zohar et l’ensemble du système de pensée cabalistique comme arrière-plan et comme socle, et en même temps il se passe totalement de toute lecture préalable, de toute explicitation.
     Il est abordable tel quel, comme objet littéraire indépendant et de portée universelle, bien qu’il ne parle que d’événements particuliers, d’un peuple particulier, d’un Dieu particulier, d’une histoire singulière.
     Mais le langage qu’il emploie pour en parler est le plus universel de tous les langages, c’est celui de la poésie, de l’imagination, de la création artistique.
     Et comme la poésie est aussi la pensée, le Zohar sur les Lamentations est sans doute, de tous les volumes du Zohar, celui qui donne le plus à penser, parce qu’il explique le moins, parce qu’il dit le plus.



Extraits de presse

     Revue de théologie et de philosophie, n° 126, 1994,
     par Jean Borel,

     La publication de ce troisième volume du Zohar, dont le contenu correspond au commentaire suivi de l’histoire de Joseph (Gen. 37,1) jusqu’à 1’épisode de la coupe dans le sac de Benjamin (Gen. 44,17), est l’occasion d’une importante mise au point méthodologique. Les complexités herméneutiques du Zohar nécessitaient, en effet, une annotation plus systématique et abondante, à laquelle Charles Mopsik a mis tous ses soins, avec la maîtrise habituelle qu’on lui connaît dans bien d’autres travaux de première main. Il s’est particulièrement penché sur le déchiffrement de la littérature considérable et des multiples sources que l’auteur du Zohar a connues, et dont il s’est nourri de façon si profonde qu’il a su les faire véritablement siennes, au point qu’elles en deviennent difficilement identifiables. De même, les sources bibliques, apocalyptiques et rabbiniques, les déplacements et la signification du remaniement qu’il leur a fait souvent subir sont chaque fois cités et explicités. Les parallèles significatifs avec des écrits ou des conceptions de la culture environnante chrétienne, dans les domaines philosophiques, théologiques et scientifiques, sont signalés, ainsi que tous les développements parallèles que l’on trouve chez des Cabalistes castillans contemporains, comme Moïse de Léon et Joseph Gikatila. Bref, ce commentaire du commentaire ne pouvait pas être écrit par une main plus avertie que celle de Charles Mopsik, qui nous livre, avec autant de générosité que de finesse, des clés précieuses pour ouvrir l’un des plus vénérables chefs-d’œuvre de l’humanité après la Bible, lequel s’est toujours considéré comme un écho de ses révélations. C’est par une présentation de cette profondeur que l’excellent traducteur, rompu qu’il est aux exigences scientifiques actuelles, rend possible et construit peu à peu les voies d’un échange et d’un dialogue de très haut niveau entre les plus audacieuses herméneutiques des trois religions du livre.